africaguinne.com
africaguinne.com
N
User :
Pass :

Fin de transition en Guinée : Le Général Sékouba Konaté parle…(Exclusif)

Finalisation de la transition : Le Capitaine Dadis Camara s’exprime… (Exclusif)

Perchoir de l’assemblée : Dernière ligne droite pour le choix définitif du candidat de l’opposition

Situation socio-politique en Guinée: Ce qu'en pense l'opposant Faya Milimono

Exclusif: le président Condé demande la démission du gouvernement(officiel)


 

Detail de la News

Vote des Guinéens de l'étranger: la grogne continue...





Une semaine après l'annonce du président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), Ben Sékou Sylla fixant les élections pour le 27 juin avec une éventuelle exclusion des Guinéens de l'étranger durant le scrutin, la polémique enfle.Certains compatriotes résidants à l'étranger ont réagit sur cette exclusion ...

Saran Sidibé, chargée de mission-Paris

"De quel droit voudrait-on nous priver de notre droit de citoyen Guinée? A l'allure où vont les événements, il ne manquerait plus qu'on nous retire notre nationalité sous prétexte que nous vivons en dehors de la Guinée. Vivre à l'étranger ne signifie pas que nous ignorons les réalités du pays.

Plus sérieusement, comment peut-on évoquer des raisons aussi fallacieuses pour nous empêcher d'exercer notre droit le plus légitime?

Encore et toujours, ils (ces mêmes détracteurs) veulent brimer notre liberté d'expression. Passez-moi l'expression mais ce simulacre de démocratie que je qualifie de "gnagacicratie" doit cesser.

Comment pouvons-nous être crédibles aux yeux de la Communauté Internationale si nous ne sommes même pas capables d'organiser des élections qui permettraient à tout un chacun de choisir librement?
Il est de mon droit de voter et en tant que citoyenne guinéenne, je l'exgie! De grâce, laissez nos voix s'exprimer par les runes!
Pour finir, je dirais ceci: ETRANGERS, NOUS LE SOMMES A l'EXTERIEUR, ETRANGERS, NOUS NE LE SERONS JAMAIS CHEZ NOUS!".


Biro Diawara, militant des droits de l'Homme,Coordinateur du Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine à Genève

"Le Gouvernement de transition militaro-civil de la Guinée doit mettre tous les moyens en œuvre pour respecter les accords de Ouaga (signé le 15 janvier dernier, Ndlr)en faisant en sorte que l’ensemble de tous les guinéens puisse exercer librement leurs droits civiques, civils et politiques. L’exclusion de la diaspora guinéenne aux élections représente une violation flagrante des normes internationales et instruments internationaux auxquels la Guinée est partie en matière des droits de l’homme.

Nous tenons à rappeler aux autorités guinéennes que la diaspora constitue un capital d’acquis indispensable pour la construction démocratique et l’Etat de droit en Guinée. Cette diaspora a d’ailleurs fait preuve à travers sa mobilisation et implication pour faire triompher les libertés fondamentales en luttant contre les régimes dictatoriaux et autoritaires qui se sont succédés en Guinée depuis 52 ans.

Dans la nouvelle Configuration de l’Union Africaine la diaspora représente la 6ème région de l’Afrique.Il est extrêmement important que l’ensemble des guinéens se reconnaisse en leur président à travers cette première élection, c’est la seule manière d’asseoir la notoriété, la crédibilité et le respect des pouvoirs du futur Président. Nous exhortons les autorités guinéennes d’organiser un dialogue interMinistériel avec le CENI et le CNT pour trouver une issue favorable à la participation de l’ensemble des guinéens de l’extérieur et de l’intérieur aux votes.

Il est temps de se défaire des velléités des veilles habitudes et clichés négatifs qui ont été toujours cultivés sur les guinéens de l’étranger.L’Etat guinéen doit apprécier sa diaspora au même titre que ses exportations de l’or, du diamant et de la bauxite."

Benoît Kamano, Conseiller en Gestion de patrimoine-Paris

"Je pense que pour des raisons de délais et logistiques il est compréhensible que les guinéens de l'extérieur ne puissent pas voter, car ça pourrait entrainer des retards de traitement préjudiciables à la majorité et profitable à ceux que l'on connait.. Si seulement les organisateurs avancent un argument fiable de ce type, oui; mais pas le chapelet de mensonges habituels à savoir: défaut d'argent ou vol de matériel électoral (ce qui est faux, voir audience de la 29 éme chambre TI de paris début février) ce qui frôle la mauvaise foi et dans ces conditions comment faire confiance,s’ils sont capables avant élections de mentir publiquement et officiellement?

En conclusion, je pense que c'est envisageable d'exclure ce vote pour les raisons invoquées ci dessus et si les organisateurs sont capables pour une fois de s'expliquer de façon transparente. Ce qui peut être compris par beaucoup d'entre nous."

Jules Yamo Millimono, ancien fonctionnaire international-Genève

"Le fait de priver les guinéens de l'étranger de leur droit de vote est une violation flagrante des droits de l'homme. Nous sommes quelques millions à soutenir notre pays même mieux que ceux de l'intérieur pour la raison suivante: en effet les transferts de fonds effectués par les guinéens de l'étranger constituent un pilier essentiel pour le développement socio économique de notre pays. Ils représentent le 2eme plus grand flux de capitaux entrants dans le pays qui n'a encore pas pris le vrai chemin du développement faisant face à la corruption, à l'impunité, et au trafic de drogue sans l'apport des guinéens de l'étrangers la Guinée se trouverait asphyxiée. En plus les transfert de fonds sont en constante augmentation ( voir le guide des transferts d'argent élaboré par Monsieur Millimouno Jules Yamo à Genève).

Dans ce cas je ne vois pas l'utilité de créer un ministère des guinéens de l'étranger. Ce serait inadmissible que le premier ministre accepte cette démarche car sans l'extérieu , la Guinée ne pourra s'en sortir. La CENI n'a aucun pouvoir en la matière."

Ursula Reimer, IGFM-Allemagne

Depuis longtemps on a l'impression que les Guinéens, dispersés sur tout le globe, n'appartiennent plus au peuple de Guinée. D'abord on a dit, que ceux, vivant à l'extérieur de la Guinée, "vivent dans le beurre", pendant ceux, qui sont restés à l'intérieur, ont souffert. Après la prise du pouvoir de Lansana Conté, il n y avait également pas des chances pour ceux, qui ont voulu revenir vers 1984 en Guinée. Maintenant c'est encore la même chose.

Actuellement on parle en Guinée, - plein d'espoir pour un vrai changement - , que la Guinée se trouverait en route vers la démocratie. Réellement le gouvernement de la transition est en train de faire maintenant un grand pas arrière, c'est a dire, il se distance plus et plus des règles de la démocratie. La CENI refuse la participation des Guinéens, vivant à l'extérieur de la Guinée, de participer aux votes pour les prochaines élections dans le pays, ce qu'est une violation massive des Droits des Peuples.

Le président de la CENI, M. Ben Sekou Sylla justifiait cette décision, qu'il n'a trouvé que 56215 des 3 à 4 millions de Guinéens. vivant à l'extérieur de la Guinée(…)

Egalement les Guinéens vivant à l'étranger sont exclus des votes, parce que quelques uns vivent dans les camps et dans des prisons, ou "dans des situations difficiles", qui sont "sans papiers", ou qu'ils " ont jeté leurs papiers .." - Qu'est-ce que ca a à faire avec leur droit de vote? Ne sont-ils pas des citoyens guinéens pour ces raisons? M. Ben Sekou Sylla ne trouve-t-il pas ses arguments un peu ridicules?

Il n'a aucune connaissance de la vie quoditienne de ses compatriotes dans des pays étrangers. - N'a-t-il jamais entendu, comment ses compatriotes à l'extérieur de la Guinée soutiennent leurs familles en Guinée? Ici en Allemagne par ex. les demandeurs d'asile reçoivent moins de 20% moins de l'aide sociale par rapport aux citoyens allemands, par ex. au chômage. Les guinéens reçoivent des aides avec laquelle ils ne peuvent guère survivre. Mais malgré tout, ils réussissent à envoyer régulièrement une partie de leurs revenus en Guinée pour aider leurs familles. La situation de la vie, la pauvreté de la population guinéenne, serait beaucoup plus grave sans cette aide de leurs fils et filles, vivant dans tous les pays du monde.

Leur patriotisme admirable.Je vois tous les jours ici en Allemagne et dans les sites guinéens sur internet, comment ils sont inquiets pour leurs familles, leur peuple, la politique en Guinée et pour leurs pays bien aimé.Et pour récompenser tout ca, on leur refuse, de pouvoir participer au choix du prochain président de leur pays.(…)Ce n’est pas réaliste que le gouvernement guinéen avec sa CENI ne soient pas capables de financer la participation des guinéens de l'extérieur aux votes, à cause des actuelles sanctions financières par les bailleurs de fonds. Beaucoup de guinéens se demandent, qu'est-ce que l'ex-ministre des Affaires étrangères, M. Alexandre Cécé Loua a fait du budget ministériel, prévu pour le payement des ambassades pendant 9-15 mois, ensuite, où vont les recettes des mines?

Quand M. Jean-Marie Doré avait formé son gouvernement, on se demande, pourquoi aucun citoyen guinéen, vivant à l'extérieur, ne se trouve pas comme membre dans ce gouvernement de transition malgré les énormes ressources parmi les Guinéens vivant à l’étranger( ...)
J’ espère, que les Guinéens de l’étranger vont s'organiser et protester contre cette fausse décision anti democratique de la CENI, pour que M. B.S.Sylla et beaucoup d'autres acceptent enfin leur appartenance à une Guinée unie et indivisible » .

Une synthèse de Mamadou Kaba Souaré
en collaborration avec Ghoudoussi Baldé et Aliou Souaré
Pour Africaguinee.com


  Rubrique: Interview  date: 27-Feb-2010 à 15:12:38  Partager:   :

 

 
Contacter Africaguinee.com :
(+224) 664 93 38 93
(+224) 656 93 38 93
(+224) 621 75 63 63


Twitter Facebook

 

 

ONG TCHAPE
Maghreb Arabe Presse
Africabox


The Nun'S copyright -- design by Nun'S