
Alpha Condé, leader du Rassemblement du peuple de Guinée(RPG)
Le seul problème qui se pose aujourd’hui, c’est le départ du CNDD et des militaires au pouvoir. Et c’est après seulement leur départ qu’on peut parler d’un gouvernement de transition. Nous sommes tous d’accord avec les forces vives de ne plus dialoguer avec le pouvoir. Il n’est pas question qu’on accepte une quelconque négociation avec le pouvoir actuel. Après les massacres qu’on a jamais vu aujourd’hui en Afrique, après ce qu’on a vu lundi, on ne peut pas continuer avec ce pouvoir. Il ne faut pas oublié que le président aime qu’on lui dise « Président du CNDD, Chef de l’Etat, Président de la République et Commandant en chef des forces armées guinéennes ».Il ne faut pas oublier non plus que les massacres ont été dirigé par le commandant Diakité dit Tomba qui est son aide de camp et qui dirige la garde présidentielle. Donc les gens étaient dans le stade et non dans la rue pour venir les tuer à bout portant ; comment voulez- vous qu’on dialogue avec ce pouvoir ?(…).Les élections seront possibles en janvier mais pas avec le CNDD. Une fois le départ de la junte, le gouvernement de transition aura comme tâche, celle d’organiser ces élections. Je pense que ce sera possible. »

Mouctar Diallo, leader des Nouvelles forces démocratiques-NFD
Nous pensons que le communiqué du chef de la junte, (relatif à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, ndlr), est une diversion. On ne peut pas donner des instructions de massacrer le peuple, parce que les instructions viennent de lui, c’est son aide de camp , l’adjoint de ce dernier qui est le neveu de Dadis qui ont conduit les opérations qui ont aboutit au massacre des Guinéen ;et donc il ne peut pas nous parler de la mise en place d’une commission d’enquête par ces services. Nous souhaitons absolument et cela est même inévitable, qu’il y ait une commission d’enquête indépendante qui se chargera de faire toute la lumière sur ces évènements tragiques. Mais cette commission doit être mise en place par des organisations et des institutions fiables comme la CEDEAO, l’Union Africaine, l’ONU…Par rapport à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, pour nous ce n’est même pas un point à l’ordre du jour. Nous ne sommes pas prêt à dialoguer avec sanguinaire. »
Une synthèse d'Amadou Diallo
Source:RFI |
  Rubrique: A vous la parole  date: 03-Oct-2009 à 14:02:07  Partager:   :  |