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L'ancien maire de Matam,Mme Kaba Rougui Barry:" Ceux qui font la politique du bilan de santé de Lans


[IMG1] Madame Kaba Rougui Barry, l’ancienne maire d’une des plus grandes communes de la capitale guinéenne, Matam, a récemment démissionné de l’Union des forces républicaines (UFR), le parti de l’ancien premier ministre Sidya Touré qu’elle avait intégré en 2000. Elle en critique « les petites mesquineries » et le « culte de la personnalité ».

Afrique-Asie:Depuis 2006, votre pays vit suspendu aux bilans de santé du président Lansana Conté. Cet attentisme est-il bénéfique pour l’opposition et pour la Guinée ?

Mme Kaba Rougui Barry: Les hommes qui gèrent le pays doivent avoir conscience que chaque fait et geste sont une clochette reliée à l’oreille des Guinéens, que la chose politique ne doit pas jouer avec la vie du peuple, qui mérite respect et obligation. Depuis près de dix ans, les actions sont subordonnées à la santé du président, et les informations et rumeurs venant de son entourage proche perturbent le fonctionnement de l’État. Ceux qui font la politique du bilan de santé de Lansané Conté jouent avec la vie de tout un peuple. Nous ne pouvons pas cautionner cela. Chacun doit rester responsable de son poste devant la loi et le peuple. Si seulement tous se mettaient effectivement au travail et refusaient de jouer le rôle du mieux informé de l’état de santé du président de la République, la Guinée aurait meilleur visage. Au lieu de s’accrocher aux rumeurs, les politiques feraient mieux de s’organiser plus efficacement, par exemple en se regroupant en un nombre réduit et en faisant front commun. C’est la seule façon d’avancer.



L’état de santé fragile du président regarde néanmoins le pays. Lansana Conté doit-il continuer à tenir les rênes de l’État ou doit-il abdiquer ?

La décision de déclarer la nullité de la capacité du président à tenir les rênes du pays appartient à l’Assemblée nationale et à la Cour suprême. Mais surtout à la personne concernée, qui devrait pouvoir privilégier l’intérêt général au détriment de son plaisir personnel. En attendant l’éventualité d’une démission hypothétique du chef de l’État, je le répète : la seule façon de réaliser l’alternance politique pacifique en Guinée reste l’alliance de l’opposition. Elle devrait passer d’environ cinquante partis actuellement à quatre, tout au plus. Les partis politiques doivent fusionner pour apaiser les souffrances du peuple.


Quel est le poids réel du premier ministre Ahmed Tidiane Souaré ? Peut-il résoudre les nombreuses crises que traverse la Guinée?

Tout dépendra de la capacité des partis politiques et de la société civile, regroupés dans son gouvernement, à s’unir dans un travail collégial et solidaire pour mettre le pays sur la voie de la bonne gouvernance et de la lutte contre l’impunité. Le premier ministre doit pouvoir, en outre, s’inspirer de l’expérience de ses prédécesseurs qui, à l’exception d’un seul, ont tous été démis, sans avoir pu résoudre les maux du pays.


Comment envisagez votre avenir politique après votre départ de la mairie de Matam ?

Les grandes et amères défaites donnent toujours naissance à de futures et vastes victoires. Mon départ de la mairie de Matam n’a été que la conséquence de mon exclusion du cirque électoral par ses acteurs. Aujourd’hui, j’ai mieux à faire. Je veux jouer un rôle de rassembleur, parvenir à fédérer les idées et les énergies pour le mieux-être de la Guinée et des Guinéens. Mon ambition est de parvenir à restaurer la crédibilité de la culture de la paix en Guinée. C’est le sens de mon implication dans l’humanitaire et le social : développer la confiance entre les Guinéens pour apaiser les tensions et construire une société solidaire d’où la corruption et l’impunité seront absentes. À partir du moment où je suis certaine de ma conviction, plus rien ne peut me faire peur ni m’éloigner de la vie de mon pays.


Interview réalisée par Nicolas Abena
Source:Afrique-Asie

  Rubrique: Interview  date: 30-Sep-2008 à 19:31:31  Partager:   :

 

 
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