
Le président français Nicolas Sarkozy, en visite à Bamako dans la nuit de mercredi à jeudi pour rencontrer l'ex-otage français relâché par Al-Qaïda, a assuré que le Mali pouvait compter sur le "soutien" de la France pour une "lutte déterminée" contre les terroristes.
M. Sarkozy s'exprimait en présence de l'ex-otage français, du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner et du secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet.
"Je voudrais dire deux choses : je pense aux otages espagnols et italiens. (...) La deuxième chose, nous allons passer à une deuxième phase, qui est une phase de lutte déterminée contre ces assassins et terroristes et le Mali peut compter sur notre soutien", a déclaré M. Sarkozy devant la presse, au palais présidentiel.
La branche maghrébine d'Al-Qaïda avait libéré l'otage français mardi après avoir obtenu la remise en liberté de quatre islamistes détenus au Mali qu'elle réclamait. Mais elle séquestre toujours, dans le nord du Mali, trois Espagnols et un couple d'Italiens enlevés en Mauritanie.
Le président français a surtout rendu un hommage appuyé à son homologue malien Amadou Toumani Touré, qui l'avait accueilli à sa descente d'avion.
"Nous tenons à remercier - je veux le faire du fond du coeur - le président du Mali, qui a été un homme courageux, humain et qui a accepté de considérer que la vie dun homme, Pierre Camatte, méritait un certain nombre defforts, de prises de responsabilité", a dit le président français.
"Si le président ATT navait pas décidé ce quil avait décidé, je lai dit à Camatte, il ne serait pas là aujourdhui", a-t-il ajouté. "La décision d'Amadou Toumani Touré est la bonne, elle est sage", a-t-il insisté.
Sa visite intervient alors que le Mali est vivement critiqué par l'Algérie et la Mauritanie qui lui reprochent d'avoir fait libérer de présumés terroristes. En signe de protestation, ces deux pays ont rappelé leur ambassadeur à Bamako.
Interrogé sur cette crise diplomatique entre le Mali et deux de ses voisins, après la libération des quatre islamistes, M. Sarkozy a déclaré: "le rôle du président de la République française, cest de ramener vivant à la maison les ressortissants français. Notre certitude, notre conviction, cest que ceux qui ont pris Camatte avaient lintention de le tuer".
"Je ne parlerais pas de crise diplomatique, les contacts que nous avons avec les uns et les autres indiquent quil ny a pas de crise diplomatique", a-t-il dit.
Pierre Camatte, 61 ans, avait été kidnappé le 26 novembre dans un hôtel de Ménaka (nord-est) par des Maliens de la région qui l'auraient ensuite "vendu" à Aqmi, selon des sources maliennes. Depuis, le Français aurait été retenu par le groupe de l'Algérien Abdelhamid Abou Zeïd, responsable de l'assassinat en juin d'un otage britannique.
Le président français est resté deux heures à Bamako, avant de gagner Kigali.
Source:AFP |
  Rubrique: News Afrique  date: 25-Feb-2010 à 12:06:23  Partager:   :  |