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Crimes du 28 septembre à Conakry:le triste sort du Capitaine Dadis….





Il ne fait plus rire, son « cas » inquiète les Guinéens et la communauté internationale. Après son « show » du 28 septembre dernier, le Capitaine Moussa Dadis Camara est devenu le « Guinéen » le plus hait de la planète ! En tuant, violant, blessant son peuple, la junte du Capitaine Dads a franchi lundi la "ligne rouge". Désormais, comme un roi nu, le Capitaine Dadis Camara compte ses jours à la tête de l’exécutif guinéen.

Son sort, hélas peu enviable va clôturer sa sale besogne. Et pourtant, il était prévenu ! Seul au monde, acculé par la communauté internationale, vomi par ses compatriotes, le Capitaine Dadis médite sur le sort qui l’attend. Cependant plusieurs indices nous montrent que le chef de la junte a trois portes pour quitter le kibanyi présidentiel. Voyons lesquelles…

Première porte : L’exil

Si le maintient du Capitaine Dadis inquiète les Guinéens, l’autre problème qui se pose aux médiateurs internationaux (avec l’ex tueur de Sankara, Blaise Compaoré), c’est où mettre le « problème Dadis » pour calmer ses compatriotes qui lui vouent une haine sans borne depuis le 28 septembre dernier. Selon les mauvaises langues, deux points de chute pourrait « sauver » le soldat Dadis s’il accepte de rendre le tablier (ce qui est loin d’être sûr).

Primo, le Sénégal de son « père » Wade .Dakar pourrait offrir un abri (temporaire à Dadis et ses complices) en attendant que la justice internationale ne fasse son job. Actuellement décrié par ses homologues de la sous-région (il a annoncé sa candidature pour la présidentielle de 2012), Gorgui Wade peut libérer la Guinée de la « plaie » Dadis.Et le chef de la junte guinéenne peut compter sur Gorgui pour retarder son « procès « avec la justice internationale. Le cas du tchadien Hussein Habré démontre à suffisance la capacité de Gorgui à dribbler ceux qui s’opposent à sa volonté. Quit à protéger un….tueur ! Et comme Dadis est son « fils », rien ne l’empêche de se faire « oublier » à Dakar le temps de calmer les esprits surchauffés à Conakry où sa tête est mise à prix !Mais ‘Celui qui règne par les armées périra par les armes’...




Secundo, le Burkina Faso du médiateur Blaise Compaoré est une « seconde chance » pour Dadis. Fin connaisseur du dossier « libérien, léonais et…ivoirien », le président du Faso peut offrir l’asile au « psychopathe » Dadis s’il renonce au Kibanyi présidentiel. Et des garanties de protection, Blaise Compaoré a plus d’un argument pour le protéger au nom de la « sauvegarde de la paix et de la stabilité » pour la sous-région qui ne veut qu’une chose : se débarrasser de ce dangereux capitaine !Devenu « ami » de Gbagbo, doyen des chefs d’Etat de la CEDEAO( il est au pouvoir depuis la sanglante journée du 15 octobre 1987) le médiateur Compaoré peut calmer les esprits occidentaux pour offrir un sursis au « psychopathe » Dadis, le temps d’approfondir les enquêtes internationales pour mieux épingler les tueurs du 28 septembre. Bien entendu, s’il reste au pouvoir, Dadis va mettre les bâtons dans les roues de toute commission d’enquête, car « ordres viennent de la présidence », comme le témoigne François Fall.Mais ‘Celui qui règne par les armées périra par les armes’...

Deuxième porte : la prison

Et oui !La communauté internationale veut la peau de notre Dadis national. Les américains, la France, les nations unies veulent « punir » ces actes barbares commis en plein jour aux yeux de tous.

Et tout porte à croire, que notre Dadis national devra répondre des accusations de « crimes contre l’humanité » devant la Cour pénale internationale de la Haye

Pour la haut commissaire aux droit de l’Homme, Mme Nancy Pillay : « Le bain de sang de lundi ne doit pas ajouter au climat d'impunité qui règne depuis des décennies dans le pays, ».
Au sein de l’Union européenne, le message est très clair. Ceux qui ont tués et violés vont rendre des comptes, sans oublier bien sûr notre Dadis national : « Il est clair que ceux qui sont responsables pour ces crimes devront être traduits devant la justice.", a prévenu Karel De Gucht, Commissaire européen pour le développement et l'aide humanitaire.




Mais la palme revient au secrétaire général de l’organisation internationale de la francophonie Abdou Diouf, qui veut clairement mettre « châtier » les coupables de ces massacres du 28 septembre : « Je considère que la chose la plus ignoble de la part d’un gouvernement, c’est de tirer sur des populations désarmées, des populations organisant une manifestation pacifique. Et aboutir à tant de morts, je considère que la communauté internationale doit faire en sorte que les responsables de cette tuerie, ceux qui l’ont exécutée, ceux qui l’ont ordonnée, soient recherchés, jugés et châtiés ».

Quand aux américains du « cousin » Obama, ils « surveillent les actions extra-légales de l'armée et du gouvernement ».
Et tout porte à croire, que notre Dadis national devra répondre des accusations de « crimes contre l’humanité » devant la Cour pénale internationale de la Haye.Car, ‘Celui qui règne par les armées périra par les armes’.

Déjà des avocats se préparent pour « l’accusé » Dadis comme son illustre « frère », Charles Taylor qui séjourne actuellement dans la prison 5 étoiles de la Haye.Et Dieu sait que les preuves et témoignages ne maqueront pas, car les victimes n’ont plus peur et les Guinéens aussi ! Ceci en attendant les résultats des enquêtes sur ces crimes.Car, ‘Celui qui règne par les armées périra par les armes’...

Troisième porte : Le cercueil

En huit mois de service, le Capitaine Dadis Camara est devenu le citoyen le plus détesté par ses compatriotes. Jamais de mémoire de Guinéens de tels crimes ont été commis aux yeux de tous. Deux menaces risquent de mettre prématurément notre Dadis national dans un cercueil.




Primo, la vindicte populaire risque de le déloger de son kibanyi, souillé de sang depuis ce jour fatidique du 28 septembre. A côté des tueries en série, des viols et autres, le Capitaine Dadis Camara a ajouté son « grain de sel » dans ce travail macabre de son régime :faire disparaître les corps. Résultat, beaucoup de familles ne peuvent pas faire leur deuil, sans voir les corps de leurs proches ! Pire, il nie toute responsabilité dans ces tueries et préfère indexer les « opposants » comme coupables du massacre. Une insulte à la mémoire des victimes et à toute conscience éprise de justice.Et la haine sans borne que lui voue sa population risque de créer un assaut final contre son bunker du Camp Alpha Yaya Diallo. Comme l’avait fait d’ailleurs le peuple roumain contre le dictateur Caucescu en 1989, qui a été exécuté par une foule en furie.Bien entendu, ‘Celui qui règne par les armées périra par les armes’...

Secundo, l’armée guinéenne est sur le qui vive. Partagée entre le sentiment de servir « loyalement » leur frère d’armes Dadis et surtout restaurer l’image écornée des hommes en uniforme accusés de toutes les exactions contre les populations. Mais un autre crime et non le moindre a été commis par notre Dadis national si les enquêtes le confirme : celui de haute trahison contre l’Etat et l’armée, car plusieurs témoignages ont confirmé la présence de mercenaires libériens (ex rebelles de l’ULIMO) au sein de la garde rapprochée de Dadis.




L’opposant François Fall présent sur les lleux témoigne : « L'ordre de sévir est venue de la présidence. Son ministre de la sécurité était présent et c'est son propre aide de camp, le lieutenant Toumba, qui commandait les bérets rouges. Ces derniers, recrutés en Guinée Forestière, sont des anciens miliciens de l'ULIMO, le groupe rebelle impliqué dans la guerre civile au Liberia. On reconnaît leur méthode : se droguer, boire, et violer les femmes. » SIC¨ !

Si les enquêtes le confirment, cette trahison de Dadis peut lui coûter cher, car ses « frères d’armes » ne supporteront pas de se faire coiffer par des mercenaires étrangers. Récemment un militaire du bataillon autonome des troupes aéroportées(BATA) a confirmé ce recrutement fantaisiste de notre Dadis national et ses complices : « Il y a même des miliciens venues du Libéria qui sont actuellement incorporées au sein de l’armée guinéenne, au sein du BATA, sans aucune éducation militaire ! ».Et la colère gronde dans les garnisons car la junte a « trahi » et une mutinerie est à craindre. » Ce qui préoccupe nos chefs c’est comment rester au pouvoir, car ils ne veulent pas quitter. C’est maintenant qu’on voit le vrai visage de ces chefs. Nous sommes marginalisés dans l’armée, on ne peut pas parler”, ajoute ce militaire du BATA.

Et comme notre Dadis national,( pour sauver sa peau) a avoué l’inavouable : « L'événement m'a débordé. Cette armée, je ne contrôle pas toutes ses activités (...). Dire que je contrôle cette armée, ce serait de la démagogie",a-t- il confié au lendemain des massacres du 28 septembre à Conakry.Bien entendu, ‘Celui qui règne par les armées périra par les armes’...

En définitive, le chef de la junte guinéenne, coincé comme un « rat » continue de multiplier les « bourdes » au risque de plonger son pays dans une crise à l’issue fatale. Devenue une « plaie » pour ses compatriotes, isolé par la communauté internationale, le Capitaine Dadis médite sur le triste sort qui l’attend. Bien entendu, les forces vives guinéennes ont décidé de le « disqualifier » pour diriger la transition. L’arrivée à Conakry du « Docteur Compaoré » suffira-t-il à soigner la « plaie » Dadis et ses complices ? Et bien les remèdes du « Docteur Compaoré » s’annoncent douloureuse pour Dadis , qui risque de commettre la dernière bourde :s’accrocher à son fauteuil, quit à le poser sur une montagne de cadavres pour échapper à la justice. Bien entendu, le destin des 9 millions de Guinéens se trouve entre leurs mains. Et dans ce bras de fer entre Dadis et son peuple, les dés sont jetés. Car au prix du sang, les Guinéens aspirent à la liberté et la botte militaire de Dadis n’a gagné qu’une bataille mais pas la lutte de son peuple contre la dictature. Mais ceci est une autre histoire. A la semaine prochaine !


Amadou Diallo
Pour Africaguinee.com

  Rubrique: Coup de gueule  date: 15-Oct-2009 10:46:46  Partager:   :

 

 
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