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Le premier ministre Kabiné Komara:" Chaque fois que je pose un acte, il doit être dans le sens de l’


[IMG1]Très discret sur la scène politique guinéenne, le premier ministre Kabiné Komara sort de son silence.Le chef du gouvernement se dit pragmatique et préfère les résultats aux bonnes paroles.Dans cet entretien exclusif, Kabiné Komara nous parle de ses relations avec le chef de la junte,le capitaine Moussa Dadis Camara, de son avenir après la transition...

L’Indépendant : Quel constat dressez-vous de la mission du Groupe International de Contact dans notre pays ?

Kabinè Komara : Je crois que le simple fait qu’il y ait un Groupe International de Contact sur la Guinée est déjà une preuve de l’intérêt que la communauté internationale accorde à la Guinée, c’est le premier constat. Le deuxième est que l’expression de solidarité, de sentiment de soutien, de compréhension par rapport au cas spécifique de la Guinée constitue un motif d’espoir pour dire que la communauté internationale nous a compris. Le fait de nous comprendre est une chose, celui de nous accompagner de manière efficace est une autre chose. De ce point de vue, tout dépendra d’abord de nous les Guinéens. Les autres nous accompagneront en fonction de notre sérieux et de notre détermination.
A ce sujet, je crois que le chef de l’Etat a lancé un appel à toute la classe politique, à la société civile, à la jeunesse et à toutes les composantes de la société guinéenne pour qu’elles s’engagent dans le processus de transition en formulant des projets, en s’engageant dans les débats, en faisant des suggestions. Tout ceci constituera un levain qui fermentera le processus de transformation démocratique en Guinée.

Quel commentaire faites-vous de la déclaration du président Dadis selon laquelle aucun membre du CNDD ni du gouvernement ne devrait prendre part aux prochaines élections ?

Mon cas est très clair. Je ne serais intéressé ni maintenant ni un mois avant ni deux ou trois mois avant. Je l’ai dit dès le départ quand je prenais fonction que je ne suis intéressé à rien après la transition. Pourquoi ? En tant que Premier ministre, si je veux rester impartial, être crédible, animer une équipe qui doit de manière égalitaire servir toutes les parties intéressées, je dois rester neutre. Rien ne me fera bouger de cette position.

Le fait que le président Moussa Dadis Camara rattache les appareils économiques à la Présidence ne vous met-il pas dans une situation difficile à l’approche de votre bilan de cent jours?

Je crois qu’il faut voir la Guinée comme un tout. Aujourd’hui, nous avons des problèmes d’insécurité, de moralisation de la vie publique, de réconciliation de l’armée avec la population, des problèmes politiques, économiques, sociaux, universitaires, des problèmes avec la fonction publique, de la drogue, d’emploi de la jeunesse. Donc parler de cent jours en ne voyant que l’aspect économique sans s’assurer que les bases sont là, ce serait avoir une vue étriquée de la situation. Ce que je puis vous dire c’est que l’une des premières instruction que j’ai faite dans une circulaire que j’ai émise, c’est que dans la passation de service, chaque ministre doit faire le bilan exact de tout ce qu’il trouve comme matériels. Depuis les véhicules jusqu’aux climatiseurs. Parce que je ne tolérerais pas de noter qu’à une prochaine passation ce qui est acquis, trouvé ou acheté a été dilapidé. Tous les trois mois, on procèdera à l’audit de ce qui a été trouvé. Ça, c’est déjà un début de moralisation des deniers publics.
Deuxièmement, l’exigence avec laquelle les dépenses sont sélectionnées, c’est déjà une preuve de ce que nous voulons faire. Troisièmement, les recouvrements massifs qui ont lieu. Quatrièmement la peur qui s’installe aujourd’hui au niveau des trafiquants de drogue est aussi une preuve que les choses changent. C’est le cas aussi des faux médicaments qui mettaient en danger la santé de la population. Je pourrais vous citer d’autres cas d’exemples ou de chantiers. Nous avons un Premier ministre qui ne parle pas beaucoup mais qui préfère agir. J’ai toujours dit que je ne suis pas quelqu’un qui veut faire des actions d’éclat, les résultats on les verra. Les résultats, il faut les mesurer en fonction de la situation. Je ne suis pas quelqu’un qui se projette au-delà d’une période longue. Je suis quelqu’un qui veut animer une transition réussie et qui se consacre sur des points focaux.

Après la mission du Groupe International de Contact, est-ce qu’on peut dire que la divergence sur la durée de la transition est aplanie ?

Laissez-moi vous dire que ce n’est pas que le CNDD qui n’arrive pas à se mettre d’accord sur la durée de la transition. C’est un choix délibéré que le chef de l’Etat a fait hier. A savoir qu’il a déroulé la séquence des phases de la transition. Il a invité les forces vives du pays à se saisir de meubler cette séquence en donnant des dates. Ceci commencera très bientôt lorsque le Conseil National Transitoire (CNT) sera mis en place. [IMG2]

Et ce sera à la société guinéenne dans toutes ses composantes de dérouler ce calendrier avec des dates précises. Donc, ce n’est pas que le CNDD n’arrive pas à s’entendre. Le président a voulu que le processus soit participatif et inclusif. Remercions-le d’avoir eu cette approche qui intègre la participation des uns et des autres, de tous les Guinéens et de toutes les Guinéennes.

Le Président de la République vous a-t-il fait une confidence sur la nature des élections qui auront lieu au dernier trimestre de 2009 ?

Je sors d’une réunion où le chef de l’Etat a reçu les représentants de la communauté internationale. Il leur a dit ceci : « à partir de ce soir, je ne veux pas m’occuper des problèmes politiques. Je veux que les structures qui seront mises en place fassent les propositions et décident, je serais là pour écouter. Je veux me concentrer à la gestion économique, je suis impliqué dans la lutte contre la drogue, dans la restructuration de l’armée, à ramener la sécurité et la quiétude dans la cité. » Ça ne veut pas dire qu’il se désolidarise de la politique. Mais ça veut dire qu’une fois que les organes de la transition seront mis en place, ils auront la main libre pour conduire la transition et le calendrier des élections.

Le Président ne se contredit-il pas que quand il affirme que les élections seront inclusives et participatives et au même moment il dit que tous ceux qui ont les mains sales ne seront plus associés à la gestion du pays ?

Le Président n’a nommé aucune personne. Il a dit que le peuple de Guinée sera désormais vigilant et sait choisir et se choisira des hommes et des femmes capables de refléter les valeurs d’équité, de justice, de probité morale et intellectuelle. C’est tout. Il n’a pas exclu quelqu’un. Mais au contraire, il a loué les qualités du peuple de Guinée.

En invitant certains leaders politiques à s’exprimer du haut de la tribune, ne pensez-vous que cela constitue une marque d’exclusion d’autres ?


Laissez-moi vous expliquer ce qui s’est passé. D’abord, quand il est entré dans la salle, il est descendu serrer la main de tous les leaders syndicaux, politiques et religieux. Ce qu’il a simplement fait. Le président a une réaction, je le connais, pour le droit d’aînesse. Partout où il est, il glorifie, loue ses professeurs, des sages et des précurseurs. C’est tout ce qu’il a fait hier (lundi 16 février, ndlr). Il n’a pas dit que ceux-ci sont supérieurs aux autres. Il a simplement magnifié le rôle de ces précurseurs. Ce qui ne signifie pas qu’il a dit de ne pas suivre les autres leaders. Loin s’en faut.



Quels sont vos rapports avec le président Dadis d’autant que certains voient en vous un Premier ministre timide ?[IMG3]

Ma nature est celle-ci. Je ne sais pas si vous avez lu la lettre de remerciement que j’avais adressée au peuple de Guinée il y a deux ou trois ans lorsque j’ai eu l’honneur d’être choisi parmi les quatre premiers ministrables en Guinée. J’ai dit qu’il y a des cas où il est montré que le silence est plus parlant que les haut-parleurs. Je n’en dirais pas plus. Je suis un premier ministre qui a été nommé par un président. C’est le président qui m’a nommé. Donc, je lui dois loyauté et reconnaissance. Je dois dévouement au peuple de Guinée. Et je précise bien que je me dévoue au peuple de Guinée et je suis loyal au président de la République, le capitaine Moussa Dadis Camara.
En étant dévoué au peuple de Guinée qu’est-ce que je fais ? Chaque fois que je pose un acte, il doit être dans le sens de l’intérêt exclusif du peuple de Guinée, et en cela j’ai les mains libres de la part du chef de l’Etat. Le premier jour qu’il m’a reçu, il m’a dit : ‘’fait en sorte que personne ne vous influence en vous disant que moi je vous recommande ceci ou cela. Je dis que depuis qu’il m’a nommé, il ne m’a jamais recommandé un dossier en me disant que ceci appartient à Paul ou à Pierre. Personne n’est venu me voir en son nom. Là, je fais foi en la confiance qu’il place en moi. Parce que je trouve qu’il est quelqu’un de bonne foi, sincère, d’honnête et d’engagé.

Propos recueillis par
Camara Moro Amara
Source:L'indépendant


  Rubrique: Interview  date: 20-Feb-2009 à 10:16:31  Partager:   :

 

 
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