
Les vendeurs de moutons destinés à la fête de la Tabaski, qui est célébrée ce vendredi en Guinée, attendent sans gros espoir les acheteurs, qui évoquent de leur côté les prix excessifs des bêtes, a constaté mercredi la PANA à plusieurs endroits de vente à Conakry.
Les moutons, importés pour la plupart du Mali voisin, se négocient entre 1.000.000 et 1.300.000 francs guinéens, soit entre 90.000 et 120.000 FCFA, tandis que les ruminants locaux se vendent entre 500.000 et 800.000 francs guinéens (environ 45.000 et 70.000 FCFA).
Les mêmes moutons venant du Mali, fait observer un acheteur, se négociaient l'année dernière entre 500.000 et 900.000 FG. La chute de la monnaie locale a provoqué la hausse du prix de vente de tous les moutons, explique pour sa part un vendeur.
Les commerçants évoquent le taux élevé du franc CFA (5000 FCFA = 65.000 FG) pour procéder à une hausse des prix de diverses denrées.
Avec l'argument de la faiblesse des salaires, notamment ceux des fonctionnaires du secteur public dont la plus forte rémunération n'excède pas souvent 200.000 FCFA le mois, beaucoup de fonctionnaires se retrouvent dans un groupe d'amis et de collègues pour côtiser en vue d'acheter un boeuf entre 1.500.000 et 2.000.000 FG qu'ils immolent et se partagent ensuite la viande à la veille de la fête, commémorée par plus de 90% des Guinéens qui sont de confession musulmane.
Les fidèles qui vont célébrer la fête dans les localités à l'intérieur du pays estiment que le mouton revient pour eux moins cher que dans la capitale, Conakry, où les prix de toutes les denrées de première nécessité ont flambé récemment.
Source:PANAPRESS |
  Rubrique: Société  date: 27-Nov-2009 à 13:21:20  Partager:   :  |