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Présidentielles 2010:"Le président doit être élu par les Guinéens et non par une puissance étrangère





Ancien porte-parole du Forum des forces vives, François Loncény Fall souhaite une neutralité de la communauté internationale lors des élections du 27 juin prochain.A la tête du Front uni pour le développement et le changement(FUDEC), l'ancien locataire de la primature guinéenne se dit prêt à servir la nation guinéenne s'il est élu à la magistrature suprême.Il s'est confié à nos confères de l'Hebdomadaire Le Démocrate...

Le Démocrate : Quelles sont les raisons qui ont motivé votre candidature ?

François Fall :
Ma conviction intime est celle qui a toujours commandé tout mon parcours professionnel et politique à savoir le refus de la compromission, de l’ethnocentrisme. Mon engagement à servir loyalement mon pays, la Guinée. Et mettre toute mon énergie et mon savoir faire au service exclusif de la Guinée. Quitte à renoncer très souvent à tous les avantages matériels. Convaincu que seul le bonheur du peuple détermine notre bonheur propre. Mon ambition c’est de transformer la Guinée, la moderniser, la sortir de la misère, en faire un Etat de droit. Et rendre ce pays agréable. Ce sont les raisons profondes qui m’ont emmené à faire ce choix. Je pense que la Guinée a besoin de refondation, pour qu’il devienne un nouvel Etat démocratique et prospère.

En cas d’élection, quelles seront vos priorités Monsieur le président ?

Et comme je l’ai dit tout à l’heure, mes priorités c’est d’abord si je suis élu président, et j’espère que le peuple m’accordera le suffrage nécessaire pour cela, c’est de faire en sorte que nous puissions créer un Etat moderne en Guinée et cela reposera sur trois axes principaux : notre politique reposera essentiellement sur la réforme des institutions, ensuite transformer la base juridique de ce pays, afin de créer l’environnement juridique nécessaire, pour favoriser le développement surtout du secteur privé. Et ensuite nous attaquer sans tarder à la question économique parce que c’est le nerf de la guerre. Il nous faudra relancer l’économie surtout en redynamisant le secteur porteur de croissance, et enfin le volet social à savoir l’éducation et la santé.

Comment avez-vous trouvé la décision de la Cour suprême concernant la validation de 24 candidatures sur les 36 postulants ?

Je dirai que je ne suis pas dans le secret des critères qui ont guidé la Cour suprême. J’ai beaucoup de respect pour cette institution, surtout pour l’homme qui est à sa tête, que j’ai bien connu, qui est un homme intègre qui est respecté par tous les Guinéens, Mamadou Sylla que les Guinéens connaissent que les Guinéens apprécient. Donc je suis convaincu qu’il est parti sur des critères objectifs pour sélectionner les 24. Naturellement, les gens trouveront que ce nombre est élevé, mais il ne faut jamais oublier que la Guinée est sur sa première expérience démocratique. Il ne faut pas penser que y a un trop-plein. Il faut laisser tous les Guinéens aller aux élections. Et le peuple choisira. Les partis iront pour la première fois, si les élections sont transparentes et crédibles, pour connaître leur poids politique réel sur l’échiquier politique.

D’où proviennent les fonds que votre parti utilise dans cette compagne ?

Ces fonds proviennent des fonds propres de moi-même d’abord. Parce que vous savez que je reviens des Nations Unies où j’ai passé cinq (5) ans, où je m’étais préparé pour cette échéance électorale. Et aussi, il faut dire que des camarades du parti ont aussi contribué. Et aussi d’autres amis qui nous ont assistés ici en Guinée. Donc nous avons pu réunir les fonds nécessaires. Nous ne sommes pas un parti riche, tout le monde le sait. Mais le peu que nous avons, plus le message que nous avons pour le peuple de Guinée, je pense que le message pèsera plus que l’argent.

De plus en plus de rumeurs courent sur un marchandage politique qui serait en court entre une puissance étrangère et la junte, en vue de faciliter la victoire d’un des candidats engagés dans ce scrutin. Accordez-vous du crédit à ces allégations ?

Vous savez tout le monde en parle. Tout le monde en parle, et je ne peux pas dire que j’accorderai du crédit à ces rumeurs, peut être que ces rumeurs sont faites à bon escient aussi comme en politique. Et je pense que certains vont faire de la manipulation, pour essayer de faire circuler les rumeurs en faveur de tel ou tel candidat. Mais pour nous, ce qui est important, c’est de savoir qu’aucun pays au monde n’a intérêt aujourd’hui que la Guinée ne suive pas le chemin de la démocratie. Nous avons été une préoccupation pour nous même, et pour la communauté internationale. Je pense qu’il faut laisser le peuple de Guinée choisir librement son président. Et ce président doit être élu par les Guinéens et non par des puissances étrangères. Je ne crois pas qu’une puissance étrangère ait la force de nous imposer un président. Et je crois que le président de la Transition et les membres de la Cour suprême, et aussi et surtout les Guinéens feront tout pour que ce président soit élu démocratiquement.

La Guinée a connu des événements malheureux le 28 septembre, qui se sont soldés par la mort de 156 personnes, selon l’ONU. Allez-vous lutter pour que les coupables soient punis, en cas d’élection ?

Vous savez l’histoire de la Guinée est jonchée souvent de tragédies qui ont laissé souvent des traces profondes et dont les événements du 28 Septembre. La Guinée a besoin présentement de réconciliation nationale. Nous sommes en faveur d’une réconciliation nationale, surtout entre Guinéens. Dans notre volet politique, nous avons dit que nous voulons le processus « vérité, justice, et réconciliation ». Et dans ce cadre là, je pense qu’on ne peut pas passer les événements du 28 septembre par perte et profit. Il y a eu des événements tragiques, je crois que la paix est toujours accompagnée de la justice. Il n’y a pas de paix sans justice. Je souhaite que cela soit retenu, et qu’on mette fin à l’impunité en Guinée.

Votre mot de la fin ?

Mon denier mot c’est que, le peuple de Guinée est aujourd’hui face à son destin. Un destin qu’il doit pouvoir maîtriser. Nous sommes à la croisée des chemins où il n’y a que deux (2) carrefours. Un carrefour qui nous conduit vers ce que nous avons toujours connu. Ce que les uns et les autres ont appelé la descente aux enfers. Et que nous avons expérimenté au cours des dernières décennies, et le résultat a été une grande souffrance pour le peuple de Guinée. Nous avons aussi l’autre tournant, et ce tournant va nous mener vers la démocratie, vers un Etat stable, vers un Etat économiquement fort, c’est sur cette voie que j’invite les Guinéens, pour qu’ils suivent cette voie. C’est la seule qui vaille pour que nous puissions faire la refondation de notre pays. Pour donner vie à la population, créer des emplois pour les jeunes, leur donner surtout de l’espoir, soulager les femmes de Guinée, faire en sorte que la Guinée revienne dans le camp des nations démocratiques, qui est le creuset pour le développement et la stabilité et la paix. Donc les Guinéens doivent pouvoir choisir cette fois-ci un homme ou une femme, non pas sur des bases ethnocentristes, clientélistes, ou populistes, mais choisir un homme de compétence ou une femme de compétence, d’expérience, et un homme de principe qui pourra faire en sorte qu’il mette cette expérience au service de la Guinée. Parce que les défis auxquels nous faisons face sont nombreux et très complexes. Je souhaite donc que la Guinée retrouve la bonne voie pour aller à cette élection que je souhaite apaisée, crédible et transparente.

Propos recueillis par Saidou Hady et Mohamed Fofana
Source :Le Démocrate



  Rubrique: Interview  date: 02-Jun-2010 à 19:56:38  Partager:   :

 

 
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