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Elections 2010: "Chaque candidat doit respecter le résultat des urnes pour sauver la paix", prévient





A quelques jours des élections présidentielles, la présidente du Conseil national de transition, Hadja Rabiatou Sérah Diallo interpelle les candidats pour sauver la paix sociale dans le pays.Au terme de sa tournée européenne, la présidente du CNT pense aux défis qui attendent les Guinéens au lendemain des élections présidentielles.Quelques heures avant son départ pour Conakry, Hadja Rabiatou Sérah Diallo s'est confiée au micro d'Africaguinee.com.Exclusif!

Africaguinee.com: Mme la présidente, vous venez de boucler une tournée de plusieurs jours en Europe. Quel bilan faites vous de cette tournée ?

Hadja Rabiatou Sérah Diallo :
C’est un bilan très positif. J’ai commencé par Rome avec une forte délégation du CNT pour parapher l’accord politique global avec l’Appel de Rome. L’objectif étant de réunir les acteurs politiques, les victimes, etc.. pour qu’on travaille ensemble. Mais cet accord politique était très important. Ensuite, en tant que représentante des autorités de la transition, j’ai rencontré plusieurs délégations à Rome notamment le vice-président du sénat italien pour créer une bonne coopération entre la future assemblée guinéenne et le sénat italien. Nous avons rencontré aussi le ministre des affaires étrangères italien, M. Franco Frattini et nous lui avons exposé nos problèmes afin que son pays nous accompagnent dans la transition .Après les élections, les autorités italiennes nous ont promis de contribuer à la formation des agents de la justice, de la police, de l’administration. Par ailleurs, nous avons rencontré aussi Mgr Robert Sarah du Vatican qui était l’archevêque de Conakry .

Vous avez participé aussi aux travaux de la 99e session de la CIT. Avez vous obtenu des résultats concrets pour les travailleurs guinéens ?

Bien sûr. Nous avons rencontré le Directeur régional Afrique du BIT, M.Charles Dan pour que l’OIT nous accompagne après la transition. Car nous avons besoin aujourd’hui que l’accord politique global soit vulgarisé. Donc c’est un acquis positif que nous avons obtenu au BIT qui nous a toujours soutenu durant la transition. Quand à la gestion des crises, un atelier sera organisé bientôt par le CNT sur la prévention et la gestion des crises en Guinée. Sans oublier le volet réconciliation et l’emploi des jeunes qui est une condition indispensable pour garantir la paix dans notre pays.

A quelques jours des élections, quelle est la portée de l’accord politique global signé à Rome pour la classe politique guinéenne ?

Je précise que cet accord politique global n’a pas encore été signé, mais il a été paraphé par les représentants des forces politiques guinéennes politiques. C’est un accord politique global qui avait été initié par les Forces vives uniquement ; mais le CNT a interpellé tous les acteurs politiques de notre pays, pour qu’ils participent et acceptent le contenu de ce document. Les représentants des forces politiques présentes à Rome, vont donc restituer le contenu de ce document à leurs bases en Guinée. L’objectif de cet accord, c’est de renforcer l’unité nationale du pays pendant et après les élections. D’où l’importance de cet accord qui a été paraphé à Rome et qui attend d’être signé par tous les acteurs politiques avec le président de la transition ainsi que le médiateur, S.E.M Blaise Compaoré.

Dans le cadre de la réconciliation nationale, le Capitaine Moussa Dadis Camara a réaffirmé depuis Ouagadougou sa neutralité durant les élections présidentielles. Votre réaction sur cette du Capitaine Dadis ?

Je pense qu’il faut se féliciter de cette déclaration que j’encourage. Aujourd’hui, depuis notre indépendance, nous avons une constitution, un code électoral qui ont été révisés par des personnes neutres qui ne sont ni candidats et n’ont aucun candidat. Si le Capitaine Dadis adopte la même position que les autorités de la transition, du Général Sékouba Konaté, du gouvernement, des militaires etc.., il faut se féliciter de cette initiative du Capitaine Dadis. Cela doit servir d’exemple à tous ceux qui ont écouté le message du Capitaine Dadis, car c’est le bon chemin qu’on doit adopter pour sortir notre pays de cette crise.

Récemment, la justice guinéenne a blanchi plusieurs anciens membres du gouvernement dont l’ex premier ministre Ahmed Tidiane Souaré, dans le cadre de la gestion des fonds miniers. Votre réaction ?

La justice guinéenne est sous les feux des projecteurs. Tout le monde attend quelque chose de la justice guinéenne. Donc, les professionnels de la justice doivent se remettre en cause et faire leur travail. S’il y a un non lieu, il faut qu’on s’en tienne à cette décision. Il faut qu’on répare les torts causés aux uns et aux autres. Nos magistrats veulent aujourd’hui que les populations fassent confiance à la justice guinéenne. Je pense que c’est très encourageant dans le cadre d’une justice pour tous.

A quelques jours du scrutin présidentiel, plusieurs observateurs prédisent un second tour .En cas de contestation des résultats par un ou des candidats, quel sera le rôle du CNT ?

Il y a la Cour suprême qui est déjà mise en place et les textes sont formels. Chaque institution a un rôle précis et c’est la Cour suprême qui va s’occuper des éventuelles contestations, mais pas le CNT .Mais cela n’empêche pas une synergie entre les institutions pour conduire paisiblement ces élections.

Parmi les candidats, certains ont promis de soumettre la nouvelle constitution à un referendum, s’ils sont élus. En tant que présidente du CNT, comment réagissez vous à cette position de certains candidats ?

Il y en a qui veulent encore prouver au peuple, qu’une constitution sera taillée pour un homme ou un groupe d’individus. Mais ça ne marchera pas parce que des dispositions ont été prises dans la constitution. Tout est prévu dans cette constitution. Mais cette volonté manifeste n’engage que ces candidats. Aujourd’hui nous cherchons à vulgariser le contenu de la constitution. Après, ceux qui viendront au pouvoir et qui pensent qu’ils peuvent modifier la constitution à leur guise, le peuple de Guinée leur dira qu’on ne touche pas à cette constitution sans tenir compte des aspirations de nos populations.

Plusieurs observateurs affirment que l’aboutissement de cette transition est le résultat des efforts du Mouvement social compte tenu de l’engagement de ce mouvement depuis 2006.Partagez vous cet avis ?

Il faut reconnaître le mérite du bien fait. Depuis 2003, nous sommes sur le terrain. Nous avons été battus, humiliés, emprisonnés parce qu’on voyait ce qui nous attend .Le Mouvement social n’a pas une ambition autre que celle de soutenir les travailleurs pour sortir de la misère. Notre ennemi, c’est la pauvreté que nous avons combattue et que nous continuerons à combattre.

Récemment, il y a eu des altercations entre votre institution et certains membres du gouvernement. .Est-ce qu’on peut dire aujourd’hui que le chemin vers la démocratie n’a plus d’embûches en Guinée ?
Il y a eu des malentendus. Mais quand on s’est mis autour de la table, on s’est expliqué. Le CNT a une lettre de mission qui prévoit le suivi des actions gouvernementales et celles de la CENI. Donc on ne pouvait pas présenter cette constitution au gouvernement sans rendre compte d’abord à celui qui nous a mandaté (Ndlr, le président intérimaire, Général Sékouba Konaté).Et nous avons suivi la procédure normale. C’est pourquoi j’insiste sur la nécessité de dialogue pour éviter de faire du tort aux uns et aux autres. Aujourd’hui il y a un cadre de dialogue pour que toutes les institutions soient au même niveau d’information. Il faut donc une concertation entre nos institutions pour que la démocratie qui est entrain de naître dans notre pays, soit transparente. Il faut donc une volonté affichée de rendre service à la Guinée et non pas à un individu.

Vous confirmez que toutes les parties prenantes de cette transition sont sur la même longueur d’ondes ?

Oui, pour le moment c’est le cas. Pour le CNT, le processus est engagé et n’oublions pas que la Guinée est un pays de rumeurs. Je pense qu’il faut se consacrer uniquement au travail sans nous préoccuper des rumeurs qui courent. Aujourd’hui, les élections constituent un passage obligé pour notre pays. Il nous faut un président et une assemblée démocratiquement élus. Il faut donc que le Guinéen se remette en cause pour garantir le progrès de notre pays. Chacun a son mot à dire et il faut penser aussi à la jeunesse qui a toujours été manipulée.

Pour terminer Mme la présidente, avez-vous un message pour les 24 candidats qui convoitent le fauteuil présidentiel ?

Le seul message, c’est que d’abord, j’aurais souhaité que le nombre de candidats soit inférieur à 24 .J’aurai souhaité que les 24 candidats se rencontrent pour désigner celui qui peut diriger le pays, sans faire souffrir nos populations. Mais puisque chaque candidat ne veut renoncer à ce fauteuil, alors qu’ils acceptent le résultat des urnes. Chaque candidat doit penser à la paix et voir la Guinée en face et oublier leurs intérêts personnels. Car notre peuple a trop souffert. Je souhaite vivement que chaque candidat se rappelle que les autres concurrents sont des Guinéens et je prie Dieu pour que le futur président soit à la hauteur des attentes du peuple.

Interview réalisée par Abdoul Ghoudoussi Baldé
Chef du bureau Africaguinee à Genève
En collaboration avec M.K.Souaré




  Rubrique: Interview  date: 18-Jun-2010 à 13:18:46  Partager:   :

 

 
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