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Detail de la News

Profils des candidats: Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré





Pour le rendez-vous du 27 juin 2010, les Guinéens auront le choix parmi 24 candidats. Dans ce lot figurent, deux « Ex » chefs de gouvernement sous le régime Conté :Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré. Tous les deux ont profité de leur séjour à la primature pour endosser le costume d’homme d’Etat, capable de vaincre les démons qui hantent les Guinéens. S’ils font partis des favoris, les Guinéens réfléchiront quand même sur le profil de ces deux « Ex » de la primature. Et il y a de quoi !Au risque de fâcher les serviteurs zélés de nos deux « Ex », examinons de plus près leurs profils…

Cellou Dalein Diallo : Un « caméléon « dans l’arène…

S’il y a un record qui étonne les Guinéens chez Cellou Dalein Diallo, c’est sans doute sa longévité politique aux côtés du vieux Général Conté. Avec 10 ans passés dans le gouvernement (1996-2006) dont deux à la primature (2004 -2006), Cellou Dalein Diallo manie avec élégance l’art de la prudence et l’opportunisme. Devenu président de l’Union des forces démocratiques de Guinée, Cellou va affronter le 27 juin,le verdict des urnes. Comme un caméléon, Cellou s’adapte tant bien que mal au paysage politique guinéen avec des atouts qui vont faire mal à ses adversaires. Mais notre « Ex »possède aussi son tendon d’Achille. Voyons son profil…




Ses atouts

Si son passage au gouvernement a renforcé sa stature d’homme d’Etat, Cellou Dalein Diallo fait partie des favoris de la présidentielle du 27 juin. Pour ce scrutin, le leader l’UFDG possède plusieurs flèches à son arc…

Primo, Cellou Dalein Diallo possède un électorat quasi-stable notamment en Moyenne Guinée qui est l’un de ses fiefs. Sans oublier bien sûr les banlieues populaires de Conakry, largement acquises à l’UFDG. S’il y a un second tour à la présidentielle, Cellou Dalein Diallo pourra compter sur les anciens barons du régime Conté pour grignoter l’électorat de l’ancien parti présidentiel (PUP), orphelin de Conté. La variété de son électorat est donc un atout qui peut faire basculer la balance, car le second tour sera le rendez-vous des alliances. Et Cellou le sait, comme il l’avoue lui-même : S’il y a des partis qui partagent les mêmes valeurs que moi , qui sont disposés à s’associer à moi pour aller aux élections naturellement, je ne refuserais pas, je suis demandeur sur une base claire et précise."Mais le dernier mot appartient aux Guinéens…

Secundo, Cellou Dalein Diallo est l’héritier d’un parti « national » dont les ramifications permettent de collecter des fonds et de séduire un large électorat .Si la diaspora guinéenne a été « oubliée » pour ce scrutin, l’UFDG est l’un des partis les mieux implantés à l’extérieur de la Guinée et le soutien financier ne manque pas !A l’intérieur du pays, Cellou Dalein Diallo (comme Alpha Condé), dirige un parti qui a de l’expérience dans les joutes électorales. L’UFDG est l’héritier de l’Union pour la nouvelle république (UNR) du défunt Bah Mamadou, qui avait participé aux élections présidentielles de 1993 et 1998.Une expérience qui servira bien sûr à Cellou Dalein Diallo qui aura une longueur d’avance sur ses adversaires qui viennent de tomber dans l’arène politique. Mais le dernier mot appartient aux Guinéens…



Tertio, lors de son passage dans le gouvernement Conté, Cellou Dalein Diallo a su tisser d’excellentes relations avec….nos voisins !De Dakar à Monrovia (excepté le boulanger Gbagbo de Côte d’Ivoire qui est proche de….Lansana Kouyaté), tous les chefs d’Etat de la sous région ne cachent pas leur sympathie pour le leader de l’UFDG même s’ils s’abstiennent ouvertement de se mêler dans nos affaires internes. En plus, si Alpha Condé était le martyr de Conté, Cellou Dalein Diallo était le souffre-douleur de notre Dadis national qui ne cachait pas son « amour » pour Cellou : Je n'aime pas les traîtres. Cellou Dalein Diallo en est un. Lansana Conté lui a tout donné. Il l'a maintenu dans son gouvernement pendant plus de dix ans sans discontinuer. " En retour, il a formé un parti d'opposition pour contester le pouvoir de Conté, du vivant de celui-ci. Je déteste des gens pareils", explique le virulent capitaine Moussa Dadis Camara,dans les colonnes de nos confrères de Jeune Afrique,numéro 2511.Résultat, Cellou Dalein Diallo a attiré la sympathie de tous les gens qui détestent « l’oppresseur » Dadis, y compris les chefs d’Etat de la sous région dont Me Abdoulaye Wade qui avait intervenu auprès de notre Dadis national, pour évacuer Cellou après les massacres du 28 septembre ! Mais le dernier mot appartient aux Guinéens…



Ses faiblesses

Considéré (à tort ou à raison) comme un favori de la présidentielle, Cellou Dalein Diallo peut néanmoins laisser des plumes. Un peu comme chez nos cousins gaulois avec Lionel Jospin, qui avait trébuché en 2002 face à « l’ouragan »Lepen.




Primo, si son passage dans le gouvernement Conté a édifié sa stature d’Homme d’Etat capable de séduire ses compatriotes, Cellou Dalein Diallo attire aussi la sympathie de certains barons du régime Conté pas tout à fait sympathiques ! Et ils n’ont pas tout à fait tort, car Cellou Dalein Diallo est un peu….le fils spirituel de Conté. Depuis son arrivée au gouvernement en 1996, Cellou Dalein Diallo a gravi tous les échelons sous l’œil protecteur de….Conté. En retour, Cellou était l’un des fervents supporters du Parti de l’Unité et du progrès (PUP) jusqu’à son éjection du kibanyi de la primature, pour « faute lourde ».Victime d’un règlement de comptes dans la course à la succession du vieux général ? Mystère. Une seule certitude, il est difficile de prôner le changement avec un passé de…supporter d’un régime qui a terrassé l’économie guinéenne !Et donc si ces « amis » du clan Conté peuvent soutenir Cellou, ils représentent un cadeau empoisonné pour le leader de l’UFDG. Mais le dernier mot appartient aux Guinéens…



Secundo, Cellou Dalein Diallo doit multiplier les opérations de séduction pour éviter l’image peu flatteuse de … »Candidat des peulhs » qui lui colle à la peau. Dans une course à la présidence où les pronostics sont incertains, le leader de l’UFDG doit « maîtriser » les ardeurs des partisans de la rotation politique entre les régions .Au risque bien sûr d’avoir un score favorable au premier tour mais…insuffisant au second. D’ailleurs Cellou a compris que le candidat d’une région ne va pas gagner les élections : « Je ne souhaite pas que les électeurs me soutiennent parce que je suis peulh, mais je veux qu’ils me soutiennent parce que je suis capable de conduire la Guinée vers le développement » dit-il à l’issue d’une conférence débat sur son projet de société. Cependant, entre la parole et les actes, il y a un pas à franchir… Mais le dernier mot appartient aux Guinéens…



Tertio, les élections de 2010 sonnent comme le dernier rendez-vous pour Cellou à la tête de l’UFDG. Devenu vétéran de la scène politique guinéenne, Cellou Dalein Diallo doit contenir les ardeurs des « jeunes loups » de son parti qui ne cachent pas leurs ambitions pour lui succéder. A presque 60 ans, le leader de l’UFDG ne bénéficiera pas des mêmes faveurs de son parti, s’il perd le scrutin du 27 juin. Héritier d’un parti très hétérogène, Cellou Dalein Diallo n’est pas un « père fondateur » du parti( comme ses adversaires Alpha Condé du RPG, Sidya Touré de l’UFR…) , et la course à sa succession ne se fera pas attendre s’il perd les élections. Au nom de l’alternance démocratique, des dauphins attendent gentiment leur tour dans l’ombre, à moins que Cellou accède au Kibanyi présidentiel. Mais le dernier mot appartient aux Guinéens…


Sidya Touré :Un goût d’inachevé…

Parachuté comme premier de nos ministres en juillet 1996, par le Général Conté( qui était fatigué par les mutins de l’armée après les évènements du 2 et 3 février 1996), Sidya Touré a marqué les esprits de ses compatriotes tant bien que mal. Technocrate et pragmatique, le leader de l’Union des Forces Républicaines(UFR) veut achever le rêve qu’il avait commencé en juillet 96. Mais pour son envol vers le palais de Sékhoutouréyah, Sidya a du plomb dans les ailes. Voyons son profil…




Ses atouts

Revelé à ses compatriotes en juillet 1996, Sidya Touré a fait ses armes en Côte d’Ivoire avant de poser ses valises à la primature de Conakry. Pour loger au Palais de Sékhoutouréyah, le leader de l’UFR possède des qualités indéniables.

Primo, en arrivant à la primature, Sidya Touré a montré à ses compatriotes qu’on peut vaincre le fatalisme grâce à la bonne gouvernance. En un temps record, Sidya a rétabli l’eau et l’électricité à Conakry( une denrée quasi inconnue pour ses compatriotes).Avec une gestion transparente des ressources publiques, Sidya a remis l’économie guinéenne sur les rails et rassuré nos partenaires au développement. Ce bilan, même ses farouches adversaires reconnaissent…. Le « miracle Sidya ». Mais le dernier mot appartient aux Guinéens…



Secundo, Sidya Touré possède un électorat très hétérogène. Issu d’une minorité, le leader de l’UFR compte sur la jeunesse pour accéder au Palais présidentiel en surmontant les barrières ethniques : « Je ne suis le candidat d'aucune ethnie, ni d'aucune religion. Je suis le candidat de toutes les Guinéennes et de tous les Guinéens qui aspirent au changement et qui croient que c'est avec nous que leur avenir est garanti. », assure Sidya Touré. Durant son séjour à la primature, Sidya Touré avait assaini la fonction publique guinéenne, gangrenée par des milliers de travailleurs fictifs. Une aubaine pour la jeunesse qui rêve d’emploi dans un pays où la corruption et la mal gouvernance sont de véritables fléaux. Pour séduire les jeunes, Sidya a ses arguments : « Plus de 80% des jeunes de notre pays sont sans emploi. C'est un scandale que nous ne pouvons plus tolérer.(…) Dans les cinq ans à venir, je prévois de créer 500 mille emplois. »Et quand on sait que la majorité des électeurs ont moins de 30 ans, Sidya Touré peut créer la surprise lors de ce scrutin. Mais le dernier mot appartient aux Guinéens…



Tertio, son profil de gestionnaire averti est une excellente carte de séduction pour les investisseurs qui lorgnent avec appétit nos mines. Si les investisseurs sont majoritairement des occidentaux, ceux qui rêvent d’une Guinée libérale et sûre, vont sans doute faire le lobby pour soutenir ce candidat qui « rassure ».Inutile de dire, qu’aucun investissement crédible n’est possible avec un gouvernement moribond et corrompu. Bien sûr dans le business, les amitiés comptent peu, mais ceux qui nous donnent à manger ne veulent plus nourrir des « vautours » qui roulent dans des berlines à faire pâlir les stars d’Hollywood. Avec Sidya, nos partenaires au développement sont plutôt sensibles à son bilan à la primature. Et dans la course au Kibanyi présidentiel, ce profil de technocrate peut servir dans un pays miné par la corruption. Mais le dernier mot appartient aux Guinéens…




Ses faiblesses

Comme tout locataire de la primature sous le régime Conté, Sidya Touré possède lui aussi ses « casseroles » qu’il traîne depuis son éjection du kibanyi de la primature. A cela s’ajoute bien sûr d’autres « soucis » pour le leader de l’UFR.




Primo, s’il a séduit au début , Sidya Touré a déçu vers la fin en s’accrochant bec et ongles à son fauteuil. Tout puissant en 1996, Sidya Touré avait fini par gêner l’entourage direct du vieux Général Conté, dans leur course morbide à la corruption. Résultat, le vieux Général lui retire le portefeuille stratégique des finances en 1997 pour le confier à son rival…Ibrahima Kassory Fofana, devenu l’argentier du pays(et candidat à la présidentielle de juin 2010). Sidya comme un roi sans trône, poursuit néanmoins sa pathétique cohabitation avec l’entourage Conté. C’est la triste période de martyr pour Alpha Condé, condamné sans procès en 1998.Ejecté du gouvernement en 1999, Sidya laisse un goût d’inachevé à ses compatriotes qui n’ont pas compris son acharnement à rester dans les rouages d’un pouvoir corrompu. Mais le dernier mot appartient aux Guinéens…



Secundo, s’il y a un vote ethnique (comme le prédisent certains observateurs), Sidya Touré sera le grand perdant de ces élections. Issu d’une minorité, le leader de l’UFR compte sur une jeunesse dont le choix de vote est plutôt…volatile. Difficile donc de miser sur cette couche sociale très marquée par les années de dictature dont elle a payé un lourd tribu. Si Sidya compte de fervents supporters en Basse Guinée, il doit compter aussi sur l’arrivée de nouveaux leaders comme Ibrahima Abe Sylla du NGR, El-Hadj Mamadou Sylla de l’UDG, Aboubacar Somparé du fantomatique PUP.Ces « arrivistes » vont tous grignoter dans l’électorat de la basse côte. Mais le dernier mot appartient aux Guinéens…



Tertio, l’UFR a subi récemment le départ de plusieurs barons du parti comme l’ancien ministre des finances Ousmane Kaba (lui-même candidat à la présidentielle).Ces départs sur fond de polémiques a écorné l’image du parti qui ralliait tous ceux qui combattent la corruption. Au niveau diplomatique, Sidya Touré n’a pas un carnet d’adresses très fourni, même s’il peut compter sur le soutien inconditionnel de son ancien patron Alhassane Dramane Ouattara (qui est d’ailleurs un simple candidat à la présidence ivoirienne et non un chef d’Etat). Mais le dernier mot appartient aux Guinéens…



Finalement, dans ce lot de candidats pour le Kibanyi présidentiel, les anciens de la primature ont sans doute leur mot à dire durant ces élections. De Cellou Dalein à Sidya Touré, tous se sont lancés en politique après leur éjection des différents gouvernements Conté. Devenue une véritable machine à fabriquer des candidats, le gouvernement reste donc un passage obligé pour se tailler une place au soleil avant de viser le Palais de Sékhoutouréyah. Tous (ou presque) ont une seule obsession :se servir au lieu de servir !Pour une fois, les Guinéens auront l’embarras du choix, car parmi les « vautours » il y en aura pour tous les goûts. Comme c’est le cas d’Aboubacar Somparé, héritier du PUP ou de François Loncény Fall dont nous examinerons les profils. En attendant, la campagne continue et que le meilleur gagne!A la semaine prochaine !

Amadou Diallo
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Coup de gueule  date: 25-May-2010 à 14:46:53  Partager:   :

 

 
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