[IMG1]Les troubles incessants, enregistrés dans les différentes garnisons du pays, commencent à tenailler la population qui parle déjà d'un sabotage de l'action gouvernementale.Le matin, à l'annonce de l'arrivée de certains soldats protestataires dans Kaloum, siège de l'administration et des institutions républicaines, les travailleurs ont pris panique.
Et après quelques heures de psychose, les populations sont actuellement massées le long de la route et chacun y va de son commentaire. Des jeunes, en colère, jurent d'offrir leurs corps, à tous ceux qui tenteraient désormais de saboter l'action gouvernementale. Car pour Ismaël, domicilié à Matam, '' Les militaires ne doivent s'en prendre qu'à eux mêmes. Mais pas aux pauvres citoyens."
D’autres, par contre, parlent d'un possible blocage entre la Guinée et ses partenaires au développement. Car, soutient Fatoumata Camara, ''aucun investisseur sérieux ne peut avoir confiance à un pays instable et penser d'y investir. Les militaires ne doivent pas détruire la moisson déjà acquise."
Et à un autre d'ajouter: ’’Les mains d'anciens dignitaires du régime se cachent derrière cette grogne. Ces individus ne veulent pas perdre tous les avantages du pouvoir " ajoutant que ''cette pagaille était prévisible avec l'élan courageux entrepris par le Premier ministre Lansana Kouyaté de nettoyer la maison’’.
"Ceux qui ont contribué à agenouiller le pays craignent d'être rattrapés par les audits ou autres inspections. Donc, ils font tout pour bloquer l'allure du Gouvernement", renchérit un étudiant de l'université de Conakry, visiblement choqué par les agissements des soldats.
Un calme précaire semble revenu dans la capitale. Mais les banques restent fermées. Seulement, des citoyens insistent que l'armée a, de nouveau, violé le principe républicain de la protection du peuple.
Mamadi Fofana
Depuis Conakry
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 11-May-2007 à 20:51:56  Partager:   :  |