[IMG1]La junte militaire du capitaine Moussa Dadis Camara a présenté mardi les résultats des recherches sur des produits chimiques découverts récemment dans deux villas à Conakry.
Au cours d’une rencontre sur le plateau de la télévision nationale, le ministre secrétaire d’Etat à la Présidence, chargé des services spéciaux et de la lutte anti-drogue et le grand banditisme Capitaine Moussa Tiegboro Camara a présenté un rapport synthèse sur les recherches effectuées par la junte.
Ensuite, plusieurs experts ont présenté les résultats des travaux qu’ils ont pu effectuer. Ils déclarent avoir trouver des étiquettes indiquant ce qui suit : tête de mort, toxiques, inflammable, prière de vider complètement, protéger la nature, (pays d’origine : poli chimique d’Abidjan Côte d’Ivoire).
Les experts affirment également avoir trouver beaucoup d’étiquettes portant de messages codés. Même la date de péremption est un message codé.
La porte-parole des experts Fatou Oury Diallo considère ces produits comme des précurseurs. Selon elle, "ces solvants organiques (très toxiques) sont des armes chimiques de destructions massives. Ces solvants conduisent à l’arrêt immédiat du cœur, détruisent les cellules, la peau, les yeux et rongent les os. "
Elle a précisé que ces produits chimiques sont destinés à la fabrication de drogue ainsi que des explosifs."Ces produits sont destinés à la fabrication de drogues de toute sorte, d’explosifs, de bombes, de blanchissement d’argent… et de résine de cana biche. Le mini laboratoire clandestin prouve que les narcotrafiquants ont déjà fabriqué beaucoup d’échantillons de bombes. Le problème le plus sérieux donc c’est qu’on a pas retrouvé la trace de ces bombes. ", a-t-elle ajouté
Les experts croient que les narcotrafiquants opérant dans la sous-région notamment en Guinée, sont étroitement liés à un puissant réseau de terroristes, sans doute Al-quaïda. « La traque des narcotrafiquants aboutira à la découverte du réseau Al-quaida pour lequel ils travaillent », dit un expert.
Les experts ont mis les habitants de ces lieux en alerte maximum.
« Les fûts contenant ces produits peuvent exploser à tout moment et le rayon mortel est estimé à 500 mètres. Les habitants on déjà volontairement évacuer cette zone. « », a prévenu la porte-parole des experts.
Il faut signaler que par manque d’équipement (masques par exemple) les experts n’ont pas osé faire de prélèvement de certains produits. Ils estiment que ceux-ci, une fois en contact avec l’air atmosphérique, tuerait tous ceux qui en respiraient.
Pour le Directeur de l’école nationale de Police, Laye Lansana Camara, c’est pour tromper la vigilance ou pour effacer la trace de la provenance de ces produits que leurs emballages portent le nom de la Côte d’Ivoire comme origine. Il est impossible selon lui que ces produits puissent provenir d’un petit pays.
A noter que plusieurs diplomates accrédités à Conakry ainsi que les forces vives de la nation, ont participé à cette rencontre.
Nous y reviendrons.
Un compte-rendu d’Abdourahamane Bakayoko
Depuis Conakry
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Société  date: 22-Jul-2009 à 11:07:02  Partager:   :  |