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Cellou Dalein Diallo, ancien premier ministre :"On ne peut pas m’expulser d’une préfecture de la Gui
[IMG1]En pleine campagne pour les prochaines élections en Guinée,l'ancien premier ministre , Cellou Dalein Diallo ne cache pas ses inquiétudes sur la position des autorités guinéennes envers son parti.Le leader du l'Union des forces démocratiques de Guinée(UFDG) se dit une nouvelle fois victime d'exactions de la part des nouvelles autorités notamment dans la ville de Kérouané .A coeur ouvert, Cellou Dalein Diallo revient sur son périple à l'intérieur du pays ...
Guinéenews© : M. le président, vous revenez d’une tournée dans la Guinée profonde, précisément en Moyenne et en Haute-Guinée. Mais, parait-il que cette tournée a été interrompue par les autorités locales de Kérouné et de Kankan qui vous ont interdit de tenir vos différents meetings sous prétexte que les activités politiques sont interdites. Alors, que s’est-il réellement passé ?
Cellou Dalein Diallo : Je dois d’abord rappeler que j’ai quitté Conakry dimanche matin 14 juin 2009. La première préfecture visitée était celle de Mamou où j’ai été reçu avec un accueil par les populations dans la chaleur et dans l’enthousiasme. Tout le monde en parle encore. Certains estiment que depuis l’indépendance de la Guinée, il n’y a jamais eu de réception aussi grandiose réservée à un leader politique. J’en suis vraiment très fier et je remercie encore une fois les populations de Mamou pour cet accueil.
Après Mamou, nous sommes allés à Faranah. Là aussi, la délégation de notre parti a fait l’objet d’un accueil des plus chaleureux. Nous avons fait le tour de la ville. La population de Faranah nous a applaudis. Elle s’est réunie au stade préfectoral où nous avons tenu un grand meeting. Après l’étape de Faranah, nous sommes allés à Kissidougou en faisant des arrêts à Tiro et à Banian. Partout où nous sommes passés, nous avons fait l’objet d’un grand accueil. Mais à Kissidougou, c’était au-delà de tout ce que je pouvais imaginer, car sur deux kilomètres derrière moi, la jeunesse était mobilisée en train de m’applaudir. Vous verrez les films bien que nous n’ayons pas accès actuellement à la télévision nationale. C’était une grande mobilisation au niveau de la population de Kissidougou. Là aussi, la mobilisation que j’ai bénéficiée, tout le monde reconnaît qu’on n’a jamais organisé une telle réception même pour un président en exercice. Nous sommes allés à la maison des jeunes où j’ai tenu mon meeting dans la cour de cette maison. Nous y avons tenu le même discours. Je n’ai pas pu descendre de ma voiture. Tous les citoyens et toute la jeunesse étaient là déterminés, car chacun voulait me toucher. Nous avons eu d’énormes problèmes à protéger ma voiture, si bien que j’ai été obligé de tenir mon discours du haut de la voiture.
Après Kissidougou, nous sommes allés à Banankoro en nous arrêtant à Gbangbadou, Mafara, Makaférédou avant d’arriver à Kérouané. Dans tous villages traversés, nous avons bénéficié d’un accueil très chaleureux. A Bannankoro, c’était la grande surprise avec une grande mobilisation de la part des jeunes, des femmes et des sages, toutes ethnies confondues. Et là aussi, c’était la même chose. Au stade, nous avons eu d’énormes problèmes à contenir la masse. Nous avons sollicité obtenir l’assistance de la gendarmerie et de l’armée qui nous ont prêté main forte pour nous protéger avec l’équipe de maintien d’ordre qui est avec nous. Nous avons fait notre discours ; et nous avons compris que les messages étaient les mêmes, car les populations ne veulent pas savoir de quelle région ou de quelle ethnie vient leur président. Ils veulent un président honnête et intègre ayant des capacités et des compétences pour promouvoir un développement ; un président capable de leur garantir la sécurité et celle de leurs biens et de tenir la balance égale entre les ethnies et entre les régions. Ces populations ont vraiment marqué leur soutien et leur adhésion à l’UFDG.
De là , nous devions partir pour Kérouané, mais nous avons été informés par notre secrétaire fédéral que notre meeting et notre réception étaient annulés à Kérouané par les autorités locales.
Notre secrétaire fédéral avait été auparavant convoqué à la préfecture. Il s’est fait notifié cette décision par les deux secrétaires généraux, le commissaire central de la police, le maire de la commune urbaine, le chef d’escadron de la gendarmerie et le commandant du camp. Arrivés à Kérouané, c’est les mêmes personnes qui viendront nous rencontrer. Donc, nous avons quand même décidé d’aller à Kérouané pour voir ce qui se passe. Une fois là , le fédéral nous a fait le compte rendu, car les militants avaient commencé à se mobiliser, parce que le fédéral avait déjà écrit à la mairie pour demander l’autorisation qui était donnée. Le préfet même a prêté la place de l’indépendance devant la préfecture pour organiser le meeting, si bien que le matin très tôt, la population a commencé à se mobiliser pour nous attendre. Ils avaient même commencé à installer la sonorisation. C’est en ce moment que nos responsables locaux ont été informés de l’annulation de l’autorisation en exécution d’instructions qui seraient venus d’en-haut. Donc, à notre arrivée à Kérouané, le secrétaire fédéral nous a rendu compte. Mais, comme on avait un long cortège, quelques militants étaient venus pour nous serrer la main, si bien que dans la cour du fédéral, il y avait quelques personnes. C’est ainsi que j’ai pris la parole pour les remercier en leur disant de garder leur calme, le temps pour moi de retourner à Conakry pour vérifier l’authenticité de cette décision. Mais, de ne pas réagir ou protester, nous allons essayer de revenir s’il y a lieu.
Au même moment, les mêmes autorités préfectorales que j’ai citées plus haut sont arrivées pour nous dire de disperser les militants. Car, elles ont déjà dit au fédéral qu’aucun regroupement à caractère politique, même dans les concessions n’est autorisé à Kérouané. Elles nous ont dit que ce sont des instructions du pouvoir central. Elles se sont un peu énervées, notamment le commandant du camp. C’est ainsi que je lui ai dit : écoutez ! Je vais demander à mes militants de se disperser et de partir. Je les ai demandés s’ils ont un document. Ils m’ont dit non, c’est des instructions verbales et qu’on ne doit pas passer la nuit à Kérouané. Qu’il faut qu’on se prépare à partir. A ces mots, je leur ai répondu en ces termes : de quel droit peut-on m’interdire de dormir à Kérouané ? Je peux admettre qu’on suspende les activités politiques. Je fais de la politique, mais je n’ai pas encore perdu ma nationalité guinéenne. Donc, j’ai le droit de dormir là où je veux sur toute l’étendue du territoire national. J’ai ce droit. On ne peut pas m’expulser d’une préfecture de la Guinée, parce que je suis Guinéen jusqu’à preuve du contraire. Il (le commandant du camp) m’a dit que lui, en tout cas, qu’il appliquera les instructions de l’autorité, qu’on ne doit pas passer la nuit à Kérouané. Finalement, nous sommes partis de Kérouané pour Kankan où nous sommes arrivés vers 22 heures. A l’entrée de la ville, on trouve 50 militaires qui nous attendaient. Dès qu’on est venus, ils ont entourés les voitures et ils nous ont dit qu’on ne peut pas dormir à Kankan.
Étaient-ils armés ?
Oui, avec quelques pistolets, mais pas avec d’autres armes automatiques. Ils nous ont dit qu’on ne peut pas dormir à Kankan parce que les instructions sont fermes. C’est ainsi que j’ai commencé à poser quelques questions. Ils ont immédiatement dit qu’ils ont du respect pour moi pour tout ce que j’ai été, que je connais l’administration parce que j’ai dirigé ce pays à des niveaux élevés, que je dois savoir que les instructions ne se discutent pas. Qu’ils n’ont pas reçu mandat de négocier avec moi. Qu’ils me demandent seulement d’exécuter, c’est-à -dire que je ne dois pas dormir à Kankan. Je leur ai dit que nos hommes sont fatigués, car nous avons fait quatre heures sur le tronçon Banankoro-Kérouané qui fait 45 kilomètres. Je leur ai dit aussi que nos hommes ont faim, qu’ils nous laissent au moins aller en ville pour manger quelque chose. Ils nous ont dit qu’on ne peut pas aller en ville pour manger à plus forte raison d’y dormir, parce que les instructions sont fermes et non négociables. Nous avons discuté un peu, ils nous ont dit vraiment qu’ils ne discutent pas. Ils nous ont escortés vers la sortie de la ville. Ma voiture de commandement était suivie de dix militaires qui étaient tous à pied (cinq à gauche et cinq autres à droite). Et leur chef qui roulait doucement était devant nous dans une RAV4. C’est comme ça qu’on nous a sortis de Kankan jusque sur la route de Kouroussa. Là , ils nous ont dit de continuer. Mais, nous avons tout fait pour qu’ils nous laissent aller manger, mais en vain. Même envoyer quelqu’un pour aller nous acheter à manger, ils n’ont pas accepté, car ils disaient que ce n’était pas négociable. Ils nous ont dit qu’il faut qu’on parte cette nuit là . Je leur ai dit : écoutez ! Vous êtes de l’armée ou de la gendarmerie. Votre devoir, c’est de défendre la vie des citoyens. Nous faisons de la politique, mais nous sommes des citoyens guinéens. Dans l’insécurité ambiante, pouvez-vous nous laisser lancer cette nuit sur cette route sans protection ? Donnez nous alors une protection qui puisse nous conduire jusqu’à Kouroussa. Ils ont dit non, qu’ils n’ont pas de protection à nous donner, mais plutôt qu’ils ont un mandat à exécuter, qu’il faut partir. On leur a dit qu’on n’a plus de carburant parce qu’on n’avait plus d’essence dans les réservoirs. Ils sont allés chercher ou réveiller un pompiste, parce que toutes les stations d’essence étaient fermées. Ce dernier nous a servis. Après, on a palabré un peu. Finalement, ils nous ont laissés tranquilles. Nous sommes restés à la station pour passer la nuit vers la sortie de Kankan jusqu’à 5 heures d’où nous sommes partis pour Conakry.
Les autres leaders politiques étaient aussi en tournée à l’intérieur du pays. Mais, ils n’ont jamais été interdits de séjourner dans une préfecture. Alors, pourquoi vous ?
Vraiment, je ne sais pas, car je m’interroge pourquoi moi. Parce que je sais que dans la région, d’autres leaders politiques étaient là pas moins d’une semaine. Sidya était là , Alpha Condé même était passé. Ils ont bénéficié d’un traitement courtois de la part des autorités. Je ne comprends pas ce qui se passe et je n’ai pas d’explications suffisantes à donner. Je n’ai pas vu encore un acte qui interdit les activités des partis politiques. Je me demande si je ne suis pas personnellement visé. En tout cas, j’attends de voir.
Le 1er janvier dernier, votre domicile a été la cible d’une descente musclée d’un groupe de militaires, quelques jours après, c’est un de vos cousins qui est attaqué à cause de vos liens, cette semaine aussi, c’est votre tournée qui est interrompue à Kérouané et à Kankan. Alors, face à tout cet acharnement contre votre personne et vos proches, ne vous vous sentez-vous pas menacé ?
Par rapport à tout ce que vous venez d’énumérer, comme je vous l’ai déjà dit, je continue de m’interroger, parce que je ne me sens pas vraiment à l’aise. Je ne sais pas qu’est-ce que j’ai fait, parce qu’aucun leader politique n’a reçu la visite des militaires, aucun parent d’un autre leader n’a été harcelé par les militaires pour ses liens avec ce leader, chacun d’entre eux a effectué ses missions à l’intérieur du pays, jusqu’à preuve du contraire, aucune mission de ces leaders n’a été interrompue. Alors, je m’interroge.
Après votre retour à Conakry, avez-vous cherché à connaître l’authenticité de toutes les informations que vous avez reçues à l’intérieur du pays ?
Écoutez ! Il faut rappeler deux choses. Avant de partir à l’intérieur du pays, nous avons d’abord élaboré un programme d’un mois, du 14 juin au 14 juillet. On devrait faire les trente trois préfectures. Nous avons transmis copie de ce programme au ministre de l’Administration du territoire, au ministre de la Défense nationale et au ministre de la Sécurité, afin de leur donner l’information et demander le reste. Donc, ils ont été informés. Dans toutes ces préfectures, une semaine avant, notre bureau fédéral a introduit des demandes d’autorisation pour l’organisation du meeting. Il n’y a pas eu de problème. Les maires ont donné leur accord avec la bénédiction des préfets. Même à Kérouané, cette demande a été faite. Le maire a autorisé et la réception et le meeting. Comme je l’ai dit, le préfet aurait même accepté de prêter la place de l’indépendance. C’est seulement le jour de la réception que les instructions seraient venues de Conakry pour annuler tout. Alors, je me sentais être en règle dès que les activités politiques n’étaient pas suspendues. Mais, lorsque j’ai appris la nouvelle à Banankoro avant de quitter, j’ai téléphoné à la direction nationale du parti à Conakry. Celle-ci est allée rencontrer le ministre de l’Administration du territoire qui leur avait dit qu’il n’était pas au courant selon ce qu’il leur a dit. Donc, on s’interroge sur les motivations de ces gens qui prennent de telles décisions sans le faire par de voies appropriées. Nous sommes dans un régime d’exception.
Si le gouvernement ou le CNDD décide de suspendre encore les activités politiques, c’est leur droit. Mais, ils le font souvent par un communiqué où les états-majors des partis politiques sont informés. Mais, lorsque vous êtes sur le terrain, on vient vous présenter un papier où toutes les autorités locales se dressent devant vous pour vous dire que les manifestations sont interdites, et aller à vous dire que vous n’avez pas le droit de dormir dans cette ville ; vous n’avezez pas le droit même de manger ou de vous reposer, c’est quand même inquiétant. Comme j’ai reçu le même traitement à Kérouané et à Kankan en terme de dire que je ne dois pas dormir là , je me suis dis que ça ne peut venir que de Conakry. Et si ça venait de Conakry, il y aurait eu un communiqué, un décret, un arrêté, une circulaire ou un autre acte indiquant que la décision vient du pouvoir central. Car, le pouvoir décide toujours par des voies réglementaires connues. Il faut donc un acte officiel qu'on peut proposer aux partis pour éviter des conflits entre les leaders et les autorités locales. Mais dès lors que toutes les autorités locales nous ont dit que les instructions sont venues de Conakry, on les a crues sur parole. On a décidé donc de revenir à Conakry. Mais c'est vraiment déplorable que les décisions soient prises comme ça. Il serait bon que si les autorités veulent prendre une décision, qu'elles l'assument en prenant un acte pour dire qu'il n'y a plus d'activités politiques ou dire tout simplement que Cellou n'est plus autorisé a exercé ses activités, si c'est lui qui est visé, afin qu'on puisse éviter des conflits entre les autorités et moi. Car, j'ai fait preuve de beaucoup de sagesse. J'ai dit à mes militants de rentrer se reposer en évitant de réagir dans la sérénité. Le temps pour moi de revenir me renseigner à Conakry. Jusqu'ici, je n'ai pas d'information fiable, parce qu'on ne montrera aucun acte interdisant les activités politiques. Ce qui nous est arrivé est vraiment inquiétant, parce que nous avons notre droit en tant leader politique et en tant que citoyen. Mais, de la manière dont ces deux droits ont violés en même temps, permettez-moi de vous que je suis préoccupé.
À l’allure où vous vont les choses avec la junte au pouvoir, pensez-vous que le gouvernement et le CNDD puissent respecter les engagements qu’ils ont pris devant le peuple de Guinée ?
Je pense que s'ils ont la volonté politique de le faire, ils peuvent le faire. Puisque, pour élaborer ce chronogramme, les forces vives ont consulté la CENI (Commission électorale nationale indépendante) et le Matap (Ministère de l'Administration du Territoire et des affaires politiques) en tenant compte des contraintes qui existaient. Je pense qu'à l'époque, s'il y avait la volonté politique, les conditions permettaient de tenir les élections. Aujourd'hui, il y a beaucoup de forces qui veulent remettre ça en cause, sans donner les motivations. Personne ne refuserait le report des élections s'il y avait des raisons objectives de modifier le chronogramme. Mais, une semaine avant notre rencontre avec le président Dadis, le patron de la CENI indiquait que si l'État versait ses 15 milliards de contribution, qu'il pouvait organiser les élections à la date indiquée par le chronogramme. Aujourd'hui, on demande de réfléchir, mais on n'a pas les éléments qui permettent de se prononcer aujourd'hui, car, le gouvernement est confronté à des problèmes de faisabilité technique. Donc, il faut que ce soit clair, s'il y a des raisons, alors, que ces raisons soient exposées sur la table, et qu'on les examine en toute responsabilité dans le dialogue franc qu'on a décidé d'instaurer. Si telles ou telles contraintes existent, qu'on les examine ensemble avec la CENI, le Matap, les forces vives, le CNDD et le gouvernement. Je pense que ce n'est que sur ça qu'on peut se prononcer, parce que je n'ai pas encore d'éléments qui me permettre de dire qu'on ne peut pas tenir les élections en 2009. Peut-être que ces éléments existent, mais je ne les connais pas, dans la mesure où je fais confiance à la CENI qui avait indiqué que si elle avait la contribution du gouvernement guinéen de 15 milliards, qu'elle pouvait organiser des élections à la date indiquée dans le chronogramme.
Avec-vous un message à lancer au gouvernement, au CNDD et à la communauté internationale ?
Je pense que la Guinée a intérêt à s'inspirer à la fois du Mali et du Ghana qui étaient nos partenaires au lendemain des indépendances. On a eu l'union Guinée-Ghana-Mali. Ces pays sont en train d'avancer en matière de démocratie et de développement. Le président ATT vient de dire qu'il ne sera pas candidat et qu'il ne modifiera pas la constitution. Il l'avait déjà fait en prenant le pouvoir où il a fait preuve de civisme et sagesse en organisant des élections auxquelles il ne s'était pas présenté. Quant au Ghana, il vient de réussir deux fois une alternance sans heurt, sans violence avec une sportivité politique extraordinaire. C'est pourquoi le président Barack Obama a dit que lors de sa visite au sud du Sahara, qu'il va passer au Ghana, parce que la crédibilité du pays est restaurée. Essayons de nous inspirer de nos compagnons d'indépendance avec lesquels on formait une même union.
En matière de développement, ces pays là sont en train d'avancer en saisissant toutes les opportunités qui leur sont offertes. Je souhaite que nous les acteurs politiques, forces vives, partis politiques, gouvernement et CNDD, puissions nous inspirer de ces exemples pour aller de l'avant, afin que la Guinée sorte de la misère. Et qu'on mette au dessus de nos intérêts particuliers, les intérêts de la nation. Choisir dans un climat apaisé le droit de choisir librement ses dirigeants. Le peuple de Guinée connaît tous ses enfants. Alors que le meilleur gagne ! Ça peut être moi ou quelqu'un d'autre. Mais, l'essentiel est que le peuple choisisse librement ses dirigeants. Car, on doit lui faire confiance.
Entretien réalisé par Boua Kouyaté
Source :Guineenews.org
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  Rubrique: Interview  date: 22-Jun-2009 à 18:54:43  Partager:   :  |
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