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Témoignage : Le poète Mounir Camara livre les ‘’non-dits’ du séjour de Mandela en Guinée





CONAKRY-La mort de Nelson Mandela, icône de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud, ne cesse de susciter des réactions. Le poète guinéen, conseiller du premier ministre et ancien gouverneur de région, Mohamed Mounir Camara, livre un témoignage sur le séjour de Madiba en Guinée, mais aussi du rôle que la Guinée a joué dans la lutte contre le colonialisme en Afrique, a constaté Africaguinee.com.

Nous vous proposons ici l’intégralité de son témoignage…

‘’La disparition de Nelson Mandela est une grande perte pour l’Afrique et le monde de la liberté. Nous ressentons un grand vide après la chute de ce baobab international. Cette graine qui a fait le baobab, Nelson Mandela ou Tata Madiba a séjournée en Guinée. La Guinée a contribué dans le creuset de la lutte contre le colonialisme, la lutte de libération des peuples asservis. Mandela a eu la chance et la Guinée aussi avec lui de se rencontrer ici.
C’était en 1962, Nelson Mandela en compagnie de certains de ses compagnons comme le père de Thabo Mbéki, Olivier Tambo ont fait leur premier maniement d’armes en Guinée. C’est ici, ils ont fait leur formation de base au Camp Kémé Bouréma de Kindia.

J’ai eu la chance d’être gouverneur de Kindia pendant 7ans. J’ai aussi eu surtout l’opportunité de rencontrer un des enfants, d’un des compagnons illustres de Mandela à travers Oven Gbéki dont le fils Thabo MGbéki au moment où Mandela était le président et Thabon Gbéki le vice-président.
Thabon Gbéki, président sud africain avait effectué une visite de courtoisie et de reconnaissance à la Guinée et j’ai eu la chance de le rencontrer à Kindia en juillet 2006. Et je crois même que Kindia était l’épicentre de son voyage, c’était pour lui plus qu’un pèlerinage.

On a exposé les objets historiques que nous pourrions présenter à notre illustre hôte dont entre autres : la cuvette qui a servi de plat de son géniteur et Mandela et aussi les carabines c’était les armes qu’utilisaient ces illustres à savoir Mandela et Oven Gbéki. Ce zoom historique que je fais là situe la Guinée dans l’histoire de Mandela et je dirais que les deux pays ont beaucoup de choses en commun.

Dans mon discours de bienvenu à son excellence Thabo Mbéki, j’ai comparé l’Afrique à un pistolet renversé dont l’Afrique du sud est le canon et la Guinée la gâchette. Le président Ahmed Sékou Touré avec ses compagnons en 1958 ont mis tous les efforts et moyens de la Guinée à la disposition de mouvement de libération en Afrique à savoir : la Namibie, l’ANC, la Guinée Bissau, l’Angola et la Mozambie. La Guinée a payé une tribu de sang à la libération de l’Afrique.

On ne saurait parler de Mandela sans parler d’Ahmed Sékou Touré. On ne saurait parler de l’Afrique du Sud sans parler de la Guinée. Les deux pays quand vous regardez la carte, Dieu les a disposé d’une façon particulière, du point de vue recherche minière et même historique. On ne saurait parler de Mandela sans parler de Chaka Zoulou. On ne saurait parler d’Ahmed Sékou Touré, sans parler de Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Dinah Salifou, Zebela Togba et tant d’autres. Cela veut dire qu’à chaque époque il y a la succession. Comme dit les traditionnalistes griots quant un géant tombe un autre bourgeon se lève et grandit ainsi va la continuité d’une nation. La mort de Mandela est une grande perte. Je ne saurais dire plus que nos illustres leaders.

Le président de la République, le professeur Alpha Condé a l’annonce de la mort, il a été parmi les premiers à dire qu’un baobab venait de tomber. Je ne saurais surtout mieux dire que le président Barack Obama dont la déclaration hier en Afrique du Sud a été et demeure une page d’histoire, que chaque africain, chaque jeune et cadre digne de ce nom et conscient devons dire et consulter.

Nous nous apitoyons sur le sort du mort, mais l’hommage au mort est une leçon aux vivants. En fait c’est cela que je retiens des différentes informations à travers les médias. Il y a une similitude entre Mandela et Ahmed Sékou Touré puisse qu’il y a eu hier au stade une centaine de chef d’Etat. Il vous souviendra à la mort d’Ahmed Sékou Touré le 26 mars 1984 il y avait plus de cinq chef d’Etat, représentant de gouvernement et des têtes couronnés.

L’Afrique du Sud n’est pas le seul en deuil mais la Guinée aussi est en deuil, je n’ose pas dire que la Guinée est l’une des tutrices du Congrès national Africain (ANC), parce que l’ANC existe depuis le lendemain de la deuxième guerre mondiale. Le PDG RDG existe depuis la deuxième guerre mondiale, mais le parti guinéen PDG RDA qui a mobilisé le peuple de Guinée pour l’indépendance sans tirer un coup de feu a été l’œuvre d’Ahmed Sékou Touré, qui a su mettre la Guinée au dessus de tout de leur division interne. La mort d’un géant est toujours une occasion de tirer les leçons d’un moment intense de consultation et aussi d’espoir.

Pour lutter contre l’apartheid, il y a eu la création de l’aile militaire de l’ANC qui a été une décision partagée de Mandela et ses compagnons. Ils ont appris ici à Kindia les métiers des armes. Et ils ont envoyé la jeunesse de l’ANC comme nous qui parlions aujourd’hui, nous étions de la Jeunesse de la Révolution Démocratique Africaine (RDA) nous avions l’idéologie de la libération de l’Afrique. Et le président Sékou Touré a affirmé que tant qu’il y a une parcelle de terre sous le joug colonial, la Guinée ne se sentira pas indépendant. Donc la Guinée a eu cette mission de servir de base arrière aux différents mouvements de libération.

Je vous dis c’est ici encore que Mandela a appris sa formation et son passeport. Thabo Gbéki qui était jeune ont tous été formés par l’armée guinéenne en Tanzanie où se trouvait le comité de libération de l’Afrique. Nous avons des officiers comme le général Facinet Touré, le commandant Alpha Oumar Baroul Diallo, c’est eux qui les formaient en Afrique de l’Est qui est plus proche de l’Afrique du Sud. Et on les faisait passer par la Zambie puis ils regagnaient l’Afrique du Sud. C’est nous qui avons supporté non seulement la fourniture en arme avec la coopération parce qu’en ce temps le monde était bipolarisé.

C’est en Guinée que Mandela a eu son premier pistolet. Il est rentré en Afrique du Sud avec. Lorsqu’on l’a arrêté, il s’est précipité, il est allé le cacher dans le jardin chez lui, c’est en ce moment qu’on l’arrêté. Il a été arrêté au lendemain de son départ de la Guinée. Ce pistolet là, j’ai suivi un communiqué où on lançait un appel d’offre je crois à l’époque à 25 mille dollars à celui qui retrouverais cette arme. L’historique, ce pistolet a été la première arme de Mandela (…) donc la Guinée a participé à plusieurs réunions de libération.

Si nous devons tirer des leçons sur la mort de Mandela, c’est la leçon d’humilité, la leçon de pardon, la leçon de tolérance et aussi la leçon d’intransigeance.

Je voudrais suggérer un symposium national guinéen sur Mandela et la lutte de libération de l’ANC dans la contribution de la Guinée
’’.

Propos recueillis par Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com
Tel : (00224) 664 935 132





  Rubrique: A vous la parole  date: 13-Dec-2013 à 14:07:59  Partager:   :

 

 
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