
CONAKRY- Face à la vague de réactions que sa décision a suscitée, le gouvernement guinéen vient d’apporter des précisions sur le rôle que devrait jouer l’armée dans le cadre de la restauration de la sécurité dans le pays, a appris Africaguinee.com.
Interrogé ce lundi par nos confrères de Lynx FM, Damantang Albert Camara a déclaré qu’ « en cas de nécessité, l’armée viendra s’associer à la police et à la gendarmerie ».
« Et nous espérons que cette nécessité ne se présentera pas. Aux grands maux, les grands moyens. Il suffit de trouver le cadre légal pour permettre dans certaines circonstances limitées à l’armée d’intervenir. Je crois que lorsqu’un citoyen est assiégé avec toute sa famille, son problème n’est par de chercher à savoir si c’est la police ou la gendarmerie qui intervient, c’est qu’on leur sorte de cette situation là . Et l’Etat a le devoir de protéger ses citoyens. S’il est nécessaire de faire appel à l’armée, la décision sera prise effectivement », a fait remarquer le ministre de l’emploi, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.
Selon le ministre Damantang Albert Camara, ce n’est pas la première fois que la Guinée est confrontée à une vague de criminalité. Dans les années antérieures, on l’a vécu dit-il, affirmant que ça été réglé. « Nous espérons régler cette situation là aussi ». Il invite les citoyens à garder la sérénité et éviter de céder à la panique.
« C’est vrai que c’est facile de dire quand on n’a pas été agressé, on le conçoit, et je suis de cœur avec toutes ces familles qui ont subit ces violences, je sais ce que c’est. Parce qu’à une certaine époque, moi j’en ai subit aussi », se souvient le porte-parole du gouvernement guinéen.
Toutefois, le porte-parole précise qu’il existe ce qu’on appelle la « loi des séries ». « Il y a eu des moments où on a l’impression qu’il y a une activité ciblée visant à paniquer ou à semer la psychose. Nous espérons que ça ne soit pas le cas et que très vite, les mesures prises permettent de résorber cette criminalité là . Il n’est pas acceptable qu’aujourd’hui le guinéen qui sort à partir de 19 heures, ait peur de circuler », martèle le chef du département chargé de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi.
Répondant à la question de savoir si l’opposition a une part de responsabilité à « entretenir » une telle situation en Guinée, Damantang Albert ne passe pas sur le dos de la cuillère. « L’opposition n’a aucun intérêt à entretenir l’insécurité. Je ne sais pas en quoi cela l’arrangerait. Et donc, ce sont des gens mal intentionnés, des malfrats. Rien ne doit justifier cela, ni une cause politique, ni une quelconque autre cause que ce soit ».
Il faut souligner qu’en Guinée, en l’espace d’un mois, près d’une dizaine de morts, des vols à mains armées et de viols ont été enregistrés.
Aliou BM Diallo
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 09-Dec-2013 à 16:40:52  Partager:   :  |