[IMG1] Les jeunes étudiants guinéens de Paris ont organisé une manifestation de soutien au peuple martyre de Guinée qui a consisté à l’occupation de l' ambassade de Guinée à Paris afin qu’elle soit fermée.
Dans cette optique, ils se sont spontanément mobilisés ce lundi 12 février pour réaliser cette action de solidarité et de révolte. Ils se sont donnés rendez-vous dans les locaux de l’ambassade à 10h. Sur place, ils ont signifié au personnel de l’ambassade la raison de leur présence et ont demandé à rencontrer M. l’ambassadeur Salifou Sylla avec l’ensemble de son personnel diplomatique.
Ils ont tenu à rassurer le personnel de l’ambassade en lui expliquant les modalité de leur action et en l’invitant à prendre sa responsabilité devant le peuple martyr de Guinée et l’histoire en démissionnant ou en allant en grève ou mieux encore en se joignant au mouvement de protestation collectif.
L’interlocuteur qu’ils ont eu est allé porter ce message à l’ambassadeur qui a promis de les rencontrer. Au départ il voulait seulement rencontrer leurs représentants mais les étudiants ont exigé de le voir en groupe et avec l’ensemble de son personnel sinon rien et dans ce cas ils allaient vider tout le personnel du lieu. Face à la détermination des étudiants, il a accepté de les rencontrer dans la salle d’accueil qui était la tribune de débat et de concertation.
Avant de descendre pour la réunion, Mr l’ambassadeur a appelé les services de Police qui en quelques minutes ont investi et bouclé la zone. L’ambassadeur a mis une bonne heure avant de venir à leur rencontre. A son arrivé il a commencé un discours sur sa responsabilité à qui s’est avérée plus porté sur son attachement au bâtiment qu’à la situation qui prévalait dans son pays.
Face à cette intervention pittoresque, démagogique et inhumaine, les étudiants ont exprimé leur ras-le-bol et qu’à sa différence, ils étaient préoccupés par la situation dramatique dans le pays et ils ont exigé la fermeture immédiate de cette officine qui ne pouvait représenter leur pays. Ils lui ont dit devant le personnel que la fermeture et le sit-in n’étaient pas négociables et que la violence était proscrits dans leur action.
Après cet échange il est monté signé une autorisation aux CRS (Compagnies Républicaines de Sécurité) pour vider les lieux (l’ambassade et le quartier) par tous les moyens à savoir l’usage de la force tout en désignant au commissaire divisionnaire six (6) étudiants comme étant les meneurs qu’il devait embarqué. Lui et le personnel sont partis sans se soucier de la manière dont l’évacuation serait faite. Au préalable, il a dit aux étudiants qu’il comprenait leur action et qu’il la trouvait légitime et qu’il acceptait de fermer l’ambassade mais que les étudiants en contre partie devaient accepter de partir chose qu’ils ont refusé.
La raison de leur volonté de rester sur le lieu de façon indéterminée consistait à montrer et exprimer aux guinéens de l’intérieur leur solidarité, leur sens du sacrifice, de la destinée commune en bravant le froid et la faim, en refusant d’aller suivre les cours dans leurs universités respectives chose qui compromet leur année universitaire.
Par cette attitude, ils voulaient aussi montrer la voie à tous les guinéens notamment ceux de l’extérieur qui sont des privilégiés par rapport aux atrocités commises par Conté et ses serviteurs. Aussi, par cette action ils voulaient redonner la parole et le pouvoir aux guinéens dans cette salle d’accueil en mettant dehors les représentants de conté et de son système.
Avant de partir l’ambassadeur a demandé aux CRS de mater ces délinquants. L’opération d’évacuation s’est passée dans des conditions plus ou moins houleuses mais sans heurts et violences grâce à la retenue des étudiants qui ont signifié aux forces de l’ordre qu’ils n’étaient pas l’ pour en découdre avec eux et de surcroît ils étaient dans leur droit de manifester dans l’enceinte de leur ambassade, au sein de laquelle s’appliquait une juridiction guinéenne. Les forces de l’ordre ont opposé l’autorisation signifie par l’ambassadeur.
Les étudiants ont résisté dans la limite de leurs moyens et dans la l’égalité mais ils étaient impuissants et pas proportionnels en nombre aux forces de l’ordre. La police a usé de la force sans violences pour sortir tous les étudiants qui ont formé un bouclier humain en entonnant l’hymne national. Dans l’évacuation les six étudiants désignés par l’ambassadeur ont été embarqués pour une garde à vue au poste pour acte de rébellion et les autres conduits et encadrés par les forces de l’ordre jusqu’au métro.
Avant de partir l’ambassadeur a demandé aux CRS de mater ces délinquants. L’opération d’évacuation s’est passée dans des conditions plus ou moins houleuses mais sans heurts et violences grâce à la retenue des étudiants qui ont signifié aux forces de l’ordre qu’ils n’étaient pas l’ pour en découdre avec eux et de surcroît ils étaient dans leur droit de manifester dans l’enceinte de leur ambassade, au sein de laquelle s’appliquait une juridiction guinéenne. Les forces de l’ordre ont opposé l’autorisation signifie par l’ambassadeur.
Les étudiants ont résisté dans la limite de leurs moyens et dans la l’égalité mais ils étaient impuissants et pas proportionnels en nombre aux forces de l’ordre. La police a usé de la force sans violences pour sortir tous les étudiants qui ont formé un bouclier humain en entonnant l’hymne national. Dans l’évacuation les six étudiants désignés par l’ambassadeur ont été embarqués pour une garde à vue au poste pour acte de rébellion et les autres conduits et encadrés par les forces de l’ordre jusqu’au métro.
Les étudiants guinéens de Paris en nombre limité ont réussi à fermer l’ambassade pour le moment et elle restera fermée jusqu'à nouvel ordre.
Mohamed Lamine Dansoko
Chargé de Communication de l'Association des étudiants guinéens de Paris
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 16-Feb-2007 à 01:34:33  Partager:   :  |