[IMG1]La prise du pouvoir par la junte militaire à Conakry continue de soulever des réactions.Pour le leader de l'Union pour le progrès de la Guinée(UPG), Jean-Marie Doré, les menaces de sanctions de la communauté internationale doit inciter la junte à organise au plus vite des élections....
RFI :Monsieur Jean-Marie Doré bonjour !quelles solutions préconisez-vous pour sortir la Guinée de cette crise ?
Jean-Marie Doré :Pour sortir la Guinée de cette impasse,le plus urgent est que ceux qui disposent du pouvoir d’Etat organise le plutôt possible les consultations, pour que l’on ait l’assemblée nationale.
Donc,pour vous les élections en décembre 2010,c’est trop tard ?
Mais, ça va nuire à beaucoup d’activités, de fonctions de l’Etat. Si la Guinée n’a pas un président de la république légitime choisi, s’il n’y a pas de parlement, nous allons avoir des complications avec les Nations Unies, avec l’Union européenne qui est notre principal bailleur de fonds, avec la CEDEAO,avec l’Union Africaine.Donc on peut trouver la solution en réduisant le délai qui nous sépare du prochain scrutin.
Vous craignez que les militaires putschistes confisquent le pouvoir ?
Je ne crains pas.Je doute pour mon pays ,une impasse.Si nous attendons un délai si long, nous avons avoir des problèmes avec les bailleurs de fond.Et au moment où je vous parle, il n’ y a pas d’argent à la banque centrale pour payer les fonctionnaires.Si le délai est long, les problèmes qui seront induits vont se répecuter sur la vie nationale.
On peut faire les élections au plus tard au mois de juin.Mais si on dépasse la date du mois de juin, il faudrait reporter les élections pour début octobre 2009.Je crois quôn peut négocier sur ce créneau là .
Pour conserver le pouvoir en Guinée, il faut avoir les moyens de fournir les services de base au peuple de Guinée.Et les services de base sont financés par la coopération financière internationale.Les réactions des Nations Unies, de l’Union européenne, des autres organisations internationales ne laissent pas envisager qu’on pourrait nous aider à financer ces services de base qui sont dépendant des relations économiques internationales.
Les militaires qui s’annoncent sur la scène politique, ce ne sont pas des bidassent de type traditionnel., il y a parmi eux des universitaires.Je crois qu’une communication claire et nette avec eux permettrait de comprendre que la Guinée n’est pas en mesure aujourd’hui de prendre n’importe quelle décision.Il faut être réaliste et épargner au peuple de Guinée de nouvelles souffrances.
Source :RFI
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  Rubrique: Interview  date: 25-Dec-2008 à 17:12:24  Partager:   :  |