africaguinne.com
africaguinne.com
N
User :
Pass :

Fin de transition en Guinée : Le Général Sékouba Konaté parle…(Exclusif)

Finalisation de la transition : Le Capitaine Dadis Camara s’exprime… (Exclusif)

Perchoir de l’assemblée : Dernière ligne droite pour le choix définitif du candidat de l’opposition

Situation socio-politique en Guinée: Ce qu'en pense l'opposant Faya Milimono

Exclusif: le président Condé demande la démission du gouvernement(officiel)


 

Detail de la News

Politique: Où étaient-ils nos leaders ?





Lorsqu’en février 1996, suite à la mutinerie des soldats du camp Alpha Yaya Diallo, des obus pleuvaient sur Conakry entraînant dans leur éclat de milieux de civils innocents, un massacre systématique d’officiers de hauts de rangs et un nombre incalculable de vaillants soldats emprisonnés dans de cellules obscures des geôles de Lansana Conté ?

Dites-moi où ils étaient ces nouveaux soldats de la liberté, quand en Mars 1998, les forces de la mort et de la destruction du président Conté rasaient purement et simplement un quartier de Conakry, Kaporo Rails, construit à la sueur du front d’une population héroïque, pour l’unique raison qu’elle soutenait un parti de l’opposition ?
Douloureuse opération au cours de laquelle encore une fois de civils innocents tombaient sous les balles ou dans des arrestations arbitraires d’un régime sans cœur et sans foi ; une des figures légendaires du combat pour la démocratie et de la liberté fut arrêté et mis en prison pour avoir eu le courage de dénoncer cette injustice ; je vais nommer feu Elhadj Bah Mamadou.

Où étaient-ils ces nouveaux défenseurs de la liberté, le jour où Lansana Conté, avec le soutien de son entourage immédiat, décidait de s’accaparer de la victoire du peuple, celle des partis de l’opposition en décembre 1998 ? Et non content de ce flagrant vol, le Général président se paya le luxe de jeter en prison une autre figure emblématique de la lutte pour l’instauration de la démocratie en terre de Guinée : le professeur Alpha Condé sera mis aux arrêts le lendemain de cette mascarade électorale.

Je voudrais bien qu’on me renseigne où se trouvaient nos nouveaux chevaliers servants de la démocratie, lorsque le même Général Conté, entouré de ses Docteurs en manipulation et intimidation politique, modifiait la Loi Fondamentale en 2003 pour pouvoir se représenter à vie tout en étant conscient de la dégradation de son état de santé ? Certains parmi eux n’étaient ils pas plus proches de lui pour mesurer la gravité d’un tel acte pour le pays ?

Qu’ils nous disent nos démocrates épris de liberté et d’amour pour le peuple martyr de Guinée, qu’elles ont été leurs réactions lorsqu’en juin 2006, le même pouvoir dictatorial du Général, abattait sa foudre de haine et de mépris à l’endroit de nos élèves et étudiants désarmés qui revendiquaient ni plus ni moins, leur droit légitime d’avoir des professeurs et de pouvoir passer leur examen de fin d’année ?

Et vint le moment du trop plein ; le peuple martyr de Guinée, étouffé depuis près d’un demi siècle, décida sous l’impulsion de deux de ses valeureux fils : Dr Fofana (paix à son âme), mort sur le chemin du devoir et la dame de fer de la lutte syndicale Hadja Rabiatou Diallo, d’en finir avec ce cercle infernal d’oppression et de misère. Ce 22 janvier 2007 donc, le peuple uni comme un seul homme, marchait sur Conakry et dans les grandes villes de l’intérieur pour en découdre avec l’oppresseur qu’est le régime en place.

Ce fut le carnage, les rues de Conakry étaient jonchées de cadavres. Un peuple pacifique et désarmé mis en face du bataillon de la mort tél était le décor de cette macabre journée.

Avez entendus ou lus, suite à cet odieux massacre, une déclaration, une condamnation ou un soutien affirmé au peuple victime de Guinée, de la part de nos nouveaux défenseurs des libertés fondamentales du citoyen ?

L’état de siège qui s’en est suivi à été l’instrument du pouvoir d’alors pour faire taire à jamais toute contestation du régime et toute amorce de changement ; se sont ils prononcés ouvertement pendant cette période ? Je ne le crois pas.

Ne dit on pas : « que le silence devant un crime a ses implications de responsabilités dans le crime commis » ?
Subitement suite à la disparition de leur mentor et à l’ouverture de la fenêtre de la démocratie en Guinée, ils ont tous retrouvés l’usage de la parole, pour nous vanter leur engagement et leur détermination à nous sortir du gouffre dans lequel ils nous plongés de façon directe ou indirecte depuis un quart de siècle ? y’a-t-il une cohérence dans ce discours ?

Sont-ils vraiment sincères maintenant et pourquoi maintenant, puisque depuis fort longtemps ils sont restés insensibles à l’appel de la mère patrie qui agonisait ?

Je voudrais vraiment comprendre comment peut on abandonner un peuple à lui même aussi longtemps, et comme par magie, prétendre en être du jour au lendemain son défenseur le plus acharné ? Les vielles habitudes ne sont elles pas une seconde nature ?
Nous avons connus autant de peines, autant de souffrances, autant déceptions et autant de rendez vous manqués, pour sacrifier encore une fois, ce nouveau tournant historique qu’est le vote du 27 juin 2010.

A mes compatriotes, je demande de faire le bon choix ce jour :

-le choix qui ne nous ramènera pas les pratiques honteuses de notre passé,

-le choix du renouveau et du progrès, résolument tourné vers l’avenir, sans haine et sans rancœur pour construire une Guinée Nouvelle,

-le choix de l’espérance et du rassemblement de toutes les filles et tous les fils du pays autour d’un projet commun : celui de bâtir la future vitrine de l’Afrique de l’Ouest,

-le choix de la compétence et de l’intégrité en lieu et place de l’ethnie ou de la région,

-le choix d’une vision pour la Guinée et non celui d’intérêts égoïstes inavoués.

Cette Guinée Nouvelle là, qui nous fait rêver tous est bel et bien possible, si nous acceptons de nous débarrasser de toute considération régionale, clientéliste ou ethnique pour tout ce qui est en rapport avec la Nation qui nous est commune.

Nous pouvons y arriver, j’en suis convaincu, et c’est pour cela que le Choix du 27 juin 2010 est si important.


Qu’Allah le tout puissant bénisse la Guinée
Que la démocratie triomphe,

Diallo Thierno Moussa
Bruxelles -Belgique
Africaguinee.com


  Rubrique: A vous la parole  date: 24-May-2010 à 13:47:50  Partager:   :

 

 
Contacter Africaguinee.com :
(+224) 664 93 38 93
(+224) 656 93 38 93
(+224) 621 75 63 63


Twitter Facebook

 

 

ONG TCHAPE
Maghreb Arabe Presse
Africabox


The Nun'S copyright -- design by Nun'S