
Des militants des droits de l'Homme ont participé vendredi à une conférence débat sur la situation des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf.
C'est d'abord Mme Chrichna Ahooja Patel de l'ONGWomen and International league for peace and freedom qui a une intervention sur les crimes commis sur les femmes et les enfants dans les différents conflits à travers le monde y compris au Sahara.Elle a décrit les conditions de vie déplorables dans les camps de réfugiés où certaines femmes sont victimes de viols et de violences.
Ensuite Aabadila Semlali de l'ONG Arrai a insisté sur la nécessité de trouver un compromis pour résoudre le conflit du Sahara, en évoquant la proposition marocaine."A partir des années 90, le Maroc a adopté une politique de reconciliation avec une attention particulière pour les saharaouis.Le royaume a proposé une large autonomie sahara.Il faut donc trouver un compromis pour arrêter ce conflit., car de l’aveu meme de l’ONU, la création d’un Etat saharaoui est irréalisable.", a -t-il déclaré.
Emhamed Mohamed Saleh Abdi du Collectif saharaoui des droits de l'Homme de Laayoune,des centaines de victimes mauritaniennes ont subis des crimes de la part du Polisario dans les années 70 et 80.Membre d'une tribue saharaouie en Mauritanie, il a insisté sur l'appui de la communauté internationale pour mener des enquêtes et rendre justice aux victimes.
Dr Majic Trombo a rappelé que le conflit du Sahara peut être résolu à travers une forme d'autodétermination à l'intérieur du royaume marocain.Selon lui, "l'autodétermination est plus indiquée et le Maroc doit poursuivre ses démarches pour garantir le respect des droits de l'Homme dans la région".Il a invité les différentes parties du conflit à "faire confiance aux institutions onusiennes".
Moulay Ahmed M'Ghizlat, membre du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes a expliqué les efforts du royaume chérifien pour garatir la réconciliation nationale et le développement socio-éocomique dans les provinces du Sud.
Pour le Président du Comité international pour le respect et l'application de la charte africaine des droits de l'Homme et des peuples,M. Martin Mavula Maluza, le départ du Maroc de l'Union Africaine est une grande perte pour le continent."Un des membres fondateurs de l’Union africaine a aujourd'hui quitté cette institution, à cause de la question du Sahara.C’est une perte incommensurable pour l’Union Africaine et aujourd’hui, nous mesurons la gravité de cette absence du Maroc.On n'oublie pas le rôle de sa majesté le Roi Mohamed V pour l’unité du continent.", a rappeé M. Maluza. Parlant du conflit du Sahara, il a insisté sur l'urgence:"Aujourd’hui, il est urgent d’apporter une solution definitive à ce problème du Sahara.A Nouackchott, nous avons vu les larmes des victimes, des orphelins qui pleurent leurs proches depuis longtemps.En Mauritanie, nous avons vu des familles déchirées.On ne peut pas rester insensible à la question du Sahara".
"Si le Polisario accepte de nous ouvrir les portes de Tindouf, nous allons poursuivre nos analyses pour clarifier le sort de toutes les victimes pour apporter notre modeste contribution à la resolution de ce conflit", a promis M. Maluza avant d'inviter les parties au dialogue:"Je pense que le plan d’autonomie propose par le Maroc mérite d’être soutenu car il constitue un cadre juridique au quell nous invitons les différentes parties à se pencher dessus.J’invite toutes les parties au dialogue pour résoudre cette tragédie.", a-t-il conclu.
A noter que cette conférence débat s'inscrit dans le cadre de la 13ème session du Conseil des Droits de l'Homme qui se déroule à Genève jusqu'au 26 mars .
Un compte-rendu de Ismael Barry
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: News Afrique  date: 19-Mar-2010 à 16:37:14  Partager:   :  |