
La Chine a défendu jeudi sa coopération avec la Guinée après avoir été accusée de faire le jeu de la junte du capitaine Dadis Camara avec des projets présumés d'investissements de plusieurs milliards de dollars.
Tout en refusant de confirmer ces projets, impliquant une société basée à Hong Kong selon le Financial Times, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a mis l'accent sur "l'amitié traditionnelle de la Chine et de la Guinée".
"Notre coopération est basée sur l'égalité et le bénéfice mutuel. Elle est en accord avec les normes internationales et les intérêts fondamentaux des deux peuples", a déclaré M. Ma Zhaoxu à la presse.
La junte au pouvoir est accusation après une sanglante répression par l'armée d'une manifestation de l'opposition à Conakry le 28 septembre.
Selon le Financial Times, le ministre guinéen des Mines Mohamed Thiam a affirmé que la China International Fund (CIF), alliée au pétrolier public angolais Sonangol, pourrait financer pour sept milliards de dollars de projets miniers, pétroliers et d'infrastructure dans le pays au cours des prochaines années, une manne dans ce pays.
Selon la Banque mondiale, le produit intérieur brut de la Guinée était de 4,3 milliards de dollars en 2008. Le pays est le premier exportateur de bauxite au monde et a d'amples réserves d'or, uranium, diamants et minerai de fer.
M. Ma a refusé de commenter ces informations en indiquant que CIF était une entreprise basée à Hong Kong.
Etablie dans la Région administrative spéciale chinoise en 2003, CIF mène à bien de vastes projets de construction d'infrastructures et de logements publics en Angola, pour "partager sincèrement les expériences et réussites des réformes économiques de la Chine avec les pays en développement", selon son site internet.
Après la répression de Conakry, qui a fait plus de 150 morts selon l'ONU, la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a dénoncé les "tueries brutales" et son président, le Nigérian Umaru Yar'adua, a réclamé une enquête internationale.
L'Union européenne a réclamé des poursuites contre la junte, les Etats-Unis lui ont demandé de quitter le pouvoir.
Le bureau du procureur de la Cour pénale internationale a annoncé mercredi procéder à un "examen préliminaire" afin de déterminer si des crimes relevant de la compétence de la Cour ont été commis lors de la répression.
Source:AFP |
  Rubrique: Politique  date: 15-Oct-2009 à 22:03:56  Partager:   :  |