[IMG1]Saran,Chargée de mission, Paris
"Il est vrai qu'une nouvelle ère s'annonce pour notre pays. Cependant, j'avoue être partagée entre ce sentiment de liberté et celui d'une profonde inquiétude.Une question me turlupine : comment se dessinera l'après Conté? J'ose espérer que nous (Guinéens) saurons faire preuve de sagesse et d'intelligence. Il est temps de faire ce bond en avant qui permettra à notre pays de sortir de sa torpeur et son apathie.
BALDE Ibrahima Diego (ingénieur en informatique) à paris:
"Mon souhait c’est d’avoir une transition apaisée. Mais pour la transition constitutionnelle, je reste dubitatif au choix sur
Somparé ancien membre du PDG et acteur et concepteur de ce système qui n’a pas osé prendre ses responsabilités à temps aujourd’hui il veut en profiter. Je ne pense pas qu’il soit en mesure d’organiser des élections dans les 2 mois à venir. En ce qui concerne l’intervention de l’armée, s’il s’agit de cadres officiers démocrates, consciencieux capables de remettre la Guinée sur la bonne voie, ça sera bien mais au cas contraire c’est sera une répétition de l’histoire.
DIALLO Ibrahim Mouctar à paris ( étudiant) :
"Je suis triste en tant qu’humain et j’espère que de bons guinéens reprendront le pouvoir, peu importe qu’ils soient civils, militaires, on a vu de bons leaders militaires comme civils. Je présente mes condoléances à sa famille et à tous les guinéens, quoiqu’on dise Lansana Conté a été Président de la république de Guinée.
SOUMAH Mohamed Galéma à Antony (étudiant)
"Je dirai juste que la mort d’une personne est une triste nouvelle et le cas de Lansana Conté n’échappe pas au principe. Il est souhaitable
que les autorités civiles et militaires puissent se comprendre pour mener à bien la transition, c’est-à -dire que les militaires laissent appliquer la constitution, tout en montrant à Somparé qu’il n’est là que pour assurer la transition, on a vécu 24 ans avec les militaires, nous savons de quoi ils sont capables, on ne veut pas revivre une vingtaine d’année d’inertie et d’obscurantisme. Espérons que les guinéens soient exigeants envers eux-mêmes et fassent des choix responsables et impartiaux dans le choix du futur président.
Benoit KAMANO ( Paris)
"C’est un espoir ! enfin conté est parti même si humainement on ne
peut pas s’en réjouir, on comprend sa famille. Après l’annonce de la transition, on était très fier à l’idée qu’il y ait une transition dans le calme. Et après c’est le désespoir et la peur qui
remplacent car on a l’impression que l’histoire se répète avec les même acteurs et les mêmes victimes. Avec la division qui règne dans l’armée, on ne sait si le capitaine de la junte est capable de fédérer tout le monde, sachant aussi qu’il ya des généraux et des colonels qui ne se sont pas manifester."
BAKAYOKO Ibrahima étudiant à Montpellier :
"Tous les guinéens sont attristés, la personne humaine n’est pas détestable à mon avis, c’est le président Conté des dernières années qu’on a pas aimé. Sa mort peut susciter un espoir de changement positif pour le peuple, toutefois c’est qu’à même un président que nous venons de perdre. Espérons que ses successeurs pendant la
transition, l’appliquerons dans le calme et organiserons des élections libres et transparentes.Que son âme repose en paix !
Alain LAMAH étudiant en architecture à Versailles :"
"C’est une bonne chose, c’est l’aube d’un nouveau départ pour tout le pays à condition que les dirigeants sachent profiter de cette
opportunité pour refonder les institutions républicaines et réforment la structure économique du pays. Et pour cela on a ressources naturelles qu’il faut et si on a une bonne ressource humaine pour la gérer ça serait bien parti pour le pays. Mais j’ai des craintes on voit un capitaine Camara qui dissout les institutions, c’est un cauchemar ! mon souhait c’est d’avoir un civil au pouvoir."
DIABY Malick consultant juridique et fiscal chargé de cours à l’institut de commerce et de communication de paris :
"Je pense qu’on fait fasse à une grande inconnue, on a 2 options possibles : soit l’armée prend le pouvoir et assure une transition apaisée ou elle s’accroche au pouvoir et c’est reparti pour un quart de siècle ou plus de régime militaire. Mais il faut un contre-pouvoir pour peser ça peut le peuple, la presse, ou une armée intelligente qui peut renverser la tendance à tout moment comme ça failli être le cas des évènements de janvier et février pour qu’il y ait un
véritable pas vers les sensations institutionnelles. Il faut une mobilisation des Guinéens de l’intérieur et de l’extérieur car la seule force qui pourrait maintenir la pression pour que les
prétendants puissent tenir compte de l’aspiration du peuple à la démocratie est la force populaire, la société civile ( association, partis politiques…) ; cette aspiration démocratique doit l’apporter sur toutes les autres considérations.
KABA Hady (ingénieur d’études, médecin à Paris)
"Le peuple de Guinée a trop souffert le martyr ! est-ce venu le temps de la rédemption à la suite du décès de Lansana Conté. La succession des évènements depuis hier m’inquiètent mais je reste tout de même optimiste pour le sort de mon pays quand à son avenir sur des chantiers plus démocratiques."
Kadiatou BAH directrice commerciale (LYON)
"Je suis vraiment triste d’apprendre cette nouvelle, le pense à sa famille, à ses enfants et surtout à sa femme Henriette Conté qui l’une de ses rares proches qui est restée à ses côtés dans le
meilleure et dans le pire. Par ailleurs je ne souhaite pas que des individus sans scrupules sèment le chaos, ils n’ont pas pu prendre leur responsabilité à temps alors c’est pas le moment. Il faut qu’ils sachent que l’histoire s’écrit et qu’ils seront jugés de par leurs actions."
Propos receuillis par Aliou Souaré
Chef du Bureau d'Africaguinee.com
Paris-France
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  Rubrique: A vous la parole  date: 23-Dec-2008 à 17:38:00  Partager:   :  |