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Présidentielles 2010:" Je n'ai pas de mauvaise conscience pour la forêt...",estime Lansana Kouyaté

Actuellement en tournée à l'intérieur du pays, Lansana Kouyaté estime que la Guinée forestière est une région stratégique pour gagner la présidentielle du 27 juin. Il s'est confié au micro de nos confrères du Démocrate...
Le Démocrate: Vous êtes en Guinée forestière dans le cadre de la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 27 juin prochain. Après avoir visité de nombreuses circonscriptions électorales. Pouvez-vous nous dresser un bilan à de cette sortie ?
Lansana Kouyaté : Je voudrais commencer par dire que ma visite n’est pas terminée. Il me reste Macenta et Guéckédou. En effet, je voudrais affirmer qu’à mi-parcours je suis rempli d’espoir. Vous étiez avec moi, vous avez vu la mobilisation spontanée des militants et sympathisants et même de ceux qui ne sont pas dans ces 2 catégories là . Je ne suis pas naïf, peut être, je pense que ça ne joue pas sur cette ferveur. Ça se passe le jour du vote en mettant le bulletin dans une urne. Au cours de cette tournée, il y a eu des moments forts qui font que je suis heureux d’être au contact des populations de la région. Sinko (Beyla), Beyla ont été des moments très forts, Lola n’en, parlons pas, Diécké, Yomou aussi et N’Zérékoré par 2 fois. Arrivé alors qu’ils n’étaient même pas prévenus, je veux continuer sur Diécké, j’ai été arrêté par une foule immense et qui m’a accueilli au point que je n’ai pas pu continuer. Il a fallu donc reprogrammer le voyage le lendemain. Et faire ainsi Diécké, Lola et N’Zérékoré. C’est fatigant mais je ne pouvais pas ne pas supporter cette fatigue. Hier (samedi 12 juin10, NDLR) je ne pouvais pas ne pas faire mon meeting à N’Zérékoré. Ça été pathétique. Je suis en harmonie avec les populations. Je crois que notre volonté palpite de la même manière, de la même rapidité, de la même envie pour le pays. Ça été, au total, une visite réussie. J’ai aussi relevé les difficultés des populations, leurs préoccupations. Celles qui ont pu être satisfaites sur place l’ont été sur le champ et les autres le seront plus tard car ce sont des rôles qui appartiennent à l’Etat. Ce qui appartient à l’Etat, je le laisse à l’Etat. Donc à ce lui qui viendra demain, et bien si c’est moi tant mieux, pour pouvoir faire face à ces préoccupations. Mais j’ai trouvé là une jeunesse désœuvrée, des femmes inquiètes pour leurs paniers de la ménagère au marché, des églises, des mosquées ont des difficultés à se construire ou à se maintenir. D’où il manque des maisons de jeunes ou bien ceux qui existent ne sont pas équipées. On n’a pris des engagements et on a par fois aidé directement ces centres là . C’est-à -dire qu’il faut être pragmatique. Le développement ce n’est pas l’abstraction, c’est l’acte que tous les jours l’on pose pour résoudre les problèmes. Quand vous avez des problèmes, au lieu de faire des tournures, il faut aller directement à la solution. Il y a, comme une sorte d’osmoses, entre ces sociétés, ces populations et moi. Et jusqu’i ci aussi, je termine par cela, malgré toute cette grand-messe, il y a eu quelques baisers, mais on n’a pas eu de d’extrêmes gravités, ce qui est une bénédiction de DIEU sur notre combat.
Selon les statistiques de la Commission électorale nationales indépendante (CENI), N’Zérékoré constitue un enjeu pour l’élection du futur président de la République de Guinée. N’est-ce pas la raison de votre tournée à N’Zérékoré ?
Les statistiques là sont d’autant vraies que tous les leaders sont dans la région. Et c’est ce que j’ai dit hier. On a même le sentiment que c’est un gâteau à partager. C’est ne pas un gâteau à partager.
Ceux qui ont la mauvaise conscience vis-à -vis de la région ont la mauvaise conscience. Moi, je n’ai pas de mauvaise conscience pour la Forêt. Mais les statistiques partent d’elles même. C’est une région importante, c’est une région qui a été ébranlée par les derniers événements en Guinée, il faut exorciser tout cela et prendre la région en fonction de son importance. Et c’est aussi la raison pour laquelle je suis là . Déjà , je voudrais rappeler que j’avais promis de faire mon premier congrès à N’Zérékoré. Ça, c’était avant les événements malheureux qui se sont passés l’année dernière dans notre pays. Donc, je suis encore dans ma logique. On n’a pas encore fait notre congrès, par contre, face à la pression électorale, nous avons fait la convention du parti à Conakry. Mais mon premier congrès se tiendra à N’Zérékoré.
A deux semaines du scrutin présidentiel, comment comptez-vous, au niveau national, rallier le maximum d’électeurs du pays pour vous faire donc élire ?
(Rire). C’est ce que je suis en train de faire actuellement. Passer et porter mon projet de société. Les gens me connaissent déjà par rapport à d’autres candidats. Et ça c’est grâce au peuple de Guinée qui s’est battu même à mort pour obtenir un gouvernement de consensus au temps du feu Général Lansana CONTE qui m’avait nommé Premier ministre dudit Gouvernement. Mes acquis demeurent encore sur place, mais il ne faut pas se limiter à eux, c’est pourquoi il faut plutôt les booster et aussi les populations pour qu’elles croient beaucoup plus en un lendemain meilleur que ce qu’elles ont déjà vue. Il n’y a pas 10 000 méthodes faire, il s’agit de venir sur le terrain afin de faire voter les gens. Et j’espère que le taux de participants sera grand. C’est important pour le futur vainqueur. Que celui qui sera élu sent qu’il a été élu par la majorité de ceux que je considère comme les représentants du peuple en âge de voter. C’est qui fait qu’il n’y a d’autres méthodes magiques, il faut simplement se battre jusqu’à l’extrême limite pour faire le message de vérité.
Propos recueillis par Emmanuel TOUMANY
Correspondant à N’Zérékoré
Source :Le Démocrate
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  Rubrique: Interview  date: 16-Jun-2010 à 13:50:23  Partager:   :  |
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