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Alain Joyandet, secrétaire d'Etat français à la coopération:"il n'est pas certain que le capitaine D


[IMG1]Quelques jours après sa visite à Conakry, le secrétaire d'Etat français à la coopération, Alain Joyandet ne cache pas son pessimisme sur la tenue des élections présidentielles en décembre prochain en Guinée.Dans cette interview, Alain Joyandet revient sur son périple africain, ainsi que la position de la France vis-à-vis des autorités guinéennes et du nouveau régime mauritanien dirigé par le Général Ould Abdel Aziz...

Le journal du dimanche(JDD):Pourquoi avez-vous décidé de vous rendre en Guinée lundi, où vous avez rencontré le capitaine Moussa Dadis Camara, chef d'une junte militaire arrivée au pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat fin 2008?

Alain Joyandet:Il était nécessaire que la France vienne redire les exigences de la communauté internationale, à savoir le retour de la Guinée vers la démocratie. Quand j'ai rencontré le capitaine Camara le 3 janvier dernier, il a pris trois engagements: former un gouvernement civil, provoquer des élections avant la fin de l'année et ne pas se présenter personnellement à ce scrutin. Selon ce que j'ai pu constaté lundi, ses intentions sont intactes. Il a d'ores et déjà formé un gouvernement civil. Mais il rencontre des difficultés pour organiser des élections car il n'y a pas encore de consensus national. Dans ces conditions, il n'est malheureusement pas certain qu'il puisse organiser ce scrutin avant la fin de l'année.

La France est-elle prête à augmenter son aide si Conakry tient ses engagements?

La France a déjà promis 2,2 millions d'euros à la Guinée pour organiser des élections. Ce à quoi devraient s'ajouter encore 800 000 euros. Les opérations de coopération, hors interventions humanitaires et alimentaires, sont suspendues depuis le coup d'Etat. Mais si les conditions sont respectées, on reprendra l'ensemble de nos programmes, voire de manière plus intense.

Quand vous décidez de participer à la cérémonie d'investiture du président Mohamed Ould Abdel Aziz, général putschiste, quel est le message de la France?

La France a une attention particulière à l'égard de la Mauritanie. Nous sommes son premier partenaire en matière de coopération. Le 18 juillet dernier, Mohamed Ould Abdel Aziz [auteur d'un coup d'Etat le 6 avril 2008 contre le premier président démocratiquement élu en Mauritanie, Sidi Ould Cheikh Abdhalli, ndlr] a été régulièrement élu. J'ai assisté à son investiture à la demande du président Nicolas Sarkozy, afin de saluer le retour de la Mauritanie à la démocratie. Nous souhaitons désormais redéfinir nos programmes de coopération avec le nouveau gouvernement.


Plusieurs associations ont critiqué votre visite dans ces deux pays, où les dirigeants d'aujourd'hui sont les putschistes d'hier...

J'ai été suffisamment ferme avec la Mauritanie quand ses dirigeants n'étaient pas en accord avec les procédures électorales exigées par la communauté internationale pour être aujourd'hui à leurs côtés. Ils ont respecté les demandes de la communauté internationale. Le général Mohamed Ould Abdel Aziz a démissionné de l'armée. Il est redevenu un candidat comme les autres. Tous ceux qui voulaient se présenter aux élections ont pu le faire. Le Conseil constitutionnel a validé les résultats et la communauté internationale a estimé que l'élection s'étaient bien déroulée*. Dans ces conditions, il n'y a pas de raison pour que la France ne signifie son adhésion à ce processus et ne poursuive son partenariat avec la Mauritanie. J'assume ces déplacements voulus par Nicolas Sarkozy.

Après s'être arrogé les pleins pouvoirs, le président du Niger, Mamadou Tandja, a organisé un référendum controversé mardi censé lui permettre de se représenter ad vitam eternam. Qu'en pensez-vous?

Je ne peux faire aucun commentaire à l'heure actuelle. Le président Sarkozy a fait une déclaration très claire à ce sujet [il a jugé "inquiétante et décevante l'évolution de la situation au Niger, ndlr]. Il faut attendre de connaître le taux de participation réél. Apparemment, selon les premiers résultats qui ne sont pas contestables, le "oui" l'emporte largement. Mais la procédure reste très contestable.

Il y a un peu plus d'un an, vous confiiez au JDD.fr que la France était "au seuil d'une nouvelle relation" avec le continent Africain. Qu'en est-il aujourd'hui?

Le bilan est très positif. On est en plein dans la rénovation de cette relation. On a beaucoup travaillé sur le développement économique et la création d'entreprise. L'Agence française de développement (AFD) a augmenté de 25% ses interventions financières en ryhtme annuel, essentiellement dirigées vers le financement des entreprises. La renégociation des accords militaires [annoncée par Nicolas Sarkozy le 28 février 2008, ndlr] marque une vraie rupture. Enfin, nous avons mené une diplomatie pro-active en Afrique. Nous avons initié un nouveau partenariat stratégique et mis fin à cette relation compassée dont plus personne ne veut.

En matière de financements innovants pour l'Afrique, vous avez suggéré la création d'un jeu dont une partie des recettes seraient affectée au développement. Ce projet va-t-il se concrétiser?

Nous travaillons sur la création d'un jeu en ligne. Qu'on aime ou qu'on aime pas le jeu, une chose est sûre, les gens jouent. L'idée d'un bingo pour l'Afrique me plait bien. Par ailleurs, nous travaillons toujours sur l'idée d'une taxe sur les transactions financières. Celle-ci serait indolore et permettrait de récupérer entre 30 et 60 milliards de dollars. Il faut toutefois encore peaufiner le projet, déterminer l'assiette et impliquer les grands pays, tels que les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Propos recueillis par Marianne ENAULT
Source:le.jdd.fr

  Rubrique: Interview  date: 05-Aug-2009 à 18:47:25  Partager:   :

 

 
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