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Detail de la News

Claude Pivi,alias Koplan:"La troupe a demandé le départ de certains généraux. Il faut qu’ils partent


[IMG1]Après la mutinerie au sein de l'armée guinéenne et les accrochages entre soldats et policiers à Conakry, Claude Pivi alias Koplan sort de son silence.Celui que les observateurs qualifie de "justicier" de la capitale guinéenne fait son diagnostic après la crise qui a secoué la "grande muette", et nous livre ses ambitions....Exclusif!


Depuis votre opération assimilée à une mutinerie des négociations ont été entamées avec le Chef de l’état. Où en êtes vous avec les promesses du Président ?

Claude Pivi alias "Koplan":

Aujourd’hui, les militaires ont perçu pour les deux premiers mois. Même si le 2mois a été très difficile à percevoir. Ça c’est un règlement partiel de la situation. Vous êtes d’accord avec moi que ce n’est pas avec 5 millions qu’on peut refaire la vie respectueuse des militaires. Pour le moment, ils ont libéré les otages prisonniers militaires qui ont été arrêtés lors de certains événements. Le prix du riz a baissé de 114000fg à 76.000fg, même si on avait demandé 50.000fg au départ.

Insistez-vous encore sur le départ de certains généraux et de quels officiers s’agit-il ?

La troupe a demandé le départ de certains généraux. Il faut qu’ils partent à la retraite. S’ils refusent de partir, ils partiront autrement dans quelques mois. Leur départ reste, t d’actualité. Parmi eux, il y a des officiers qui ont trompé et qui continuent de tromper le Président et le peuple de Guinée. Il ne faut pas qu’il y ait des dégâts lorsqu’ils vont partir comme c’était le cas pour le général Bailo (dont on a détruit son bâtiment à Dubréka).

Quelles sont vos relations avec ces généraux dont vous demandez la retraite ?

Sincèrement je les respecte. On se salue et je suis à leur service. Cela n’empêche pas notre exigence quant au départ de certains d’entre eux à la retraite. C’est clair et net.

Monsieur Pivi, il y a eu des événements qui se sont déroulés ces derniers temps. Des rumeurs affirment que vous avez été à la base de la tuerie au CIMS. Qu’en dites-vous ?

Suite à la mutinerie, il n’était pas concevable pour la stabilité économique et politique de lancer encore une grève avec des armes. D’abord, parce que les policiers qui sont des paramilitaires peuvent et c’est leur droit d’aller en grève, mais sans armes. La succession des tirs était insoutenable et insupportable pour les opérateurs économiques (y compris les investisseurs étrangers) et pour les populations. C’est pourquoi, je suis allé rencontrer personnellement le directeur national de la police, Mohamed Bangoura avec lequel j'ai demandé de tourner la page afin de travailler dans la paix pour ce pays.

Que s’est –il passé entre-temps ?

Avec ces derniers nous avons convenu de trouver une solution à l’amiable le lendemain. J’ai donc, pris en charge leurs revendications pour la discuter avec e chef de l’état Major des armées et le président de la Republique. Donc, en revenant de la ville, je devais rentrer au camp. Mais, au niveau du pont 8 novembre, j’ai trouvé un embouteillage. J’ai donc décidé de passer par la corniche de Camayenne. Et là, soudain, j’ai trouvé un barrage de la police qui harcelait et effrayait la population. Je suis descendu et suis allé vers eux pour leur dire qu’on trouver une solution et de retourner à leur base. Ils ont dit qu’ils n’étaient pas informés et m’ont demandé qui je suis pour affirmer cela. Je n’ai pas eu le temps de me justifier et ils ont tiré sur nous à bout portant et ont lancé des grenades. De ce fait, je me suis replié en leur disant que je reviendrai le lendemain et on discutera, s’ils veulent la paix ou s’ils veulent la guerre, on va comparer nos forces. Le lendemain, des notre arrivée, les policiers ont commencé à tiré sur nous. La suite, tout le monde le sais.

Des informations persistantes font état de votre entente avec le fils du président en l’occurrence Ousmane conté, qui vous aurait donné des millions pour accomplir cette mission. Où est- la vérité ?

Depuis le 1er jour de la mutinerie, je ne me suis jamais vu avec Ousmane Conté. Je n’ai jamais reçu son cadeaux (il insiste et répète plusieurs fois, se lève et s’assied). Il ne m’a jamais donné quoi que ce soit. Au contraire, je suis fâché contre lui, car j’ai toujours considéré son père comme le mien et il ne m’a jamais manifesté sa reconnaissance. Il faut que ce soit clair une bonne fois pour toute. Nous sommes de la même promotion et nous nous respectons mutuellement. Nous n’avons pas le même grade et nous ne sommes pas dans les mêmes affaires. C’est clair et net.

Dans ce cas comment expliquez-vous l’attaque de l’OCAD qui se trouve à Coléah pendant votre accrochage avec les policiers

Voilà. Des gens mal intentionnés ont profité de cette situation pour régler leurs affaires et cela il faut le voir entre les policiers et les gens infiltrés. Je n’ai jamais été à Coléah. Ils peuvent demander à la population de Coléah. Je ne savais même pas qu’il y avait de la drogue là-bas

Dans ce cas, que diriez-vous de la mise en place d’une commission d’enquête comme le demande les policiers. D’autant plus, que des informations concordantes indiquent qu’il y a un personnage du nom de Mounir Cissé à la Présidence supposé être proche du capitaine Issiaga du BASP. Quelles sont vos relations ?

Je ne le connais pas et une commission d’enquête pour éclaircir tout ça serait la bienvenue.

D’autres rumeurs indiquent qu’on veut se débarrasser de vous, car vous êtes devenu encombrant, cela est-il vrai ?

Je suis au courant de toutes les actions qui sont engagées pour m’éliminer par tous les moyens. Mais j’ai décidé de ne pas fuir et je vais assurer ma propre sécurité. Je me défendrai et je continuerai ma mission. Je sais que j’ai des ennemis. Celui qui sort devant moi, s’il ne me tue pas, je le tue

De quelle mission vous parlez et qui vous a mandaté ?

Les autorités militaires et le Chef de l’Etat qui m’ont mandaté dans la sécurisation de la Guinée. C’est dans ce cadre que je fais des patrouilles pour sécuriser les populations. C’est une mission qui me plaît. Je n’en demande pas plus.

N’avez-vous pas peur d’être trahi ?

Je n’ai peur de personne. Je n’ai peur que de Dieu et je suis préparé en conséquence. Je sais que j’ai es ennemis. Celui qui sort devant moi, s’il ne me tue pas, je le tue.

Pourquoi, ce choix, de la part de vos collègues d’être porte-parole ?

Depuis fort longtemps, la jeunesse militaire du camp m’a toujours considéré comme le chef du village. Lorsque les revendications ont démarré, ils désigné porte parole des soldats de Conakry à Yomou. Et je l’ai accepté de bon cœur

Parlez-nous maintenant de vos descentes pour arrêter les malfrats ?

Mon action a commencé à Lansanaya. Là, on a pris des bandits à mains armées qui ont attaqué des magasins et la population. De Lansanaya, on est parti à Dabompa où le chef de quartier était armé par les mêmes tirs des bandits. J’ai récupéré deux bandits à mains armés que j’ai déposé à la sûreté après les avoir télévisé. Apres on est venu au niveau de Kobaya ou on a fait une prise d’armes de guerre appelé PMAK (4 PMAK) avec 9 boites à chargeurs plein dans la cité de Kobaya. Ensuite, j’ai arrêté 2 bandits. Lors de cette descente, il y a eu échange de tirs et leur voiture a été brûlé par la population. Je les ai pris et je les ai mis à la disposition de l’état major de l’armée et l’interview est passée dans le journal télévisé par le Colonel Dozzo et le Colonel Samaké. Ce sont eux mes chefs de coordination. Il fallait les rencontrer et leur rendre compte. Avant que je les rencontre, les bandits avaient passé quatre jours avec moi. De là bas, j’ai foncé à Enta où j’ai pris un voleur d’arme de calibre 12 et 1 kg de chanvre indien. Il y a eu des éléments qui sont en fuite. Là aussi, j’ai libéré une famille qui était en otage il s’agit de la famille de feu Commandant Kourouma qui habitent Enta Nord. La famille m’avait appelé au téléphone à 2h45 du matin. Je suis allé immédiatement les libérer. Les bandits ont pris la fuite des que j’ai tiré. Dans la nuit du 12 au 13 juillet dernier, il y a eu une attaque à Kaporo Centre ou les bandits sont venus dans une voiture rouge non immatriculée (il nous montre la voiture qui était derrière lui). Il y avait un des bandits qui était dans la même famille. Ils étaient venus prendre leur part du butin. Mais, ils n’ont pas trouvé leur complice et ils ont attaqué la femme de ce dernier et ont criblé de balle sa maison. A la sortie de la cour, une balle perdue a atteint un jeune de 16 ans qui est présentement dans le bloc opératoire à Donka. Cette famille m’avait appelé aux environs de 23 heures et je me suis rendu sur les lieux immédiatement. J’ai pu arrêter le chauffeur qui conduisait les bandits. Je précise que c’est avec l’aide de la jeunesse que j’ai pu accomplir correctement cette opération

Mais, certains se demandent qui a fabriqué Koplan…

C’est mon père et ma mère. C’est aussi simple que cela.

Quelles sont les ambitions de Koplan ?

Mes ambitions sont d’apporter l’équité. Par exemple tant que le militaire porte son arme en dehors du camp, il a faim et n’arrive pas à subvenir comme il se doit aux besoins de ses enfants, il n’y aura jamais la paix dans l’armée. C’est la même chose pour es enseignants qui enseignent nos enfants et ceux qui soignent nos populations. C’est encore plus vrai pour ceux qui sont chargés de cela.

Les élections approchent à grand pas. Pensez-vous que vous êtes un obstacle au bon déroulement de ces élections ?

Pourquoi je serai un obstacle. Au contraire, c’est avec la sécurité et le respect du droit, du devoir que j’incarne et que je défends que les élections doivent se tenir. Mon problème, c’est de régler la situation de l’armée, c’est tout. Le reste ce n’est pas mon problème. Mais si ça se déroule autrement, je m’imposerai.

En dehors de l’armée je suis entraîneur des arts martiaux. J’aime le cinéma. Après l’armée, je retourne comme entraîneur .

Il y en a qui vous considère comment un vulgaire bandit au service du pouvoir. Que répondez-vous ?

Tous les gens qui entretiennent le mal aujourd’hui ne sont pas en paix. Ils défendent leur enrichissement anormal et ceux-là ne peuvent que parler négativement de moi. Mais soyez assuré que les populations patriotes sont très heureuses et le manifeste. Par exemple, lorsque je fais mes opérations, certaines populations me donne de l’argent en onction de leur possibilité. Cela varie 50.000fg à 100.000fg. Ce qui me permet d’acheter du carburant pour mon opération, car le carburant que l’état major.

Votre message à l’endroit des populations…

Simplement je veux que la jeunesse et la population s’impliquent contre l’insécurité. Je demande au gouvernement de me doter de pick-up pour pouvoir lutter efficacement contre le banditisme. Je travaille pour le gouvernement et la jeunesse militaire et civil. Le jour où ce sera fini, je retournerai dans les casernes.

Avez-vous un message particulier ?

Je salue le Président de la République. Il peut compter sur nous pour le maintien de la paix dans la cité et la traque des malfrats. Et j’insiste sur une chose, ce sont les commerçants qui font des cadeaux. A Kaporo, deux commerçants m’ont offert 50.000 et 100.000fg pour me féliciter.

Je vous remercie d’être venu jusqu’à moi afin de recueillir des informations justes et précises. Si vous êtes justes dans votre travail, donc on est entrain de travailler dans le même sens à savoir la recherche de la vérité qui va aboutir inéluctablement vers la paix et le bonheur pour notre pays.


Mohamed Sylla
Source:Radio-kankan
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  Rubrique: Interview  date: 24-Jul-2008 à 18:30:06  Partager:   :

 

 
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