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Marseille : La mort du jeune guinéen Ibrahima Sylla toujours non élucidée


[IMG1]Le meurtre d’Ibrahima Sylla, cet étudiant guinéen de 28 ans dont le corps avait été retrouvé partiellement brûlé dans un fossé à Marseille, le 1er avril 2007, est toujours inexpliqué. Toutefois,
certains s’interrogent sur un éventuel lien avec un autre crime, celui de Karim, commis en 2004.


Lentement le cortège, composé d’une centaine de personnes, s’est mis en marche. En silence, il a rallié la faculté de Luminy, dans le IXe arrondissement de Marseille. Là où, le 1er avril 2007, soir de match à Marseille, le corps d’Ibrahima Sylla était retrouvé partiellement brûlé dans un fossé. « Cette marche a une portée symbolique qui n’aura échappé à personne : deux ans après les faits, la famille d’Ibrahima, particulièrement éprouvée par ce meurtre barbare, n’a toujours aucune explication, explique Me Alain Lhote, l’avocat de cette dernière. Dans cette affaire, il n’y a eu ni interpellation ni mise en examen… »

Un enquêteur marseillais concède, gêné : « Deux ans après, on nage toujours en plein flou, aucune piste sérieuse n’a été trouvée. Pour l’heure, personne n’explique pourquoi cet étudiant en maths, unanimement apprécié, a été si sauvagement assassiné. » C’est bien là, la seule certitude des hommes de la « crim » : le 1er avril 2007, le ou les meurtriers se sont acharnés sur le corps du jeune Guinéen.

A l’époque, l’autopsie avait montré qu’il avait reçu de nombreux coups à la tête, « sans doute assénés avec de grosses pierres trouvées sur place », rappelle une source policière qui précise que le jeune homme « était méconnaissable ». Autre constatation faite par les légistes, la victime a été frappé à une trentaine de reprises avec « un objet contondant, sans doute un couteau ou une bouteille cassée », sur l’ensemble du corps, et plus particulièrement au niveau du thorax. « Apparemment, il ne s’est pas laissé faire, avance un magistrat. Des traces de lutte, notamment au niveau de ses mains, avaient été relevées. Tout porte à croire qu’Ibrahima s’est farouchement défendu. »

Préméditation ?

Ayant vraisemblablement succombé sous la violence des coups assénés, le jeune homme a ensuite été aspergé d’essence par son ou ses agresseurs. « Sans doute dans le but de faire disparaître toutes traces », expliquait Jacques Baume, alors procureur de Marseille. Ce qui a parfaitement fonctionné : les 80 CRS mobilisés pour passer au peigne fin les environs du campus de Luminy, où l’étudiant guinéen était inscrit en troisième année de mathématiques, n’ont jamais rien trouvé qui puisse les guider sur une éventuelle piste.

Pour un enquêteur toutefois, « le simple fait que le corps ait été carbonisé peut laisser penser qu’il a pu y avoir préméditation. J’imagine mal en effet un rôdeur circulant avec, dans le coffre de sa voiture ou sous son pardessus, un jerrican d’essence, au cas où… »


Un homme discret

Les jours qui ont suivi la macabre découverte, les proches d’Ibrahima avaient longuement été interrogés par les enquêteurs de la brigade criminelle phocéenne. Les différents témoignages recueillis avaient tous fait état d’un étudiant « brillant », « gentil » et « plutôt discret ». Marié depuis peu, il travaillait le soir comme plongeur dans un restaurant implanté en bordure de mer, dans le sud de la ville. Avec son salaire, il payait ses études et aidait de temps à autre sa famille restée au pays. « A part ça, pas grand-chose, soupire un enquêteur. C’était un garçon lisse, parfaitement intégré. Il semble qu’il n’avait aucun ennemi… ».[IMG2]

Aucun ennemi. Le jeune Karim B., 24 ans, n’en avait pas non plus. Pourtant il est mort sauvagement poignardé de 28 coups de couteau le samedi 28 février 2004. Un soir de match. Il a a été agressé sur le chemin du Vallon de Toulouse, dans le Xe arrondissement de Marseille. A un kilomètre environ de l’endroit où sera tué Ibrahima. A l’époque, l’autopsie avait montré l’acharnement du ou des agresseurs du jeune homme. Tout comme pour l’étudiant guinéen, personne n’a rien vu, personne n’a rien entendu.

Alors, Karim, garçon sans histoires, léger déficient mental, a-t-il fait une mauvaise rencontre ? A-t-il croisé le chemin du ou des agresseurs d’Ibrahima ? « Les similitudes sont effectivement troublantes », concédait il y a peu une source proche du dossier.

Selon nos informations, la piste d’un groupe de jeunes racistes extrémistes marseillais, qui, les soirs de match, vomirait sa haine de l’étranger au point de tuer, aurait été suivie par les enquêteurs. Sans résultat pour le moment.


Source:France Soir

  Rubrique: Diaspora Guinéenne  date: 03-Apr-2009 à 12:13:29  Partager:   :

 

 
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