
Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie :
Je suis horrifié par ce qui s’est passé en Guinée. Je considère que la chose la plus ignoble de la part d’un gouvernement, c’est de tirer sur des populations désarmées, des populations organisant une manifestation pacifique. Et aboutir à tant de morts, je considère que la communauté internationale doit faire en sorte que les responsables de cette tuerie, ceux qui l’ont exécutée, ceux qui l’ont ordonnée, soient recherchés, jugés et châtiés Je présente également mes condoléances aux familles des victimes. J’ai vraiment beaucoup de compassions, beaucoup de peines devant ce qui s’est passé. J’ajoute que le Capitaine Dadis, la junte, le premier ministre et les membres du gouvernement doivent respecter leur engagement. Cet engagement, le Capitaine Dadis l’a pris devant la communauté internationale. Il me l’a répété plusieurs fois ce t engagement lié à l’organisation rapide des élections selon le chronogramme qui a été adopté et de ne pas participer lui-même à ces élections pour qu’on ait des élections libres, transparentes, équitable, pour que le peuple de Guinée puisse choisir librement, ses dirigeants politiques.

Jean-Ping, président de la commission de l’Union Africaine
"Le processus de retour à l’ordre constitutionnel était bien établi. Le Capitaine Dadis Camara s’était engagé à ne pas se présenter aux élections. L’organisation des élections se préparait. C’est la décision annoncée indirectement indiquant que le Capitaine Dadis allait revenir sur sa décision de ne pas se présenter aux élections qui est la raison évoquée par les manifestants. Nous appelons le Capitaine Dadis à respecter ses engagements de ne pas se présenter à ces élections. Nous sommes très préoccupés face à la situation. Les tirs contre les civils ont été condamnés fermement par la commission de l’Union Africaine. Nous demandons la libération immédiate des personnes arrêtées notamment les dirigeants des partis politiques et leurs sympathisants. Nous demandons aussi de faire respecter la liberté d’expression et de rassemblement.

Secrétariat d'Etat, USA
Les États-Unis condamnent l'action éhontée de l'armée guinéenne et l'utilisation inappropriée de la force contre des civils le 28 Septembre. Selon certaines informations, les troupes de la Garde présidentielle ont ouvert le feu sur des manifestants pacifiques et non armés, tuant au moins 157 personnes et en blessant plus de 1.200. L'armée est aussi accusée d'avoir perpétré des viols brutaux et de violences sexuelles sur les femmes des manifestants et des passants au cours de son saccage.
Nous exigeons la libération immédiate des dirigeants de l'opposition et un retour à un régime civil dès que possible, un geste que le peuple guinéen continue de réclamer. Les Etats-Unis insistent également pour que le Conseil national pour la démocratie et le développement respecte les engagements qu'elle a pris et ne pas présenter de candidats lors des prochaines élections de la Guinée.
Les États-Unis continueront à surveiller les actions extra-légales de l'armée et du gouvernement et continuera à travailler avec ses partenaires internationaux - le Groupe de contact international sur la Guinée - pour soutenir une transition pacifique en Guinée

Alain Joyandet, Secrétaire d’Etat français à la Coopération :
"Je tiens à faire part de l'émotion de la France, de notre indignation à la suite des événements de Conakry, où les militaires ont tiré sur une foule pacifique, tuant et blessant plusieurs dizaines de personnes. La situation est très préoccupante (…)Il est absolument capital que les leaders politiques soient protégés et qu'ils puissent sortir de ces événements (avec) la capacité de conduire leur action politique".
Une synthèse de Mamadou Kaba Souaré
Source :RFI/AFP
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  Rubrique: A vous la parole  date: 30-Sep-2009 à 12:01:25  Partager:   :  |