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Fatou Bensouda, procureur adjointe de la CPI:" les auteurs des crimes du 28 septembre seront poursui





La procureur adjointe de la cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda a tenu une conférence de presse ce vendredi 19 février 2010 à Novotel à Conakry. Objectif : présenter à la presse nationale et internationale les résultats de la première phase d’enquêtes sur les massacres de manifestants le 28 septembre 2009 au grand stade de Conakry ,que son équipe a mené pendant quatre jours.

Après avoir remercié le nouveau chef de la junte militaire au pouvoir Général Sékouba Konaté et le Premier Ministre de la transition Jean-Marie Doré, la procureur adjointe du tribunal pénal international a longuement justifié l’atrocité des massacres du 28 septembre en Guinée : « Je voudrai dire aussi aux victimes que j’ai rencontrées et à la société civile l’importance que j’ai attachée à mes contacts avec elles. J’ai été particulièrement frappée par le courage des associations des femmes. Le 28 septembre 2009, au stade de Conakry et environs, les Guinéens ont été confrontés à des crimes atroces. Des hommes en uniformes se sont attaqués à des civils. Ils ont tué et blessé. En plein jour, ils ont brutalisé, violé, et soumis des femmes à des violences sexuelles inouïes », déplore-t-elle.


La Procureur adjointe de la CPI a officiellement déclaré que les crimes commis le 28 septembre relèvent des crimes contre l’humanité : « En tant que Procureur adjoint de la cour pénale internationale, je retiens de cette visite que des crimes de l’ordre de crime contre l’humanité ont été commis en Guinée. C’est un traumatisme pour toute la Guinée, pour tous les voisins de la Guinée, pour toute l’Afrique et l’ensemble de la communauté internationale »

Fatou Bensouda promet que les responsables suprêmes des massacres du 28 septembre seront sans aucun doute arrêtés, traduits en justice (en Guinée ou à la Haye), jugés et condamnés : « (…) Au lendemain de ces événements, la communauté internationale par la voie du groupe de contact sur la Guinée qui rassemble parmi d’autres la CEDEAO, l’union africaine, l’ONU, les pays africains du conseil de la sécurité, ainsi que les membres permanents du conseil a rappelé qu’il ne pouvait y avoir d’impunité pour les principaux responsables de ces crimes. Ils seraient jugés soit par les autorités guinéennes, soit par la cour pénale internationale. Il n’y a pas de troisième option. C’est pourquoi la Guinée peut aussi devenir un exemple. Si les autorités guinéennes jugent les principaux responsables de ces crimes atroces, cela servira la paix et la réconciliation nationale », suggère-t-elle.


Elle affirme que la junte et la CPI doivent travailler ensemble : « Le procureur de la cour pénale internationale Luis Moreno-Ocampo a annoncé le 14 octobre 2009 que la situation en Guinée était placée sous examen préliminaire, il a pris contact avec les États de la région, pour expliquer son action. Tous ont convenu que la justice devait suivre son cours pour que de telles violences ne se reproduisent plus. Faisant donc partie intégrante du système judiciaire guinéen et ces quelques jours de travail en Guinée ont confirmé que les institutions guinéennes et la cour pouvaient travailler de manière complémentaire », dit-elle.





Amady Ba a quant à lui salué la bonne collaboration de la junte militaire au pouvoir : « Les autorités guinéennes collaborent bien avec nous. Nous avons pu rencontrer librement toutes les personnes ou structures que nous avions souhaité rencontrer. Elles ne nous ont pas empêché de les rencontrer », dit-il.

Puis Amady Ba explique les chances des accusés d’être jugés par la justice guinéenne en Guinée : « (…) L’article 17 dans les textes de votre loi défini la capacité et la volonté de la justice à retrouver les auteurs et à les poursuivre. C’est-à-dire sans faire de simulacre au cours du jugement. Ce n’est pas seulement une affaire guinéenne. C’est une justice qui doit être offerte par la Guinée parce que la cour pénale internationale n’est pas une juridiction qui se substitue, au nom de la souveraineté à la Guinée. Elle est complémentaire au système judiciaire guinéen. La CPI n’intervient que lorsque le système judiciaire national est défaillant au point de ne pas pouvoir rendre de jugement. La Guinée étant partie intégrante du Statut de Rome, peut, en complémentarité avec la CPI, faire le jugement des auteurs des crimes du stade du 28 septembre. Je vous revoie donc à l’article 17 de vos textes de loi », a-t-il rappelé.


Il déclare que les enquêtes de la CPI ne s’intéressent ni à la commission d’enquête de la junte, ni même à la commission d’enquête de l’ONU : « La CPI ne tient pas compte des résultats de la commission nationale d’enquête ; elle ne tient non plus pas compte de ceux de la commission internationale d’enquête. Tout élément de preuve doit être recherché par le bureau du Procureur lui-même », conclut-il.


Un compte-rendu d’Abdourahamane Bakayoko

Depuis Conakry pour Africaguinee.com






  Rubrique: Politique  date: 20-Feb-2010 à 12:01:10  Partager:   :

 

 
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