[IMG1]Les populations de la capitale guinéenne, Conakry, ont du mal pour la plupart à trouver de l’eau courante en cette saison des pluies, la production du liquide précieux étant déficitaire.
La Société des eaux de Guinée (SEG) ne produit que 145 mille m3 d’eau par jour pour des besoins estimés à 235 mille m3.
La commune de Ratoma serait la plus touchée par ce manque d’eau courante, et des quartiers comme Hamdallaye, Nongo, Kipé, ont leur robinet à sec depuis belle lurette.
Les femmes de ces zones sont soumises à la corvée d’eau, et on les voit fréquemment des bidons sur la tête, arpentant les rues à la recherche d’une fontaine.
Des familles aisées, disposant de forages, viennent parfois au secours de ces gens en quête du précieux liquide, en leur fournissant gratuitement de l’eau.
Ainsi, dès la tombée de la nuit, vous pouvez apercevoir à la devanture de certaines villas cossues de Conakry, des femmes et des enfants formant une queue, bidons et bassines en main.
Ce spectacle peut surprendre celui qui foule pour la première fois le sol guinéen, un pays considéré comme le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, la plupart des cours d’eau y prenant leurs sources.
Le gouvernement guinéen, avec l’appui des bailleurs de fonds, notamment le Japon, promet de rectifier le tir à travers l’exécution de projets visant à doter Conakry de stations de pompages performants.
Source:APA
Africaguinee.com
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  Rubrique: Société  date: 24-Aug-2008 à 01:12:52  Partager:   :  |