
Conakry- Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée s’est insurgé ce Week-end à l’occasion de l’assemblée hebdomadaire de son parti, contre l’impunité qui a selon lui caractérisé les nombreuses tueries survenues lors des manifestations politiques de l’opposition. Cellou Dalein Diallo a indiqué avoir ‘’souffert’’ du manque de volonté politique pour traduire les auteurs de ces assassinats devant les tribunaux, a remarqué Africaguinee.com.
‘’ Nous avons déploré l’absence de réaction de la part de notre gouvernement dont la première mission est de garantir la sécurité des citoyens. Nous avons enregistré le 54ème jeune abattu par les forces de l’ordre depuis qu’Alpha Condé est au pouvoir. Nous avons souffert de cette démission, du refus de notre gouvernement d’assumer ses responsabilités face à ces crimes odieux des enfants de 13ans, de 19ans. Combien sont-ils qui ont été arrachés à l’affection de leur famille à notre affection? Jusqu’à présent rien !’’, s’est plaint le chef de file de l’opposition guinéenne.
Parlant des obsèques de Mamadou Bailo Barry et de Mamadou Dalaba Barry, le président de l’UFDG a souligné que : ‘’Nous avons démontré que si les forces de l’ordre ne se mêlent pas, il n’y aura pas de violences. Nous avons pu accompagner à leur dernière demeure ces deux jeunes arrachés à notre affection, arrachés à l’affection de leur famille dans des conditions plus que révoltantes’’.
Cellou Dalein Diallo ajoute : ‘’Nous sommes choqués par l’indifférence coupable des autorités de ce pays qui sont incapables et qui n’ont pas la volonté de mettre fin à ces genres de crimes. Parce que tant que les autorités continuent de garantir l’impunité aux criminels, il y aura des crimes de cette nature. Lorsqu’au sein de la police et de la gendarmerie qui sont des entités bien organisées, bien hiérarchisées, on n’est incapable d’identifier l’auteur d’un crime, est-ce qu’on peut le faire lorsqu’il s’agit de rechercher le coupable parmi un million d’habitants. L’armée et la gendarmerie sont structurées, dans les conditions normales on sait qui est le commandant de chaque groupe qui opère lors des manifestations. Si on n’avait la volonté politique d’identifier le coupable ou de situer la responsabilité, ceci ne serait pas du tout difficile parce qu’il y a la responsabilité administrative. Chaque groupe a un chef hiérarchique. On sait à quel point, dans quelle localité, dans quelle zone, à quelle heure il y a eu le coup de feu. On sait qui est responsable, on n’a pas besoin d’une expertise particulière s’il y avait la volonté politique de mettre fin à ces crimes. Mais on les a encouragé parce qu’on a refusé de sanctionner même administrativement les responsables de ces crimes’’, a-t-il déploré.
Vue toute cette situation, le chef de file de l’opposition guinéenne déduira que le pouvoir de Pr Alpha Condé n’est pas à la hauteur de sa mission.
‘’ Alors vous comprenez que le gouvernement de monsieur Alpha Condé n’est pas à la hauteur de la mission. Aujourd’hui l’insécurité règne partout, on abat de pauvres citoyens, on n’arrive pas à identifier les coupables. Et lorsqu’il ya les crimes atteignent un certains niveau, ils investissent encore la commune de Ratoma en procédant à l’arrestation des citoyens innocents sur une base arbitraire et discriminatoire. Aujourd’hui beaucoup de nos jeunes sont encore en prison sans aucune preuve, sans aucun indice ! Parce qu’ils sont de la commune de Ratoma, parce qu’ils sont supposés être des militants de l’UFDG. On rafle les gens alors qu’on n’arrive pas à trouver les auteurs des assassinats, des crimes qu’on est en train de dénoncer. Hier (Vendredi 6 décembre, ndllr) on a enterré deux jeunes.
C’est pour que vous preniez conscience de la nécessité pour nous UFDG de continuer ce combat jusqu’au bout. C’est ça le combat, c’est le seul défi que nous avons aujourd’hui. Je l’ai dit la semaine dernière, restons unis et continuons le combat. Nous le faisons pour nos enfants, pour le peuple de Guinée au lieu de nous faire la guerre, au lieu de nous discréditer. Il faut que l’UFDG soit plus forte et unie pour que nous fassions respecter les droits humains dans ce pays. Si nous démissionnons, ça serait grave pour la Guinée et pour son avenir. Un grand parti comme l’UFDG nous avons beaucoup de défis à relever’’, a expliqué l’ancien Premier ministre devant ses militants hier samedi.
A suivre…
Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 08-Dec-2013 à 18:41:29  Partager:   :  |