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Valse des élections:Silence, on vote!
[IMG1]Chers amis lecteurs,pendant que notre Premier ministre prend son bâton de pèlerin et tente de ramener les nombreux boudeurs de la Guinée à la raison, autour de nous, les choses bougent et les situations se nouent et se dénouent.
Avril a commencé avec la prestation de serment du voisin Wade après une élection emportée au premier tour et une campagne menée tambour battant envers et contre tous les détracteurs du doyen des Présidents africains. Il fêtera d’ailleurs sa victoire devant un parterre important de chefs d’Etats et de gouvernement dont le nôtre et beaucoup de handicapés démocratiques de la sous-région.
Quelques jours plus tard, c’est au tour de la Mauritanie de s’essayer -pour la première fois depuis l’indépendance du pays- à des élections libres et transparentes. Et d’après la prestation de serment de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le coup d’essai est devenu le coup de maître et surtout une grande leçon de démocratie pour le reste de l’Afrique.
Le Colonel Ould Val rejoint ainsi le club des putschistes “éclairés” que notre continent a eu dont Amadou Toumani Touré, Abdou Salami Aboubakar, Malam Wanké qui ont vite compris que l’on pouvait faire un énorme service à son pays sans s’accrocher à la branche présidentielle.
Silence, le Nigéria vote…
Chers amis lecteurs, croyez-moi, beaucoup n’ont pas assimilés la leçon de démocratie et continuent toujours à se tailler des constitutions à leurs mesures. Ce week-end, deux palais Présidentiels sont déclarés « à louer pour cinq ans » : l’Elysée et l’Aso Rock d’Abuja, le palais présidentiel de la république fédérale du Nigeria.
Le Président sortant, après plusieurs tentatives infructueuses de se tailler un costard constitutionnel, va devoir assister impuissant, à l’arrivée d’un nouveau président.Dans ce pays de plus de cent millions d’habitants, (le plus peuplé d’Afrique et le plus riche), c’est la première fois qu’un civil va remplacer un autre, amorçant ainsi, la toute première transition démocratique dans le pays des Green Eagles (nom de la fameuse équipe nationale de football).
Aussitôt que le poste de président a été déclaré vacant, les rivalités se sont déchaînées et tous les coups (bas) ont été employés pour soutenir les candidats.Atiku Aboubakar favori à la succession et ancien vice-Président de Obasanjo a failli payer cher son opposition au vieil homme, lors de la proposition de modification de la constitution. Il a été sauvé de justesse par la cour suprême, des allégations de corruption et de fraude qui ont tout de suite couru à son sujet après son limogeage (déclaré anticonstitutionnel d’ailleurs).
Chers amis lecteurs, chez nous en Afrique, l’imagination ne tarit pas quand il s’agit de frauder. À deux jours des élections, l’armée a intercepté des bulletins falsifiés dans la région de Kaduna et tenez vous bien les empreintes digitales étaient déjà apposées dessus. Le PDP est déjà pointé du doigt. Comme pour dire que le Président Obasanjo et son parti ne reculeront devant rien pour faire élire, Umaru Musa Yar'Adua, gouverneur de Katsina à la santé fragile et qui n’est autre que le frère de l’ancien général et richissime ami du Président Shehu Musa Yar'Adua.
Dans la catégorie des revenants, il faudra aussi compter avec l’ancien dictateur Muhammadu Buhari peu regardant des droits des journalistes ou des hommes tout court. Muhammadu Buhari est pourtant déclaré favori et semble déjà confortable dans cette position.
Les élections se sont déroulées dans une ambiance à couper avec du couteau, sur fonds de violence. Plus de deux cents personnes ont trouvé la mort depuis le 14 avril dernier, lors des élections des gouverneurs.Dans tous les cas, le nouveau Président devra pour marquer la différence avec les autres, s’attaquer à la question de la corruption qui a vu s’envoler plus de 352 milliards de dollars depuis le début de la production. Somme qui représente selon le quotidien français le monde “l'équivalent de quatre fois l'aide occidentale pour l'ensemble de l'Afrique ces quarante dernières années.
Il faudra aussi calmer les enragés de Port Harcourt, la capitale pétrolière du pays qui a enregistré le rapt de plus de 600 étrangers travaillant pour les compagnies pétrolières, depuis 2006.
Des hommes armées, qui réclament une meilleure répartition du revenu pétrolier.
France, tous ensemble contre Sarkozy…
La France elle vient de connaître une amélioration sensible, soit 15% du taux de participation aux élections Présidentielles comparé à celles de 2002.Les premiers résultats n’ont pas fait de surprises, Sarkozy reste en tête avec près de 30% des suffrages, suivi de Royal avec 25,%. Pas vraiment de quoi défaire les bagages des nombreux immigrants sans papiers vivant sur le territoire français. Je les entends déjà jurer d’ici en maudissant leur sort.
Que nos parents Diakhankè recherchent les chapelets dès maintenant pour rééditer leurs exploits de 1995 avec Jaques Chirac. Si non, plus de N’TAKHATO FARANCI (entendez, je vais en France en langue Diakhankè).Dans tous les cas, le 6 mai prochain nous dira, lequel des deux camps a su négocier avec le très bruyant Bayrou qui jouera certainement son poste de Premier Ministre et chef gouvernement avec le score qu’il vient de réaliser.
Au même moment, notre Premier ministre en séjour à Paris, a laissé échapper qu’il entend négocier le report des législatives en Guinée.
Dans tous les cas, on l’observe.
A la semaine prochaine !
Alpha Bacar Barry
Rédacteur en chef
d'Africaguinee.com
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  Rubrique: Coup de gueule  date: 23-Apr-2007 13:59:52  Partager:   :  |
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