
CONAKRY- Après l’annonce des services de sécurité de renforcer leur stratégie, face à la recrudescence de l’insécurité et de la criminalité dans le pays, plus de dix présumés bandits détenant plusieurs armes de guerre se sont retrouvés dans les filets de la police le week-end dernier, a appris africaguinee.com.
14 présumés bandits disposant 3 PMK, plus de 200 munitions, des couteaux et des grigris ont été saisis par les brigades anticriminelles de Conakry (BAC). Ces présumés auteurs « d’actes crapuleux » mis hors état de nuire sont pour la plupart, accusés de tentative d’assassinat, ou d’être coupeurs de route et des voleurs d’engins roulants.
Parmi ces trois armes saisies figurent celle d’un militaire. Il s’agit d’adjudant N’Fasoumane Sanoh qui a expliqué les circonstances du vol de son arme : « la nuit du 15 octobre dernier, j’ai été victime de vol chez moi. Les bandits ont emportés beaucoup de choses. Et ça fait deux mois je suis à la recherche de mon arme. C’est hier, que mes amis m’ont informés qu’on a retrouvé une arme à la direction des BAC, on a vérifié et effectivement c’était mon arme », a-t-il clamé.
Arrêté par la Brigade Anti criminel, l’un des présumés coupeur de routes à reconnu les accusations portées contre lui : « quand on est venu entre Mamou-Dabola, on n’a fait tomber du bois sur la route. Dès qu’un véhicule en provenance du Sénégal stationne pour enlever le bois, on attrapait les gens et on prenait leur argent. C’est mon grand, Diané, qui est au service de renseignement à Siguiri, qui nous informe », a relaté Ibrahima Sory Condé sur leur stratégie d’opération.
Pour sa part, le directeur de la police nationale, Mohamed Garé à sollicité l’implication de tous les acteurs notamment la population et la justice pour éradiquer ce phénomène « inquiétant ».
S’exprimant sur les crimes et vols enregistrés souvent dans le pays, le directeur national de la police promet d’interpeller les tuteurs des présumés bandits. « Ces gens qui sont là vivent sous les toits, nous avons donc décidé désormais, si nous prenons des bandits, nous allons demander l’autorisation des procureurs pour que nous puissions interpeller les tuteurs parce qu’ils sont complices de leurs actions », a indiqué Mohamed Garé.
Bah Aissatou
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Société  date: 10-Dec-2013 à 11:43:01  Partager:   :  |