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Le mariage par téléphone en vogue à Conakry...





Nombreuses sont les femmes à Conakry dont les maris sont de nos jours à l’extérieur et elles vivent le pire des calvaires dans les belles familles. Sur la question beaucoup parlent d’ambition démesurée des parents et des filles qui acceptent le plus souvent de se marier à des hommes qui vivent à l’extérieur communément appelés ‘’diaspos’’ à cause de l’argent et le seul moyen pour ces femmes de contacter leur mari reste le téléphone.Aujourd’hui certaines femmes mariées victimes regrettent d’avoir accepté de se marier avec un homme qui vit loin d’elles.

A l’image de Mme Diallo Bintou qui ne veut même plus se remémorer cette triste aventure : « J’ai de la peine à raconter ce que mes parents m’ont fait subir, figurez-vous je n’avais que 14 ans quand ils m’ont donné en mariage à un de mes cousins qui vit aux Etats-Unis. Après le mariage il est parti, trois mois après j’ai su que j’étais enceinte et pendant mes neuf mois de grossesse je n’ai pas vu mon mari et Dieu seul sait comment j’ai eu cet enfant. Il a été informé que j’ai accouché mais, il n’est pas venu et aujourd’hui mon enfant a 6 ans jusqu’à présent il n’a pas vu son père et moi non plus. Souvent, il m’envoie de l’argent mais, j’ai compris par la suite que cela ne m’arrange pas j’aurai préféré avoir un charretier qui vit avec moi comme mari à un riche homme que je ne vois pas. Je conseille à toutes les filles de ne jamais accepter de se marier à un homme qui vit à l’extérieur ».

Quant à cette mère de famille dont la fille a été donné en mariage à un ‘’diaspos’’ contre sa volonté, Mme Aïssatou Kouyaté déplore la décision de son mari de donner son unique fille à un jeune qui vit aux Etats-Unis : « Aujourd’hui, c’est une autre charge pour la famille car ma fille a fuit sa belle famille avec son enfant pour se réfugier ici parce qu’elle vivait l’enfer avec sa belle mère et ses belles sœurs qui l’exploitaient comme une domestique. Ne pouvant plus supporter ces exactions et au risque d’abandonner ses études, elle a préféré ramener son enfant ici pour pouvoir continuer ses études. Je m’occupe de l’enfant et elle part à l’école, aujourd’hui Dieu merci elle a terminé ses études et a trouvé un boulot mais, jusqu’à présent son mari n’est pas de retour et son père refuse qu’elle se remarie sous prétexte qu’ils n’ont pas divorcé ».

Le constat révèle que ce phénomène est plus fréquent dans les familles musulmanes et cela par l’ignorance de certains principes de l’islam qui ne reconnaît la séparation des deux conjoints que pour deux ans comme l’explique ce religieux que nous avons rencontré : « La religion musulmane recommande que lorsque deux personnes se marient, ils doivent vivre ensemble, l’un ne doit pas quitter l’autre pendant deux ans sauf si les circonstances font que l’homme aille chercher de quoi vivre. La femme peut dans ce cas attendre son mari pendant deux ans mais à condition que celui-ci lui dépense. Au delà de ces deux ans, la religion musulmane voudrait que la femme aille voir un imam du quartier pour que ce dernier lui aide à se marier à nouveau au bout de trois mois. Cela est même mentionné dans le livre chemin de l’islam ».

Si certains parents agissent par ambition en donnant leurs filles en mariage aux diapos à cause de l’argent que ceux-ci leur envoie à tout moment, Mlle Maïmouna Bangoura affirme qu’elle n’acceptera sous aucun prétexte de se marier à un ‘’diaspos’’ vue les conséquences que cela peut engendrer notamment sur l’avenir de la fille mariée et éventuellement sur ses enfants : « Je ne suis pas prête à accepter un homme qui vit à l’extérieur comme mari à condition qu’il m’amène à côté de lui pour qu’on puisse vivre ensemble mais, vouloir me marier et me laisser ici pour rester loin de moi je ne suis pas d’accord. Parce qu’au moment où j’aurai envie de lui, il ne serait pas là et c’est difficile. D’ailleurs, on se marie pour avoir des enfants et s’il est loin de toi comment tu vas procréer. L’autre problème c’est ta belle famille qui ne va plus te considérer et tu seras même utilisée comme une domestique qui fera tous les travaux. Pires, les parents de ton mari vont te traiter de tout, tu n’oseras même pas t’habiller pour sortir, ils diront que tu es sortie pour faire la débauche même si ce n’est pas ça ».

Par contre Néné Hawa Diallo soutient mordicus qu’elle ne se mariera qu’à un diapos et elle a ses raisons: « Les diapos sont les bailleurs de fonds pour nous les filles africaines ce sont eux qui peuvent acheter des véhicules de luxe, construire des villas, t’offrir des visas, ils peuvent aussi te trouver des bonnes à la maison une fois mariée, alors je passe tout mon temps derrière l’ordinateur et le téléphone dans l’espoir de trouver un vrai ‘’bailleur de fonds’’ »

A l’image de tout ce qui précède certains observateurs soutiennent que si les parents ne prennent pas conscience de cette pratique qui prend de l’ampleur de nos jours à cause de l’ambition démesurée, les filles continueront de payer les frais d’un mariage qui ne se limite qu’à un simple appel téléphonique ou à un transfert d’argent. Cet abandon pousse le plus souvent ces jeunes femmes mariées à se livrer à la débauche contre leur gré.

Aicha Bah
Source:Koaci.com

  Rubrique: Diaspora Guinéenne  date: 01-Apr-2010 à 14:27:53  Partager:   :

 

 
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