
La Cour pénale internationale doit décider en appel, si le président soudanais, Omar el-Béchir, doit être inculpé de génocide.
La CPI a lancé son premier mandat d'arrêt contre un chef d'Etat en exercice l'an dernier, quand elle a estimé qu'Omar el-Béchir pouvait être tenu pour responsable de crimes de guerre au Darfour.
Mais la cour a rejeté la demande de l'accusation, qui souhaitait qu'il soit aussi accusé de génocide.
L'accusation avait fait appel de cette décision.
La Cour pénale internationale estime qu'il y a suffisamment de preuves pour croire que le président soudanais est responsable de meurtre, d'extermination, de torture, de viol et d'attaques contre des civils au Darfour.
Mais le mandat d'arrêt ne mentionne pas le crime de guerre le plus grave, celui de génocide, les magistrats ayant estimé que les preuves à charge n'étaient pas suffisantes pour penser que le gouvernement soudanais avait l'intention de détruire des groupes ethniques comme les Fur, les Masalit et les Zaghawa.
Que la cour décide ou non d'inclure le génocide dans le mandat d'arrêt, le président soudanais pourrait continuer à échapper à une arrestation.
La CPI ne dispose pas de force de police et elle dépend de l'obligation qu'ont les Etats de faire en sorte que les suspects sont envoyés à La Haye pour comparaître devant la justice internationale.
Source:BBC Afrique |
  Rubrique: News Afrique  date: 03-Feb-2010 à 10:10:57  Partager:   :  |