[IMG1]Les déboires que connaissait jusqu'ici l’orchestre féminin ''Les Amazones de Guinée'', sont en passe d'être de vieux souvenirs. En effet c'est le ministre de la Défense nationale, Almamy Kabèlè Camara, qui a décidé de faire des problèmes des Amazones de Guinée, une affaire personnelle.
Kabèlè Camara, lors d'une réunion samedi dernier, qui a regroupé quelques femmes du groupe, les autorités militaires et la direction de ‘’Les amazones de Guinée’’, au camp Almamy Samory Touré a rappelé l'intérêt de soutenir ce groupe (qui est un orchestre appartenant à la gendarmerie nationale), vu le passé combien glorieux qu’il a apporté à la Guinée et à l’émancipation de la femme africaine.
Il a instruit les officiers supérieurs de l'Armée nationale, dont le Général Diarra Camara et le chef d’Etat major de la Gendarmerie nationale, le Général Jacques Touré en personne, afin qu'une ''attention particulière soit accordée par tous aux Amazones.
''Nous partageons tout avec les autres armées d’Afrique et du monde. La seule que nous possédons et qu’ils n’ont pas, c’est les Amazones’’, a rappelé le ministre de la Défense.
Séance tenante, Kabèlè Camara, a donné des instructions pour que toutes les dispositions soient prises afin que l’orchestre puisse retrouver sa renommée d’antan, en apportant une marque particulière à la célébration de notre cinquantenaire. [IMG2]
Depuis des semaines, la direction de ‘’Les Amazones de Guinée’’ en appui avec le département de la culture mène des démarches afin que les ''filles'' qui composent le groupe et qui suivent en ce moment même leur formation militaire, soient momentanément libérées, dans la perspective non seulement du cinquantenaire, mais également pour leur participation au plus grand marché de spectacle européen (WOMEX), devant se tenir, fin octobre à Séville en Espagne.
Comme on le voit, les choses commencent par s’arranger pour les Amazones qui après une vingtaine d’année de traversée de désert, est victime de sabotage de la part de certains fils du pays dont des officiers de la Gendarme nationale, pourtant propriétaire légal de ‘’Les Amazones’’.
En effet, depuis des années, par la complicité de la Direction nationale de Culture, tenue jusque là par l’ancien Directeur national e de la Culture , le déchu Saidou Dioubaté, le nom des Amazones, avait été attribué à un autre groupe de percussionnistes féminins de la Guinée , basée précisément au Canada.
Ce groupe, les fausses Amazones, font le tour du monde au nom des véritables Amazones qui résident en Guinée et qui continuent de croupir dans la misère.
Et dire qu’elles n’avaient pas de salle de répétions ni d’instruments après de bons et loyaux services rendus à la nation. Et c’est encore le même Kabèlè qui a demandé à ce qu’une salle leur soit définitivement affectée au palais du peuple.
Mamadou Camara
Conakry-Guinée
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Culture  date: 10-Oct-2008 à 15:18:51  Partager:   :  |