[IMG1]La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a achevé dimanche à Rabat sa tournée au Maghreb, avec des entretiens dominés par la situation politique et sécuritaire de la région, ainsi que la question du Sahara occidental dont elle a promis de soutenir le règlement.
"Il est temps que (le conflit sahraoui) soit résolu", a déclaré Mme Rice lors d'un point de presse conjoint avec son homologue marocain, Taïeb Fass-Fihri. "Il va y avoir une nouvelle série de négociations, nous allons la soutenir, il y a de bonnes idées sur la table, et il y a des moyens d'aller de l'avant", a-t-elle affirmé.
Le Maroc et le Front Polisario avaient mené quatre série de négociations à Manhasset, près de New York, sans réaliser d'avancée. Une nouvelle série de négociations est prévue à une date non précisée.
A la veille de la visite de Mme Rice, le porte-parole du gouvernement marocain Khalid Naciri avait souhaité que Washington "contribue à faire sortir ce dossier de l'impasse".
"Nous n'avons pas besoin de repartir à zéro", a-t-elle ajouté. "Ce que nous recherchons, c'est une solution mutuellement acceptable".
Le conflit du Sahara occidental conditionne les relations entre Rabat et Alger, ainsi que le processus d'intégration au sein de l'Union du Maghreb arabe (UMA) dont les activités sont gelées depuis plusieurs années.
Taïeb Fassi-Fihri a souligné à ce titre que Rabat "espérait voir normalisées les relations entre le Maroc et l'Algérie, pays frère". "Nous voulons que l'Union du Maghreb se concrétise", a-t-il ajouté.
Mme Rice a affirmé qu'elle était "venue chercher les moyens par lesquels (les Etats-Unis pouvaient) aider les pays de la région à avoir une approche plus unie face aux défis auxquels ils sont confrontés".[IMG2]
Le Maroc propose une large autonomie de cette ancienne colonie espagnole sous sa souveraineté, une initiative rejetée par le Front Polisario qui réclame l'indépendance du territoire via un référendum d'autodétermination.
Comme à Alger, Mme Rice s'est par ailleurs entretenue avec ses interlocuteurs marocains de la lutte contre le terrorisme.
Samedi soir, elle avait rencontré le Premier ministre marocain Abbas El Fassi, le ministre de l'Intérieur Chakib Benmoussa, et le chef des renseignements militaires Yassine Mansouri. Elle n'a toutefois pas rencontré le roi Mohammed VI, qui séjournait dans l'est marocain.
"Il est important que Rabat et Alger échangent des informations en raison des défis auxquels les deux pays sont confrontés", a souligné la secrétaire d'Etat.
La lutte contre le terrorisme constitue l'une des priorités du gouvernement marocain qui annonce régulièrement le démantèlement de cellules terroristes planifiant des attentats dans le royaume.
Fin août, la police avait annoncé l'arrestation de 15 présumés terroristes, membres d'un réseau en liaison avec Al-Qaïda, et baptisé Fath Al Andalous (conquête de l'Andalousie).[IMG3]
A Alger, à l'issue d'un entretien avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika samedi, Condoleezza Rice avait déjà indiqué qu'ils avaient évoqué leur "grand intérêt" pour "la lutte contre le terrorisme et la coopération" dans ce domaine.
L'Algérie est depuis de nombreuses années en proie à des séries d'attentats meurtriers perpétrés par des membres du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), rebaptisé branche Al-Qaïda au Maghreb islamique.
Mme Rice a quitté Rabat dimanche pour Washington au terme de sa tournée qui l'a conduite également à Tripoli et Tunis. Elle ne s'est toutefois pas rendue à Nouakchott, les Etats-Unis ayant condamné le coup d'Etat du 6 août contre le président élu mauritanien.
Source:AFP |
  Rubrique: News Afrique  date: 08-Sep-2008 à 10:37:51  Partager:   :  |