[IMG1]Les syndicats guinéens et la société civile ont interpellé lundi soir la junte militaire pour lever les barrages routiers et respecter les droits de l'Homme en Guinée durant la transition.Pour la porte-parole de l'interncentrale syndicale, Hadja Rabiatou Sérah Diallo, ce sont les populations civiles qui sont pénalisées par les bombreux barrages érigées sur les routes guinéennes depuis l'arrivée de la junte au pouvoir, le 23 décembre dernier.Les intimidations continuent aux différents barrages. De Conakry à Dubréka vous pouvez compter au moins six barrages. C’est le pauvre qui paie le lourd tribut. Les choses sont incontrôlées’’, a regretté Hadja Rabiatou Sérah Diallo.
S'agissant de la poursuite des audits par la junte, le secrétaire générale de la confédération nationale des travailleurs de Guinée(CNTG) a souhaité que la junte respecte les droits de l'Homme pour éviter les abus. " Nous voulons que les audits se poursuivent mais dans le respect du cadre juridique", ajouté Hadja Rabiatou Sérah Diallo.Comme solution à la crise en Guinée, la porte-parole de l'intercentrale syndicale a exhorté le groupe de contact international à faciliter le dialogue en Guinée."Il faudrait seulement dialoguer pour que ce peuple ne souffre plus. Ce qu’il faut éviter, c’est une crise profonde parce que la sous-région risque d’être embrasée’’, a conclu Madame Diallo.
[IMG2]De son côté , la société civile guinéenne a rappelé le rôle primordial qu'elle doit jouer dans cette crise.Elle a demandé plus d'ouverture à la junte militaire ."La société civile va continuer l’information, la sensibilisation et l’éducation du peuple. Mais nous demandons une disponibilité des membres du CNDD d’accepter les critiques. Vous avez tout pour réussir si vous acceptez que la société civile joue son rôle", a déclaré Hadja Saran Daraba, membre du Bureau national des organisations de la société civile.
En reponse le capitaine Moussa Dadis Camara a promis la levée prochaine de l'interdiction des activités syndicales et politiques en Guinée si les syndicats et les partis politiques s'engagent à éviter "le désordre".[IMG3]S'exprimant devant les membres du groupe international de contact sur la Guinée, le chef de la junte a annoncé, entre autres, la mise en place prochaine d'un conseil national de transition, d'un cadre et des organismes de transition, la reprise des inscriptions sur les listes électorales et l'organisation d'un forum consultatif.
Le chef de la junte a demandé à la communauté internationale de soutenir la Guinée durant la transition."Je demande à la communauté internationale d'alléger les sanctions et d'offrir des moyens à la Guinée pour organiser des élections crédibles», a déclaré le capitaine Camara.
Le président de la commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Mohamed Ibn Chambas, également vice-président du groupe de contact, a déclaré que son l'organisation régionale allait soutenir la Guinée dans la perspective des prochaines élections.
A noter que cet après-midi, le groupe de contact international va publier un communiqué final sur les rencontres qu'il a entretenu avec la junte, les autorités guinéennes, les leaders politiques, les syndicats et la société civile.
Nous y reviendrons.
Mamadou Camara
Conakry-Guinée
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 17-Feb-2009 à 14:04:39  Partager:   :  |