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Affaire China International Fund: La Guinée bradée à 7 milliards USD ?





Le scandale fait grand bruit tant à Conakry que dans le milieu international des affaires. A travers ce qu’il convient d’appeler un troc, le groupe China International Fund, basé en Angola, enregistré à Hong-Kong et Singapour, offre à la Guinée 7 milliards de dollars sous forme d’infrastructures (routes, compagnie aérienne, bus, métro de surface, électricité et eau etc.) et en retour explore et exploite tout ce que le pays recèle comme minerais ainsi que le pétrole et le gaz.

Ce qui apparaît comme une affaire simple pourrait se révéler le plus grand scandale que ce pays n’ait jamais connu.

7 à 9 milliards de dollars d’investissement. C’est le pactole que China International Fund (CIF) met sur la table pour récupérer ce que le pays a comme minerais et pétrole. Pour lever un tel fonds, il faut être un groupe très puissant.

Une nébuleuse certaine entoure pourtant le groupe China International Fund dont on ne connaît pas le quotta en Bourse. Cette transaction, c’est ce que l’on appelle le Paquet global, un partenariat stratégique basé sur un échange de minerais contre des infrastructures.

Alors que les odeurs du stade du 28 septembre ne se sont pas encore dissipées, le gouvernement, sous la houlette du ministre d’Etat chargé de la Construction, Boubacar Barry, et celui des Mines, Mahmoud Thiam, signe dans la précipitation un contrat avec un groupe d’investisseurs chinois. Ces Chinois ne sont pas reconnus par l’ambassade de Chine en Guinée qui a tenu à travers un communiqué officiel à lever toute équivoque.

La Guinée échange ainsi à travers ce partenariat ses minerais contre des infrastructures estimées à 7 milliards de dollars. D’abord, le ministre des Mines parle d’un contrat de 7 à 9 milliards de dollars, ce qui déjà ne veut rien dire et occasionne tous les doutes et suspicions. L’on peut comprendre que l’on signe un contrat de 7 milliards, de huit milliards, de 9 milliards, mais l’on comprend difficilement ce qu’est un contrat de 7 à 9 milliards.

Dans un contrat, les termes sont chiffrés et précis mais dans le cas d’espèce tout porte à croire que l’on ne connaît pas le montant réel de la transaction. En réalité la Guinée ne connaît rien du tout. Elle ne sait pas ce qu’elle offre à ces Chinois puisque elle-même ne saurait évaluer ses potentialités minières non déjà répertoriées. En somme, nous vendons quelque chose que nous ne connaissons pas. Ce n’est donc pas étonnant que ce contrat soit chiffré entre 7 milliards à 9 milliards de dollars. Il pourrait être de 30 milliards de dollars, le pays étant un véritable scandale géologique.

Mieux, rien qu’un contrat dans le cadre seul du pétrole et du gaz dépasse les 09 milliards de dollars. Ce qui n’a pas manqué de faire dire à certains spécialistes que ce contrat a été signé avec beaucoup de légèreté. Serait-ce alors un marché de dupes ?

Le ministre des Mines affirme que les concessions déjà attribuées ne sont pas concernées par le paquet global mais à travers une société qui sera créée avec ces Chinois, l’Etat y transférera les parts qu’elle détient dans les sociétés minières déjà existantes. Qu’est-ce à dire ? Que les Chinois auront une main mise certaine sur la CBG, la Sag, la SMD, etc.

Les sociétés existantes occupent des domaines dont les ressources et réserves sont déjà évaluées. Ce que la Guinée offre aux Chinois d’Angola, ce sont des permis sur des périmètres non évalués mais qui sont très importants vu les capacités minières de ce pays. Le plus étonnant, c’est qu’aucun géologue de China International Fund n’est venu évaluer ce que la Guinée leur offre.

En 2008, le gouvernement guinéen devait conclure avec la république populaire de Chine (pas des Chinois d’Angola) un paquet global estimé à plus de 20 milliards de dollars. Ce contrat n’a jamais vu le jour mais le pays s’engageait à échanger ses minerais contre des infrastructures qui comprenaient notamment :
- Dans le domaine de l’Agriculture, la réhabilitation et l’appui à la mise en valeur de 10.000 Ha, l’aménagement hydro-agricole et l’appui pour la mise en valeur de 81.648 Ha et la réalisation des infrastructures d’accès aux marchés.

- Dans le domaine de l’Energie et de l’Hydraulique, l’adjonction d’une capacité de production thermique de 42 MW (station de Manéah) ; la réalisation de 10 mini et micro centrales d’une puissance de 1 à 20 MW (sur toute l’étendue du territoire) ; la réalisation et l’aménagement hydro électrique de Souapiti y compris l’impact environnemental et social ; l’aménagement hydro électrique de Amaria, Morissanako, Diaoyah et Gozoguizia.

- Dans le domaine des Transports, la construction d’un aéroport international qui sera relié à la ville de Conakry par une autoroute de 50 Km ; la construction de 666 Km de chemin de fer Conakry-Kankan et interconnexion avec les chemins de fer de la sous-région, dont les 40 premiers Km à court terme ; la construction de 1.938 Km de chemin de fer sur d’autres parties du territoire ; la construction d’une autoroute Conakry – Mamou de 266 Km ; la construction d’autoroutes sur toute l’étendue du territoire (2.934 Km) et la réalisation de 3 ports (Conakry, Boké et Kamsar). Ces projets à eux seuls étaient évalués à 20 milliards 1 million 381 mille 584 dollars américains.

Aujourd’hui, avec la nébuleuse qui entoure le contrat avec la CIF, on ne sait pas ce que la Guinée pourrait attendre réellement de ces Chinois d’Angola.

Il est prévu notamment la création d’une compagnie aérienne et deux airbus sont attendus à cet effet. Il est un secret de polichinelle que l’aéronautique bat actuellement de l’aile et plusieurs compagnies ont été obligées de mettre la clé sous le paillasson. Depuis d’ailleurs les attentas du 11 septembre 2001, les cimetières d’avion ne se comptent plus. C’est à qui sera le premier à fourguer son avion. La Guinée dans ce contrat est obligée d’acheter à prix fort (ce sont les Chinois qui livrent et facturent à leur guise ces appareils) des avions dont l’utilité n’est pas évidente. Sans oublier cent autres bus qui seront livrés alors que ceux qui existent déjà sont mal gérés.

Un autre problème que soulève ce contrat, c’est sa ratification par l’Assemblée nationale. Comme on le sait, celle-ci a été dissoute depuis le 23 décembre 2008. Or pour qu’un tel contrat ait force de loi, il faut bien qu’il soit examiné par la Cour suprême et ratifié par l’Assemblée nationale.

Les Chinois d’Angola qui connaissent cette pertinence des dispositions, se sont néanmoins aventurés dans cette transaction. Que cache en réalité ce contrat ?

Déjà, dans une déclaration, les Forces vives ont annoncé que ce genre de contrat sera réexaminé. Quelles garanties sérieuses les Chinois d’Angola ont-ils pour se risquer dans cette aventure ? Etonnant en tout cas pour des hommes d’affaires aguerris qui peuvent mobiliser 7 milliards de dollars.

Le chef de la junte qui s’est élevé contre le bradage de l’usine Friguia est-il au fait des contours de ce contrat que le ministre des Mines tient à garder secret ? S’il ne l’est pas, il est encore temps pour lui de dénoncer l’arnaque. Ce serait déjà cela…
En attendant, ce contrat est déjà baptisé ‘’Boubagate’’ du nom du ministre d’Etat, Boubacar Barry, qui pilote l’affaire. Nous y reviendrons.

Source: Nouvelle Elite, partenaire d'Africaguinee.com


  Rubrique: Economie  date: 03-Nov-2009 à 20:55:52  Partager:   :

 

 
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