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Kabinet Komara, chef du gouvernement:"Je reste pour l'intérêt de la nation..."





Après la série de démissions au sein de son gouvernement, le premier ministre Kabinet Komara refuse pour l'instant de quitter "le navire". Le chef du gouvernement préfère le dialogue comme solution à la crise guinéenne, sans prendre position entre les forces vives et la junte du Capitaine Moussa Dadis Camara...

Monsieur le Premier Ministre, nous enregistrons déjà trois démissions au sein de votre gouvernement. Qu’en est- il exactement ?

Kabiné Komara : Effectivement, trois membres du Gouvernement ont signifié leurs démissions sur les ondes étrangères. Il s’agit du Ministre de l’agriculture, celui de la fonction publique, et celui de l’information et de la culture. Ces trois personnalités sont des citoyens guinéens auxquels il avait été fait appel pour venir librement servir leur pays. Aujourd’hui, ils estiment ne plus pouvoir continuer à le faire pour des raisons qu’ils ont évoquées. Je respecte leur choix. Nous ne pouvons qu’en prendre acte et resserrer les rangs afin que le travail gouvernemental soit effectué malgré les difficultés. Pour qu’aussi l’essentiel soit préservé notamment la cohésion nationale et la sérénité.

Des bruits courent sur votre éventuelle démission. A quoi peut-on s’en tenir aujourd’hui ?

Ce n’est pas la première fois que de telles rumeurs circulent en ville. Cela a commencé avec mon voyage en Egypte où je devais participer à une importante réunion mais aussi démissionner de la Banque dans laquelle j’ai travaillé pendant 14 ans, ces rumeurs ont été rependues partout. Il en fut de même de mon récent voyage à Ouagadougou. Ce qui est important, c’est que tout le monde sait que je ne suis pas venu en Guinée pour m’enrichir ou pour me servir mais pour servir mon pays et son peuple en toute loyauté, avec tout le sacrifice qu’il faut et animé d’un profond esprit patriotique.

Vous savez, aujourd’hui, ma situation s’apparente à celle d’une personne dans un navire à bord duquel deux groupes de sa famille sont en mésentente. Par la suite, une étincelle jaillie, le navire prend feu et l’incendie se propage et me voilà partagé entre deux choix :
Le premier est de chercher à sauver ma tête en me jetant à l’eau et en laissant le navire en feu ;
Le second est d’avoir le courage avec toutes les personnes de bonne volonté de contribuer à ramener les uns et les autres à tirer les leçons de la catastrophes puis les réconcilier par la recherche concertée des voies et moyens permettant d’éviter une telle catastrophe à l’avenir.

C’est après tout cela qu’on peut penser à son propre sort. J’ai fait ce deuxième choix pour l’intérêt supérieur de la nation. Je peux ne pas être compris par certains y compris par des amis sincères et même par des membres de ma propre famille. Mais je considère qu’à un certain moment critique, quand on est animé d’une grande sincérité et d’une profonde conviction de la nécessité à sauver son pays s’impose. Ce choix dans la situation critique actuelle n’est qu’une continuation de ma décision de quitter l’Institution pour laquelle je travaillais en ne comptant pas sur les retombés égoïstes.

Peut-on aujourd’hui savoir vos sentiments par rapport aux évènements tragiques du 28 septembre 2009 ?

Je voudrais, d’entrée de jeu, dire que c’est avec le cœur meurtri que je vois la nouvelle image de déshonneur qui caractérise notre pays sur la scène internationale depuis ces évènements tragiques. En effet, ce jour du 28 septembre 2009 a connu la disparition tragique de dizaines de nos compatriotes et le bafouèrent de l’intimité de certaines de nos sœurs. Quoi de plus condamnable et de plus regrettable ? Tout en m’inclinant pieusement devant la mémoire des disparus, je voudrais lancer un appel à tout un chacun pour aider les différentes victimes à panser leurs plaies et éteindre leurs compréhensives rancœurs. Comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas une question de nombre car tout guinéen tué c’est une mort de trop et toute guinéenne bafouée dans sa dignité, c’est une atteinte à la dignité de chacun d’entre nous. C’est pourquoi, au-delà de la nécessaire recherche de la justice, nous devons compatir aux douleurs des victimes, apaiser les haines et nous engager dans la voie de la réconciliation pour enfin mettre le pays sur la voie du progrès.

Que s’est-il réellement passé à Abuja où l’avenir de la Guinée semblait se décider ?

Kabiné Komara: Contrairement à ce que les medias ont indiqué, je n’ai pas pris part à la dernière réunion du Groupe de contact international sur la Guinée qui s’est tenue à Abuja, le samedi 10 et dimanche 11 octobre. J’étais plutôt à Ouagadougou au Forum Mondial sur le développement durable.

Nous devrons prendre positivement le fait que la communauté internationale s’intéresse à notre pays à travers tous les pays, organisations et les institutions représentées dans le G.C.I. Les guinéens doivent savoir que toutes ces instances doivent s’appuyer d’abord sur les intelligences et la détermination dont eux mêmes feront preuve au sein de leur patrie. Cependant, j’ai lu le communiqué final du Groupe de contact International sur la Guinée. Il est important de noter que dans ce communiqué, le G.C.I réaffirme son soutien à la médiation du Président Blaise Compaoré. A mon avis, ce communiqué impose des obligations à toutes les parties pour une sortie de crise heureuse. Quelle que soit la qualité du médiateur, sa mission ne pourra réussir que si les parties en présence sont animées d’une volonté sincère de parvenir à un résultat positif. C’est pourquoi, à cet effet, je lance un appel à tout un chacun pour mettre l’intérêt supérieur du pays au dessus de tout.

Comment entrevoyez- vous votre avenir ?

Comme je l’ai dit dans mon discours de prise de fonction en tant que Premier Ministre, ma seule ambition en acceptant d’occuper la primature était de contribuer à parvenir à une transition réussie pour que le pays soit remis dans las mains des personnes que le peuple aura librement choisies. Pour ce faire, je m’étais engagé à servir avec équité et sans esprit partisan. Ce qui veut dire que je ne suis intéressé à rien au terme de la transition. Cette position demeure inchangée. Je ne suis candidat à rien. Ce qui est important actuellement, c’est de prôner la pondération, la retenue et la réconciliation. Je fais et ferais tout ce qui est à mon pouvoir dans ce sens avec toutes les autres bonnes volontés dont notre pays, quoi qu’on dise, continue de recéler fort heureusement.

Propos recueillis par Lanciné Camara
Source:Guineenews


  Rubrique: Interview  date: 16-Oct-2009 à 15:06:06  Partager:   :

 

 
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