[IMG1]Sur le plan sanitaire, la Guinée après son indépendance le 02 octobre 1958, devait faire très vite face à certains défis car les fonctionnaires français s’étaient retirés. Le gouvernement de la première république a dû construire d’urgence des hôpitaux et des centres de santé dans tout le pays.
Grâce a l’appui technique des pays socialistes des cadres guinéens ont été formés et les hôpitaux équipés. Malgré le nombre insuffisant du personnel médical, certaines maladies comme le paludisme, la fièvre jaune, la rougeole, la variole ont reculé et la mortalité néonatale et infantile a été réduite considérablement. Il faut préciser à ce niveau que la Guinée ayant choisi le régime socialiste, l’importation et la commercialisation des produits pharmaceutiques se faisaient par l’État à un prix dérisoire au bénéfice des populations. Il faut aussi signaler que l’ancien régime avait une maîtrise plus ou moins de la population ce qui facilitait les campagnes de vaccinations. Toute fois, la Guinée a dû évacuer certains cas d’urgence faute de matériels modernes.
A côté de la médecine moderne, la pharmacopée s’est développée avec les traitements traditionnels. Pendant longtemps, l’excision constituera une pratique officielle menaçant la santé de la femme. Avec l’avènement de la deuxième république le 03 Avril 1984, le pays s’ouvre à l’étranger. Une occasion pour certaines institutions internationales œuvrant dans le domaine de la santé de s’intéresser
davantage à la Guinée .
Parmi elles, l’Organisation mondiale de la santé(OMS), Médecin Sans Frontière ou la Croix Rouge Internationale. Les cadres guinéens de la santé assistent aux séminaires et forum internationaux. Des dons et des équipements sont obtenus pour les hôpitaux et les centres de santé. Le gouvernement de son côté, construit des hôpitaux des centres d’autres rénovés ou équipés.
En dépit donc de l’apparition de l’épidémie du siècle « SIDA » les patients bénéficient d’un plus grand suivi. Certaines maladies comme la tuberculose sont traitées gratuitement sans oublier la césarienne rendue gratuite officiellement. Contre le choléra, la méningite, la poliomyélite le ministère de la santé en collaboration avec les institutions de l’ONU organisent des vastes campagnes de vaccinations. La formation du personnel de la santé se renforce davantage avec l’ouverture des centres de formation pour les agents communautaires. Le libéralisme promis par la 2eme république a favorisé la création des cliniques et pharmacies privées.
Aujourd’hui le guinéen dispose de médicaments dans ses environs même si le prix et la qualité posent problème. A ce niveau, il est à signaler que les pharmacies par terre ont fait beaucoup de victimes. La Guinée en 50 ans sur le plan sanitaire s’est donc dotée des infrastructures hospitalières des centres de santé pour le traitement des populations. Cela se confirme par l’augmentation démographique grâce au recul de la mortalité et a l’augmentation de la natalité.
L’espérance de vie du guinéen est aujourd’hui à près de 50 ans. Notons cependant que beaucoup d’efforts restent encore à fournir.
Une analyse d'Aminata Tounkara
Conakry-Guinée
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Dossier du Jour  date: 29-Sep-2008 à 21:58:56  Partager:   :  |