africaguinne.com
africaguinne.com
N
User :
Pass :

Fin de transition en Guinée : Le Général Sékouba Konaté parle…(Exclusif)

Finalisation de la transition : Le Capitaine Dadis Camara s’exprime… (Exclusif)

Perchoir de l’assemblée : Dernière ligne droite pour le choix définitif du candidat de l’opposition

Situation socio-politique en Guinée: Ce qu'en pense l'opposant Faya Milimono

Exclusif: le président Condé demande la démission du gouvernement(officiel)


 

Detail de la News

"Pourquoi se précipiter pour organiser des législatives qui ne mettent fin ni à la transition ni aux


[IMG1]L'ancien premier ministre guinéen, Sidya Touré souhaite l'organisation rapide des élections présidentielles en Guinée.Le leader de l'Union des Forces républicaines(UFR) pense qu'une sortie de crise passe par la mise en place de certaines institutions notamment le conseil national de la transition, par la junte militaire au pouvoir depuis le 23 décembre dernier.Entretien!

JEUNE AFRIQUE : Que faut-il faire pour réussir la transition ?


Sidya Touré : Il faut d’urgence mettre en place le Conseil national de la transition (CNT), l’organe central, mais également une Cour spéciale de justice, pour suppléer à la Cour Suprême, qui a été suspendue. La Cour spéciale , juge des élections, doit être composée de juristes compétents et impartiaux, pour que la Guinée ne connaissance plus les décisions électorales partisanes auxquelles la Cour suprême nous avait habitués.


Quels doivent être la composition et le rôle précis du CNT ?


Les propositions des différents partis convergent : le CNT peut être composé de 75 à 100 membres représentant les partis politiques, la société civile, les syndicats, les confessions religieuses et le CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement). Pour le présider, une personnalité respectée et neutre comme Mgr Robert Sarah (NDLR : ancien archevêque de Conakry, aujourd’hui en poste au Vatican) serait bienvenu. Faisant office d’Assemblée législative en cette période d’exception, le CNT doit définir toutes les règles du jeu dans un code électoral rénové.

Il doit modifier la Constitution pour y intégrer des dispositions précises comme la limitation à deux du nombre de mandats successifs à la tête de l’Etat, laquelle a été supprimée en 2001 par Lansana Conté pour s’éterniser au pouvoir. La Loi fondamentale à venir doit renforcer les pouvoirs du Parlement, prévoir le poste et les attributions de chef du gouvernement, revenir à l’élection comme mode de désignation des chefs de quartier….

Il s’agit en un mot de revenir à la Constitution de 1990. Le cas échéant, l’âge limite pour se présenter, qui avait été fixé à 70 ans, serait de nouveau en vigueur. Alpha Condé et Jean-Marie Doré, deux de vos adversaires potentiels, seraient ainsi exclus de la course.

Est-ce calculé de votre part ?

Absolument pas. Cette question est d’intérêt public. Il revient au CNT d’en débattre pour retrouver une formule.


L’Alliance nationale pour l’alternance démocratique (ANAD), la coalition emmenée par votre parti, pense, à la différence de toutes les formations de l’ex-opposition, qu’il faut différer les législatives, qui avaient été prévues pour le 31 mai prochain, jusqu’au lendemain de la présidentielle. Pourquoi ?


Loin des petits calculs politiciens, ma position s’explique par la volonté de garantir la stabilité à notre pays.En Mauritanie, où les législatives ont précédé la présidentielle, la transition démocratique a débouché sur des frondes parlementaires répétées contre le chef de l’Etat et sur un nouveau coup d’Etat. Après cinquante ans d’indépendance, la Guinée a besoin de très sérieuses réformes qui ne peuvent être menées que par un chef d’Etat serein, soutenu par une majorité parlementaire stable. Et puis, pourquoi se précipiter pour organiser des législatives qui ne mettent fin ni à la transition ni aux sanctions internationales ? Comment va se dérouler la cohabitation entre une Assemblée élue et un organe d’exception comme le CNDD ?


Que pensez-vous des premiers pas du CNDD ?

Je crois qu’il gagnerait à fixer un cap, une perspective. Cela lui permettrait de rassurer la communauté internationale dans l’attente de gages pour lever les sanctions, mais aussi les acteurs politiques internes et la population.


Quelle est votre opinion sur le gouvernement formé le 14 janvier ? D’autres fustigent le nombre important de militaire en son sein…


La composition de cette équipe importe peu si elle agit comme un gouvernement de mission chargé de mener la Guinée à des élections transparentes. Ce qui peut poser problème, c’est peut-être sa taille. Le nombre de ministres – plus d’une trentaine – peut prêter à commentaire dans ce contexte de difficultés économiques.

Que peut faire le gouvernement pour juguler ces difficultés économiques ?

2009 est une année difficile, une année de récession mondiale. Elle sera difficile pour tous, a fortiori pour la Guinée. Une chose est sûre : en l’absence de fonds extérieurs, notre pays pourrait avoir des difficultés dans les mois à venir. L’activité économique s’est ralentie en attendant plus de lisibilité. Ce qui va réduire les recettes fiscales et douanières. L’Etat risque sous peu de connaître de sérieux problèmes de trésorier.

Que pensez-vous des audits entrepris pour faire la lumière sur les détournements de fonds publics ?


Ils constituent une initiative salutaire. Il est indispensable d’élucider les raisons pour lesquelles la Guinée est passée d’une situation financière totalement assainie à la fin des années 1990 à la banqueroute d’aujourd’hui.

Des remboursements et des inculpations sont nécessaires en guise d’exemples pour l’avenir.

Propos recueillis à Conakry par
Cheick Yerim SECK
Source:Jeune Afrique


  Rubrique: Interview  date: 08-Feb-2009 à 11:21:30  Partager:   :

 

 
Contacter Africaguinee.com :
(+224) 664 93 38 93
(+224) 656 93 38 93
(+224) 621 75 63 63


Twitter Facebook

 

 

ONG TCHAPE
Maghreb Arabe Presse
Africabox


The Nun'S copyright -- design by Nun'S