africaguinne.com
africaguinne.com
N
User :
Pass :

Fin de transition en Guinée : Le Général Sékouba Konaté parle…(Exclusif)

Finalisation de la transition : Le Capitaine Dadis Camara s’exprime… (Exclusif)

Perchoir de l’assemblée : Dernière ligne droite pour le choix définitif du candidat de l’opposition

Situation socio-politique en Guinée: Ce qu'en pense l'opposant Faya Milimono

Exclusif: le président Condé demande la démission du gouvernement(officiel)


 

Detail de la News

Présidentielle 2010:"Il y a une pagaille sur les listes électorales..." dénonce Alpha Condé du RPG





De retour à Conakry ce dimanche, le président du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), Pr Alpha Condé a dénoncé ce qu'il qualifie de "sabotage" pour retarder les élections en Guinée.Dans sa ligne de mire, la commission électorale nationale indépendante (CENI) qui est chargée de superviser les élections.Au micro de nos confrères de RFI, Alpha Condé nous livre ses sentiments sur la situation politique en Guinée, ses ambitions s'il est élu à la présidence, le 27 juin prochain...

RFI: La présidentielle du 27 juin, est-ce que vous y croyez?

Alpha Condé
:Je pense que nous devons tout faire malgré les difficultés et certaines tentatives de sabotage, pour que les élections aient lieu pour éviter le syndrome ivoirien.

Les entreprises de sabotage, qu’est-ce que c’est à votre avis ?

Il y a une telle pagaille sur les listes électorales qu’on se demande si ce n’est pas fait volontairement. Il y a des noms qui ont disparu. Si vous prenez la haute Guinée, il y a plus de 27% des électeurs inscrits qui ont disparus. A Siguiri par exemple il y a près de 60.000.Curieursement, c’est en Haute-Guinée surtout Kankan, Siguiri et Mandiana qu’on trouve (ces disparitions, ndlr).Alors qu’il y a seulement 3 % au Foutah…

Il y a beaucoup plus de cafouillages en Haute Guinée qu’au Foutah ?

Bien sûr, et de très loin .On se pose réellement des questions sur les personnes qui sont derrière ça. Est-ce que ce n’est pas une volonté d’empêcher que les élections aient lieu le 27 juin ? Parce que tout le monde sait que le RPG est prêt à aller aux élections. Donc ce sabotage ne vise-t-il pas à retarder les choses ?

Le président de la transition, Général Sékouba Konaté a dit qu’il a signé un décret pour le 27 juin, et que maintenant c’est aux acteurs de la transition de respecter cette date…

Oui, ce qui est évident, c’est que le Général Sékouba Konaté est décidé à ce que les élections aient lieu à la date indiquée. Mais il faut qu’il s’implique davantage, il est chef de l’Etat, pour obliger les acteurs à faire leur travail de façon correcte.

Vous voulez dire que la balle n’est pas seulement dans le camp du premier ministre Jean-Marie Doré ?

Non la balle est dans le camp de tout le monde. La balle n’est pas dans le camp de Jean-Marie Doré, car ce n’est pas lui qui représentante la commission électorale. Le problème se situe au niveau de la commission électorale nationale indépendante (CENI) qui constitue les listes électorales. La façon dont les listes ont été affichées, comment les électeurs ont été effacés etc…




Donc la balle est plutôt dans le camp du président de la CENI ?

De la commission électorale, dans son ensemble.

Et cette commission vous paraît pas très neutre en ce moment…

Le problème ne se situe pas au niveau de la neutralité, mais plutôt au niveau du travail qui est mal fait. Et on se pose des questions…

Le Général Konaté promet qu’il ne sera pas candidat, est-ce que vous le croyez ?

Je le crois totalement, parce que le Général Konaté a montré dès la prise du pouvoir (par la junte, ndlr ) en décembre qu’il était pour que les élections se tiennent en 2009.Si ce n’était qu’à sa seule volonté, on aurait eu les élections en 2009.Et donc je crois entièrement en sa sincérité.

Il promet qu’il n’aura pas de candidat. Le croyez-vous aussi ?

Je ne pense pas pourquoi il aurait un candidat. Il pourrait être l’arbitre et non pas pour soutenir un candidat.

Il arrive qu’une junte au pouvoir soutienne un candidat par rapport à d’autres…

Pour le moment, on ne voit pas ce signe…

Depuis le 12 janvier, Moussa Dadis Camara est en convalescence au Burkina Faso. Est-ce que vous ne craignez pas un retour intempestif du Capitaine ?

Je pense qu’avec le processus qui est enclenché, cela n’est pas possible.

Le Général Sékouba a affirmé que le Capitaine Dadis n’est pas retenu contre son gré et qu’il peut retourner le moment venu…

Je n’ai pas écouté, donc je ne peux pas commenter .On m’a dit que (l’interview du Général) était diffusée sur RFI, mais j’étais absent.

Il promet qu’il n’y aura plus de dictature en Guinée, affirme le Général Konaté. Est-ce que vous partagez son optimisme ?

Si les élections se tiennent à la date indiquée de façon transparente, on peut dire Oui.

A l’heure actuelle, la transition démocratique ne repose que sur un seul homme, Général Sékouba Konaté. Est-ce que ce n’est pas très risqué ?

Bon, c’est toujours que (la transition) repose sur un homme, mais c’est pourquoi il est souhaitable que les élections aient lieu à la date indiquée, rapidement, avant la fin des saisons des pluies afin que cela repose sur le peuple et non sur un individu. Parce qu’après le vote, la démocratie va reposer sur le peuple. C’est pour ça qu’il est urgent que les élections aient lieu.

Alpha Condé, vous venez de rentrer à Conakry, après un mois d’absence. Est-ce que vous serez candidat à la présidentielle ?

C’est mon parti qui va décider. Nous allons convoquer une convention pour désigner notre candidat. Le RPG est un parti démocratique, c’est la convention qui désignera le futur candidat.

Au terme de l’accord de Ouagadougou du 15 janvier, le premier ministre Jean-Marie Doré ne doit pas de présenter. Est-ce que vous ne craignez pas qu’il trahisse sa promesse ?

Je ne pense pas !Je crois que tous les signataires des accords de Ouagadougou vont respecter ces accords. Je pense qu’il y a trop de préjugés et de procès à l’égard du premier ministre.

Pourtant, certaines de ces déclarations sont ambiguës…

Je pense que c’était au début. Mais quand il l’a dit, il n’était pas encore premier ministre.

Pendant l’épreuve de force contre Dadis à la fin de l’an dernier, vous aviez constitué un front commun avec Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré, François Fall.. Est-ce que c’est désormais oublié et que vous êtes en compétition les uns contre les autres ?




Nous sommes en compétition, mais pas les uns contres les autres. Mais le front commun est toujours là, parce que la démocratie n’est pas totalement installée en Guinée. Le front commun doit donc rester, car quelque soit nos ambitions personnelles, nous devons d’abord avoir en tête la nécessité qu’on se donne la main pour que cette transition se fasse de façon pacifique et aboutisse à un véritable changement.

Si vous êtes candidat, est-ce que vous aurez comme objectif d’arriver au deuxième tour ?

C’est le peuple qui va décider. Moi dans ma campagne, je ferai tout pour gagner au premier tour si c’est moi qui suis candidat de mon parti. Mais c’est le peuple qui décidera.

Beaucoup disent que vous avez notamment un poids lourd en face qui est Cellou Dalein Diallo .Est-ce que vous partagez cette analyse ?

Moi je ne juge aucun candidat. Chacun est libre de donner son opinion.

Alors dans votre fief,de haute Guinée vous espérez faire le plein des voix dès le premier tour .Mais est-ce qu’il ne faudrait pas aussi compter avec Sidya Touré et Lansana Kouyaté ?

Vous parlez de fief, mais mon parti est bien implanté .Mon parti est né en Guinée-forestière , il est venu après en haute Guinée. On verra bien les résultats, car c’est le terrain qui commande.

Et si vous êtes élu, quelle sera la première mesure que vous prendrez ?

La gratuité des soins pour toutes les femmes enceintes, parce que beaucoup d’entre elles meurent à l’accouchement avec beaucoup de mortalité infantile.

Pourquoi dis-t-on que vous n’êtes pas très favorable au vote des Guinéens de l’étranger ?

Ça ce sont des bêtises de Bah Oury (un des dirigeants de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, ndlr) qui n’engagent que lui. Il m’a accusé, tout comme Fall et tout le monde. Comment voulez vous qu’on ne soit pas favorable au vote des Guinéens de l’étranger ? Tous les Guinéens sont des citoyens. Il n’y a pas de citoyens de seconde zone en Guinée. On ne va pas revenir (au fossé) entre Guinéens de l’intérieur et Guinéens de l’extérieur. Ça c’est terminé !

Interview réalisée par Christophe Boisbouvier
Source :RFI


  Rubrique: Interview  date: 12-Apr-2010 à 15:41:46  Partager:   :

 

 
Contacter Africaguinee.com :
(+224) 664 93 38 93
(+224) 656 93 38 93
(+224) 621 75 63 63


Twitter Facebook

 

 

ONG TCHAPE
Maghreb Arabe Presse
Africabox


The Nun'S copyright -- design by Nun'S