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Kamsar:les "oubliés de la bauxite"...


[IMG1]A Kamsar, port minéralier de Guinée, Ahmed, Mandioulla, Moussa et Denab voient chaque jour passer le train transportant dans plus d'une centaine de wagons la bauxite de leur pays pour alimenter les usines du monde entier. Mais ils sont toujours aussi pauvres.

"La vie est difficile, il n'y a pas d'électricité, pas d'eau", se plaint Ahmed Barry, qui vend des cartes de téléphone, assis dans une petite cabane en bois qui fait face à la voie de chemin de fer, reliant les mines de bauxite de Sangaredi au port de Kamsar (nord-est).

"Je suis arrivé il y a deux ans. Je m'attendais à trouver beaucoup de travail, mais il n'y en a pas", poursuit-il.

Entourée par les mangroves, la ville s'est rapidement développée autour de la voie ferrée et de la route goudronnée reliant les installations portuaires et l'usine de broyage du minerai au reste du pays.

Seule la "cité minière" accueillant les employés de la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG, 51% de capitaux étrangers) et quelques quartiers du centre-ville disposent de l'eau et de l'électricité.

"On voit passer l'argent (de la bauxite) mais on ne sait pas où il va", se lamente Moussa Camara, qui tient un garage informel.

"On a beaucoup prié pour avoir l'eau et l'électricité, mais ce n'est toujours pas fait. Pourtant les poteaux sont là!", lance-t-il en montrant des pylônes en ciment, installé par la CBG il y a plusieurs mois.

Une centrale thermique, financée également par la société minière, a été inaugurée mi-octobre. Mais toujours pas d'électricité dans les quartiers populaires.

La sensation d'être les "oubliés de la bauxite" se transforme régulièrement en colère populaire. Des jeunes bloquent alors la voie de chemin de fer avec des pierres ou leur propre corps, quelques heures, voire un ou deux jours.

"Kamsar devait avoir de belles maisons avec un hôpital très bien. Mais au centre de santé, il n'y a pas de médicaments et pas d'électricité. Et pourtant, il y a de bons docteurs", explique le garagiste au milieu de carcasses de voitures rouillées.[IMG2]

"Quand on voit la bauxite partir, on se dit qu'on aimerait bien avoir un peu d'argent aussi", renchérit Aboubacar Camara, 33 ans, qui récupère des ferrailles qu'il vend ensuite à des "Indiens" à Conakry, la capitale.

Le train repart de Kamsar, les wagons vides, passant près d'un marché informel et d'un tas de détritus. A quelques mètres de la voie, Denab Diallo, une adolescente maigre et à la peau déjà fripée, étale sur un plastique le charbon de bois qu'elle va vendre pour survivre.

A côté d'elle, Mandioulla Diaby, 41 ans, vend des beignets, relevés avec une sauce pimentée, à l'ombre d'un parasol. "Le bruit du train nous dérange et je n'ai aucune retombée. Mais je ne peux pas changer les choses", souligne-t-elle avec lassitude.

Son petit commerce lui procure, selon elle, un bénéfice de 1.500 francs guinéens (0,25 euro) par jour, illustrant parfaitement le "paradoxe guinéen": un pays riche de son sous-sol (bauxite, fer, or, diamants) et une population très pauvre, en raison d'une gestion calamiteuse des autorités.

Dans la mine à ciel ouvert de Sangaredi (135 km à l'est), l'extraction se fait jour et nuit, 24 heures sur 24. Trente ans d'activité ont transformé le village éponyme en "ville champignon" de 30.000 habitants. L'Etat étant absent, la CBG assure l'alimentation en eau, en électricité et en carburant.

Mais les habitants se font exigeants. Lors d'un match de football, une coupure d'électricité inopportune a provoqué la colère de jeunes qui ont voulu s'en prendre aux installations de la société minière.

Pour éviter ce genre d'incidents lors de la dernière Coupe d'Afrique des nations (CAN) au Ghana, la société a ainsi acheté un nouveau groupe électrogène à 200.000 dollars.

Source:AFP

  Rubrique: Dossier du Jour  date: 27-Oct-2008 à 11:46:02  Partager:   :

 

 
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