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Mouctar Paraya Baldé, artiste-musicien:"Après le mois de carême , je sortirai mon 6ème album "


[IMG1]L'artiste Mouctar Paraya Baldé prépare activement son come-back sur la scène musicale avec son sixième album qui promet des surprises au public mélomane.Dans cet entretien, il nous parle de ses débuts dans la musique, de ses projets au service de la culture guinéenne...Exclusif!

Africaguinee.com : Présentez- vous à nos lecteurs et dites nous comment vous êtes venu dans la musique?

Mouctar Paraya Baldé :Je suis Mouctar Paraya Baldé, artiste chanteur compositeur et arrangeur pour les autres artistes. Je suis rentré dans la musique pratiquement a très bas âge, avec des multiples problèmes car mon père ne voulait pas que je fasse la musique c’est plutôt ma maman qui me cachait dans notre case ca c’est dans les années 77-78 j’étais encore a l’école primaire. Voilà c’est ce qui a continué jusqu'après mes études, et la maintenant je suis rentré dans le vrai sens de la musique après l’université bien sur. Je suis allé au Sénégal ou j’ai rencontré Thion Balago Seck, et la j’ai été membre fondateur de son groupe le Rend-Ball, après tant d’années passé au Sénégal, les parents ont tenus a ce que je revienne en Guinée et j’ai accepté et je suis revenu a Labé. Arrivé ici j’ai fondé mon propre groupe le « Foutah melodie » en 1989-1990 un groupe de 8 membres et j’avoue que ca avait très bien marché pour nous
par ce que les gens ne dansaient qu’au son de mon orchestre en ce moment. J’ai commencé a faire des matinées dansante au Tinkisso, à l’hôtel du tourisme les gens ont commencé a prendre goût et c’est comme ca qu’un jour je me suis dit qu’il fallait continuer sur cette voix.

Est-ce que la troupe que vous avez crée c'est-à-dire le « Foutah mélodie » fonctionne toujours?

Non on avait rencontré des difficultés qui ont fait que l’orchestre a disparu.

Pouvez vous nous parler de ces difficultés ?

Bon il y a notre doyen du super Kolima Jazz de Labé qui avait tenu à fonder son groupe le junior succès ;alors il a créé une tension entre les deux groupes et voila les musiciens avec lesquels j’étais, m’ont abandonné mais par après Dieu faisant bien les choses ils n’ont pas continué avec lui parce qu’il ne pouvait pas faire leur affaire et donc ils ont tenté de revenir vers moi et j’avais personnellement pris une décision d’arrêter la musique jusqu'à ce que je retrouve des vrai musiciens avec lesquels je pourrais bien travaillé. Donc j’ai remis mes instruments a mon jeune frère Daye qui jouait très bien il est parti avec à Conakry. Et comme je suis aussi médecin vétérinaire j’ai continué a piquer les bœufs durant plus de 2 ans en brousse après Monsieur Yaya Kane est venu me voir pour que je fasse partir de ce grand concert qu’il organisait sur la démocratie l’unité et la paix a Conakry en 1993, et donc j’ai
accepté et j’ai fait le travail qu’il voulait tellement il était content il m’a demandé ce que je voulais j’ai réfléchis et je lui est dit de me trouver un clavier qui pouvait programmer tous les instruments alors cela dit aussitôt fait il m’a trouvé l’instrument dans la semaine et depuis j’ai commencé à jouer en solo aujourd’hui je sillonne tout le foutah tout seul, je n’ai que des techniciens pour les branchements et moi je joue la guitare et je chante tout seul.

Justement on dit que vous êtes plus basé à Labé qu’a Conakry, quand dites vous?

Cela est sans doute vrai on ne peut pas abandonné la culture en moyenne Guinée et donc il faut décentralisé, mais que tu sois à Conakry ou à Labé la musique c’est la musique elle est universelle. Et je me dis qu’en abandonnant le Foutah ,qui va s’occuper du Foutah culturellement parlant ? Est ce qu’on ne risque pas de faire disparaître cette belle mélodie que nous avons dans le Foutah ? Tenez vous bien aujourd’hui je suis entrain de réunir tout ces anciens musiciens qui font la flûte traditionnelle, la petite guitare, le Djembé etc… pour aider la jeune génération a apprendre ces instruments pour ne pas que tout ces instruments disparaissent sans relève.

Parlez nous de vos relations avec les autres artistes vu qu’ils sont plus nombreux à Conakry qu’à l’intérieur du pays…[IMG2]

Moi je suis à Labé mais j’ai des très bonnes relations avec les autres artistes. J’ai même un projet avec Lama Sidibé pour un album en Duo .Ben sûr et j’en ai fait avec beaucoup d’autres artistes , des rappeurs et cela dans chaque album .Donc c’est pour vous dire que ça va , çà se passe bien.

A part la musique, exercez vous votre fonction de médecin vétérinaire actuellement?

Oui je suis souvent avec mes collaborateurs de services au niveau de l’élevage et s’il y a boulot je le fait. On a formé des auxiliaires qui font presque tout à notre place et nous sommes des observateurs.

Quels sont vos ambitions pour la musique aujourd’hui?

Je commencerai par vous dire que je tiens réellement à former la nouvelle génération car si tout ces vieux(Ndlr :les musiciens) disparaissent sans relève, On risque de perdre beaucoup et donc je demande le soutien de tout un chacun.

En tant qu’artiste compositeur, arrangeur quels conseils donnez vous aux autres artistes du pays?

Merci, je demande à tous les artistes de se lever pour lutter et se donner la main pour le combat. Je suis à Labé mais je suis de près ce qu’ils font à Conakry. Ça me fait mal de voir un musicien guinéen interpréter un autre style un autre rythme étranger. Aujourd’hui moi j’ai réussi à créer un rythme dénommé AWA qui signifie d’accord ou l’acceptation qui est aimé et dansé par tout le monde et donc il fallait créer en fonction de nos mélodies c’est très important.

On dit que vous voyagez peu a l’étranger, confirmez vous cela?

Oui, oui c’est vrai mais je viens au Sénégal la Côte d’ivoire. La Gambie
de temps en temps mais c’est vrai que ce n’est pas fréquent.

Quels sont vos attentes aujourd’hui après la création d’un département de la culture?

Elles sont nombreuses et d’ailleurs je suis très content et c’est facile pour nous aujourd’hui si les gens prenaient le courage c’est vraiment une chance exceptionnelle pour les artistes.

Votre dernier mot?

Mon dernier mot, c’est de dire d’abord aux guinéens de se lever, aux mélomanes de nous soutenir pour la culture guinéenne et je profite de l’occasion pour vous informé qu’après le mois de carême quelque jours après la fête je sortirai mon 6eme album si Dieu le veut bien qui s’intitule « Adouna ko doi » et donc après « Bhoutou » je suis venu à « Adouna ko doi » et maintenant les parents veulent que j’arrête la musique mais je tiens d’abord à avoir une bonne relève pour toujours sauvegardé cette belle et précieuse culture guinéenne. Enfin je vous remercie d’être venue et je salue tous ceux qui liront l’interview.

Interview réalisée par Aminata Tounkara
Pour Africaguinee.com



  Rubrique: Interview  date: 01-Sep-2008 à 13:29:46  Partager:   :

 

 
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