[IMG1]Le paysage politique guinéen connaît une profonde mutation ces derniers temps. Notamment depuis l’avènement du CNDD au pouvoir et la levée de la suspension des activités politiques et syndicales par la junte militaire. Aux côtés des traditionnels leaders politiques tels Alpha Condé (RPG), Jean Marie Doré (UPG), Sidya Touré (UFR), Bah Ousmane (UFR), Bah Mamadou Baadicko (UFD) et récemment Cellou Dalein Diallo (UFDG), on assiste l’arrivée de nouvelles figures. Et non des moindres !
La semaine qui vient de s’achever a connu le baptême politique de deux nouveaux leaders. D’abord, l’ancien premier ministre, François Fall dont le parti, FUDEC (Front Uni pour la Démocratie et le Changement) a inauguré son siège à Ratoma, non loin de l’hôtel Mariador. Puis, Alpha Ibrahima Kéïra qui a lancé les activités du PR, Parti républicain.
Avant eux, trois autres leaders ont entrepris une tournée à travers le pays et à l’extérieur. Il s’agit d’Ibrahima Abe Sylla, président du parti NGR (Nouvelle Génération pour la République ). Ce Guinéen, ingénieur électricien de son état, après un long séjour aux Etats-Unis où il prospérait dans les affaires, a regagné le bercail pour conquérir le pouvoir par la voie des urnes.
Le second, c’est Lansana Kouyaté, un autre ancien Premier ministre de Lansana Conté. Il ambitionne faire de même en s’engageant à mettre dans la balance sa popularité acquise durant ses 15 mois passés à la Primature pour arriver à la présidence de la république sous la bannière du PEDN (Parti de l’espoir pour le développement national).
Enfin, il y a le richissime homme d’affaires Mamadou Sylla, qui troque son boubou d’opérateur économique pour celui de l’homme politique. Son parti UDG (Union pour le développement de la Guinée ) est entrain de s’implanter à travers le pays, notamment dans la zone côtière. D’autres leaders sont entrain d’affûter leurs armes. C’est le cas de Mamadi Diawara, un transfuge du PUP qui vient de lancer le PTS (Le Parti du travail et de la solidarité).
En plus, d’anciens partis comme le parti Djama de Mansour Kaba, l’Arena de Sékou Kouréïssy Condé, marquent leur réveil. Pour le bonheur de la pluralité politique bien sûr. Mais, avec cette myriade de partis politiques (on compte près de 70 agréés) on risque d’assister à une simple foire.
Diallo Alpha
Source: Le Populaire, partenaire d'Africaguinee.com
|
  Rubrique: Politique  date: 11-May-2009 à 17:37:28  Partager:   :  |