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Présidentielle 2010:"Une élection précipitée ne parait pas être la solution...", prévient Ibrahima K





Le Président de Guinée pour tous (GPT) Ibrahima Kassory Fofana a organisé le congrès de son parti au Palais du peuple ce samedi 24 avril 2010 de 8h à 19h, heure de Conakry. Kassory Fofana a été officiellement retenu candidat de son parti aux prochaines élections présidentielles.

Dans son discours de clôture, le Président du GPT dégage les règles de son engagement en politique : « (…) A l'heure de la clôture de ce congrès, je voudrais vous dire ma reconnaissance pour tout le travail accompli. Notre projet de société vient encore de s'enrichir grâce aux réflexions des différentes commissions, qui ont élaboré des solutions concrètes et détaillées pour construire une Guinée meilleure. Nous allons faire partager notre programme au plus grand nombre, pour les convaincre que faire de la politique aujourd'hui passe par des engagements clairs ».

Il promet de faire de la Guinée un pays développé : « Je rappellerais devant vous quelques mesures phares : le refus de l'impunité pour les crimes de sang ou les malversations. C’est dans cet esprit que nous proposons les journées nationales de réconciliation, une étape indispensable pour établir, dans la sérénité et sans passion, la vérité et les responsabilités sur la gestion passée. Au niveau macro-économique, l'adoption du franc CFA, pour permettre une meilleure intégration économique de la Guinée avec la sous-région, et au-delà une intégration à l'économie mondiale. Cela permettra de favoriser les investissements nationaux et étrangers grâce à une monnaie stable. Notre orientation stratégique fondée sur le développement des régions, en tenant compte des spécificités de chacune d’elles en termes de potentiel économique. Elle consiste aux transferts effectifs des pouvoirs et des centres de décisions à proximité de ceux qui sont les bénéficiaires des services publics, c'est-à-dire les administrés. Cette politique que Guinée Pour Tous ambitionne est la voie pour mettre un frein à la bureaucratie et à la corruption. Cette politique va aussi lutter contre l’inefficience dans le choix et la réalisation des projets de développement avec son corollaire que constitue l’exode rural vers la capitale et le chômage préoccupant des jeunes. L’Education est la pierre angulaire du projet de société de Guinée Pour Tous. Car garantir l'accès à l'éducation et à la connaissance à toute la jeunesse de Guinée est un rempart certain contre le chômage des jeunes. En effet, ce que nous constatons, ce n'est pas une pénurie d'offres d'emplois, mais en réalité une pénurie de jeunes qualifiés aux compétences éprouvées pour répondre à la demande. Constater dans notre pays que nous sommes obligés d'aller recruter des jeunes qualifiés à l'extérieur de nos frontières pour construire nos maisons ou nos industries minières, démontre que notre système d'éducation n'est pas adapté aux besoins de notre tissu économique, industriel ou agricole. Il est indispensable de repenser ce système afin que nous jeunes puissent être formés en fonction des débouchés que recherchent les entreprises de Guinée ou la fonction publique. Le projet de société met l'accent sur la réforme du secteur agricole. Il suggère la remise en question de la politique agricole axée sur l'autosuffisance et la sécurité alimentaire, qui a été un échec cuisant. Ce que nous proposons, c'est de concentrer nos efforts sur les filières agricoles qui représentent un meilleur potentiel de rentabilité financière. Ainsi, nous projetons de doubler, voire de tripler le revenu paysan sur 5 ans et sortir les agriculteurs de la misère et de la précarité. Sans entrer plus avant dans le détail des mesures de notre projet qui a pour vocation de transformer en profondeur notre société, je peux affirmer que celui-ci constitue une véritable garantie d'avenir pour notre peuple. Ces derniers mois, nous avons entrepris une mobilisation à travers tout le pays où les sympathisants et tous les guinéens qui partagent notre idéal ont commencé à se rassembler pour cette Guinée pour tous qu'ils appellent de leurs voeux. Je me suis personnellement rendu dans toutes les capitales régionales où des manifestations d'ampleur ont été organisées à l'occasion de l'ouverture de nos siègent régionaux. Ces mouvements d'enthousiasme démontrent le désir de notre peuple de rompre systématiquement avec les politiques et les mensonges, seuls responsables de la situation de misère et de précarité dans laquelle se trouvent nos frères et nos soeurs. A N'Zerekore, à Kankan, à Faranah, à Labé, à Mamou, à Kindia, et certainement demain à Boké, le message qui m'a été adressé a été le même : un message d'espoir que cette période de transition nous conduise enfin à la démocratie. Car seule une véritable démocratie pourra nous permettre de rompre avec la mal gouvernance et le sous-développement », explique-il.
Le leader de GPT souhaite que la transition aille lentement et sûrement : « La solution est de construire des institutions fortes. Notre congrès se tient à un moment d'interrogation sur la faisabilité de tenir les élections dans un délai aussi court. Je voudrais partager avec vous mes interrogations et mes préoccupations sur le processus en cours. Ce désir de démocratie ne doit pas conduire à une précipitation qui pourrait remettre en cause le processus même de cette transition. La question importante aujourd'hui n'est pas : à quelle date auront lieu les élections, mais davantage : "ces élections nous permettront-elles d'accéder réellement à la démocratie ?". Je comprends les préoccupations justifiées de la communauté internationale et je loue les efforts déployés pour nous aider à sortir de l'impasse. Mais nous nous devons d'adopter une attitude réaliste et responsable en pesant les risques d'un processus mal contrôlé. Une élection précipitée ne parait pas être la solution. La situation aujourd'hui est fragile et la moindre provocation pourrait faire basculer le pays dans la violence, et donner des prétextes aux ennemis de la transition. On peut s'interroger également sur les motivations réelles de ceux qui utilisent le prétexte de la pression internationale pour pousser à organiser des élections coûte que coûte, le plus rapidement possible. Ont-ils peur des audits ? Ou veulent-ils simplement étouffer dans l'oeuf notre espoir démocratique ? Il est d'ores et déjà établi que de nombreuses erreurs, voire irrégularités existent sur les listes électorales, que le découpage actuel des circonscriptions et des bureaux de vote amèneraient de nombreux électeurs à faire plus de 10 km pour aller voter, alors que la circulation est interdite le jour des élections. Un scrutin entaché d'irrégularité, d'où sortirait un président contesté, un gouvernement faible et illégitime, ne semble pas être la solution. De plus, nous n'avons plus de députés à l'Assemblée Nationale et l'ensemble des mandats de nos élus locaux ont expiré. Il n'y a donc plus aujourd'hui d'élus représentatifs dans le pays. Posons-nous la question du sens de notre démarche. Un président élu le 28 juin sans parlement et sans contre-pouvoir, est-ce vraiment la construction d'un processus démocratique ? Ou le retour vers le passé ? Des mesures préalables à toute élection devraient être d'exiger de la CENI , le nettoyage des listes électorales et un découpage des circonscriptions et des bureaux de vote qui ne favorisera pas les abstentions et empêchera les manipulations. Il faudrait également exiger du CNT et du gouvernement de transition, de contrôler et d'avaliser les listes définitives avant l'organisation du scrutin. Membres fondateurs de Guinée pour tous, sympathisants, guinéens et guinéennes, qui se mobilisent en masse avec nous, notre engagement à tous doit être délibérément tourné vers l'avenir », conseille-il.

Le patron du GPT invite les nouvelles autorités à faire en sorte que la nouvelle constitution soit adoptée par referendum : « Nous devons faire le choix d'institutions fortes et non d'un homme fort, car seules des institutions fortes sont une garantie d'avenir pour la Guinée. Nous devons nous interroger également sur les changements constitutionnels que le CNT a proposés au gouvernement. Le CNT n'ayant qu'un rôle consultatif, le président et le gouvernement actuel ayant été nommés pour une période de transition, aucun mécanisme légitime de validation n'a été prévu. Or le péché originel serait de faire un changement constitutionnel, c'est à dire de changer les règles fondamentales de la nation, sans que le peuple ou ses représentants légitimement élus puissent les valider. Ceci nous amène naturellement à envisager que la première étape du processus démocratique devrait être l'organisation d'un référendum populaire pour approuver la nouvelle constitution. Celui-ci devra être organisé le plus rapidement possible, ce qui permettra de démontrer la volonté du président et du gouvernement d'installer une démocratie stable et durable, en établissant des institutions fortes, parce que légitimes et démocratiques »

Kassory ne croit pas au scrutin du 27 juin prochain décrété par le Président de la transition Général Sékouba Konaté mais souhaite des élections avant la fin de l’année 2010 : « Il me semble alors évident, qu'après cette première étape, ayant une nouvelle règle du jeu, les instances de transition devront s'engager de façon irrévocable, à mettre fin à leur mandat au 31 décembre 2010, et organiser avant cette date des élections présidentielle et législatives concomitantes. Ces élections concomitantes permettront, pour la première fois dans notre pays, de changer notre culture politique, en permettant l'élection d'une assemblée représentative de la diversité politique de notre nation et la formation d'un gouvernement de coalition, sur lequel le nouveau président élu pourra s'appuyer. Cette vision, la vision d'une Guinée pour tous, est une garantie d'avenir pour notre démocratie. C'est aussi une garantie d'égalité pour tous ses citoyens. Je vous le dis et je le répète, seule la vérité peut nous permettre de construire l'avenir. Il nous faut regarder la situation de notre pays en face : nous devons agir avec sagesse et détermination, car la sagesse est une garantie d'avenir. Le projet de Guinée pour tous, est avant tout de considérer l'autre, quelque soit son appartenance ethnique, quelque soit l'endroit où il vit, comme son frère et son semblable. Nous devons considérer que la transformation de notre société ne commence pas avec la prise du pouvoir. Elle commence d’abord avec la prise de conscience de nous-mêmes, et la prise de conscience de l’unité du peuple. Le projet de Guinée pour tous, c'est aussi le choix de la compétence pour les nouveaux cadres qui seront chargés de reconstruire le pays »

Le candidat de GPT à la magistrature suprême promet de répondre aux attentes de ses militants et sympathisants : « Vous venez de m'élire président pour porter le projet de Guinée pour tous. Face à l'indifférence de certains qui ne croient plus qu'un changement est possible, je vois se lever un espoir et une mobilisation sans précédent, qui, j'en prends l'engagement, ne sera pas déçu. Soyons vigilants, déterminés face aux fausses solutions, aux obstacles et aux pièges tendus sur notre route. Des interrogations et des préoccupations que le processus en cours ne manque pas de susciter chez tous les Guinéens et Guinéennes, nous nous devons d'être fidèles aux principes démocratiques »

Kassory Fofana affirme qu’il participera au scrutin du 27 juin 2010 bien qu’il rejette avec la dernière énergie l’organisation d’élections à cette date : « De la confrontation des idées jaillit la vérité. Si du débat qui s'engage aujourd'hui sur l'organisation de l'élection présidentielle, la date du 27 juin 2010, contre toute sagesse, était néanmoins maintenue, nous partirions au combat, sachant dans nos coeurs que nous défendons la justice et la vérité et que notre cause va triompher. Membres fondateurs de Guinée pour tous, en cette fin de congrès, vous allez repartir dans tout le pays, avec un message de paix et d'unité pour construire cette Guinée meilleure que nous appelons tous de nos voeux. Nous assumons nos responsabilités pleines et entières : nous avons gagné notre indépendance nationale au siècle dernier. Nous construirons une véritable démocratie en ce siècle qui commence, et mettra notre pays sur la voie de la croissance économique et du progrès social. L’heure de la vérité a sonné. Dans ce dévouement à la nation, nous demandons humblement la bénédiction de Dieu. Puisse-t-il nous préserver, puisse-t-il guider nos pas vers la victoire. Vive Guinée pour tous. Vive la Guinée. Que Dieu aide la Guinée », conclut-il.

Un compte-rendu dAbdourahamane Bakayoko
Depuis Conakry pour Africaguinee.com
Tel : +224 62 600 600


  Rubrique: Politique  date: 26-Apr-2010 à 14:59:59  Partager:   :

 

 
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