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Bah Ousmane, leader de l'UPR:"Je ne participerai pas au nouveau gouvernement "


[IMG1]Dans l'attente de la formation du gouvernement de Kabiné Komara,le leader de l'Union pour le progrès et le renouveau(UPR),Bah Ousmane rejette l'idée d'intégrer la nouvelle équipe gouvernementale.Il estime que la position de son parti reste l'organisation d'élections crédibles et transparentes où toutes les formations politiques seront appelées à particpier librement.Interview!

Le Démocrate : Quelle lecture faites- vous de la prise du pouvoir par l’armée suite au décès du président Lansana Conté ?

Elhadj Bah Ousmane : Je n’ai pas grand-chose à dire. Les militaires ont pris le pouvoir suite à la disparition du président Conté, je dois dire que le décès du président Conté a été un évènement majeur pour le peuple de Guinée et qui met le peuple de Guinée encore une fois face à son destin. Le même évènement a ouvert obligatoirement une transition vers une nouvelle magistrature. Deux hypothèses existaient, soit la succession, en respectant la constitution ou alors la seconde hypothèse, celle que nous vivons maintenant par la prise du pouvoir par l’armée guinéenne, c’était l’un ou l’autre cas. Mais dans tous les cas, il leur a fallu un évènement pour déclencher cela et cet évènement est la disparition du président Conté. La question que je me pose est de savoir si le président Conté n’était pas mort de sa mort tranquillement, dans quelle situation aurions- nous été aujourd’hui ?

Quelle analyse faites-vous de la nomination de M.Kabinè Komara comme Premier ministre, chef du gouvernement ?

Je n’ai pas d’analyse particulièrement à faire là-dessus. Komara Kabinè était l’une des personnes ressources qui avait été déjà retenue par la société civile et le syndicat lorsqu’il s’est agit de mettre en place un gouvernement de consensus dirigé par un Premier ministre, chef du gouvernement. Du fait qu’il ait été déjà choisi pour un premier temps, prouve qu’il est un cadre qui a beaucoup de compétences et aujourd’hui, puisque le CNDD a cru bon de le nommer à cette fonction, disons que c’est la consécration de tous les efforts que ce cadre a déployés dans le sens de porter sa contribution à la construction de la Nation guinéenne. Ce que je puis dire en plus, est que Komara Kabinè que j’ai connu particulièrement bien au lycée qu’à l’Institut polytechnique Gamal Abdel Nasser, est un cadre intègre qui suscite quand même beaucoup d’espoir face à l’action qu’il va mener et dans la mesure où il a les coudées franches pour nommer son équipe et pour la diriger.

Comptez-vous prendre part à son gouvernement s’il vous faisait appel ?

Personnellement Non ! Mais si le parti était appelé à se prononcer sur la question et bien nous donnerons la réponse qui correspond au choix et aux options politiques de notre parti.

Le CNDD à travers son président Dadis promet d’organiser des élections législatives et présidentielles dans un bref délai. Le croyez-vous ?

Je n’ai rien qui m’empêche d’y croire. C’est un souhait que les guinéens ont appelé de tous leurs vœux que des élections régulières, transparentes, se tiennent en Guinée. L’agenda électoral en ce moment est très chargé, nous avons des communales, des communautaires, nous avons les législatives et nous avons la présidentielle. Alors si dans cet agenda, nous allons d’abord vers les législatives, ce sera le premier test. Dans ces conditions, nous aurons tous à évaluer l’engagement de l’équipe dirigeante actuelle par rapport à tout ce qui a été dit jusque maintenant. Je voudrais quand même apprécier une chose. C’est l’ordonnance que le CNDD a prise pour rendre beaucoup plus autonome, beaucoup plus indépendante la CENI. Je dis ceci parce que, à l’UPR, nous avons toujours milité pour que cette commission soit effectivement indépendante. Et pour cause, lorsque le projet de loi a été soumis à l’Assemblée nationale, notre groupe parlementaire avait demandait que cette commission soit rendue effectivement indépendante. Nous avions donné les raisons, malheureusement nous n’avions pas été suivis et c’est ce qui fait que nous avions posé cet acte historique de nous abstenir par rapport au vote de ce projet de loi. Je dois dire aujourd’hui que le temps nous a donné raison, cette ordonnance a été prise et la commission électorale nationale indépendante est aujourd’hui beaucoup plus indépendante. En ce qui nous concerne, ce n’est pas le délai qui est important. C’est la qualité du processus électoral. Parce que le gros problème que nous avions rencontré en matière électorale dans ce pays depuis qu’on organise des élections, est en fait la mauvaise qualité des élections. Moi je crois qu’il faut prendre le temps nécessaire pour faire de bonnes élections et susceptibles d’être acceptées par les différents acteurs. Si on organise des élections pour satisfaire des intérêts à cause des délais et que la qualité soit mauvaise, nous aurons crée un autre problème. Alors, mieux vaut prendre le temps requis pour que le processus électoral soit de qualité. Et pour cela, je pense que nous avons un certain nombre de dispositions à prendre pour créer de nouveaux cadres législatifs dans lequel ces différentes consultations se dérouleront. Nous avons depuis un bon moment des textes qu’il faut remettre à niveau. S’ils sont remis à niveau, il faut absolument qu’on ait un processus de validation, puisque l’Assemblée nationale n’existe plus, je pense qu’il faudrait recourir au peuple pour valider les nouveaux textes qui sortiront de ces concertations. Par la suite, je pense qu’on peut aller vers les différentes échéances à réaliser. Il faut dire que le processus de recensement des électeurs a enregistré beaucoup de dérapages. Les statistiques dont je dispose sont exacts, au jour d’aujourd’hui, il semble que nous sommes à environ un million cinq cent quarante ou cinq cent cinquante mille électeurs recensés. Cette proportion est insignifiante par rapport au corps électoral que la Guinée compte. Donc il faudrait que ce processus soit renforcé et que des mesures vigoureuses, diligentes soient prises pour mener à bon port ce processus de recensement, parce que c’est la base des élections. Il faut avoir un fichier absolument assaini, le reste suivra normalement son cour.

Que répondez-vous aux observateurs politiques, qui pensent qu’il faut deux formations politiques en Guinée pour disent-ils, mettre fin au caractère régionaliste et ethnique des partis politiques ?

Je pense encore qu’une fois, la Guinée ne devrait pas se singulariser. Si nous avons décidé de mettre le pied dans la démocratie, il faut respecter les attributs de cette démocratie. La démocratie fonctionne sur des principes universels. Il faut laisser les sensibilités s’exprimer librement. Il n’appartient pas à une institution ou à une personne de limiter le nombre de partis. C’est une décantation, une sélection naturelle qui se fera au fur et à mesure que les partis évolueront sur la scène politique guinéenne. Il y’aura une recomposition politique qui fera en sorte certainement que le nombre des partis diminuerait considérablement. Je pense qu’il ne faudrait pas limiter les sensibilités à deux pôles. Et comme je l’ai dit, ce seront les activités et la croissance des partis politiques qui permettront de sélectionner les partis. Certains disparaîtront, peut-être que d’autres naîtront. Mais, il faut laisser le temps au temps, le soin de procéder à cette sélection naturelle.

Propos recueillis par Aly Badara Condé
Source:Le Démocrate


  Rubrique: Interview  date: 14-Jan-2009 à 20:34:09  Partager:   :

 

 
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