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Grande interview: Mohamed Tall de l'UFR se confie à notre rédaction...





CONAKRY-L'opposition va-t-elle finalement siéger au parlement? Y-a-t-il eu un sabotage du forum d'Abu Dhabi?Membre du bureau exécutif de l'Union des forces républicaines (UFR), Mohamed Tall a accepté de se confier à notre rédaction.Dans cet entretien, il exprime sa vision sur la situation politique en Guinée où deux jeunes ont été tués ces derniers jours, en marge d'une journée ville morte organisée lundi à Conakry…

AFRICAGUINEE.COM : A la veille de la proclamation des résultats définitifs des élections législatives, vous affirmiez que si la cour suprême arrivait à confirmer les résultats de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), l’opposition, allait rejeter ces résultats. Quand est il aujourd’hui ?

MOHAMED TALL:
Effectivement à la veille de la proclamation des résultats, la position affirmée à plusieurs reprises par l’opposition était de rejeter les résultats provisoires proclamés par la CENI. Depuis la proclamation des résultats, la situation est restée du point de vue des résultats, la même. Le fait nouveau est le comportement de la cour suprême qui a rendu une décision politique consacrant un déni de justice. La cour suprême nous dit clairement qu’elle n’est pas compétente. Alors que la loi du code électoral dit qu’il faut saisir la cour suprême.

Par rapport à cette attitude nous avons engagé une démarche qui consiste à saisir le secrétaire général des Nations-Unies afin que l’opinion internationale continue à faire attention à ce qui se passe en Guinée. Parce que la décision de la cour suprême est en elle-même porteuse des germes de déstabilisation du pays et de conflit grave à l’avenir. Quant aux résultats eux-mêmes nous avons décidé au niveau de l’opposition d’engager des consultations au niveau de chaque parti afin de faire remonter exactement ce que pensent les différentes bases politiques, pour qu’une décision soit enfin prise. J’espère que dans les jours à venir une décision sera prise en fonction des résultats de ces consultations pour que l’opposition se prononce sur sa participation ou non à la prochaine assemblée.

AFRICAGUINEE.COM : En ce qui concerne l’UFR, quelle est la tendance ?

MOHAMED TALL:
Je ne peux pas livrer ici les résultats des consultations qui sont encore en cours. Nous avons consulté la grande majorité de nos fédérations. Cependant, il reste quelques unes et pas des moindres, qui doivent donner leurs avis. Je serais en mesure de vous donner une réponse satisfaisante dans quelques jours. Pour l’heure, je préfère m’en remettre à la procédure engagée qui est en cours, pour ne pas anticiper, pour ne pas influencer en aucune manière la position des fédérations qui ne se sont pas encore exprimées.

AFRICAGUINEE.COM : L’opposition entend interpeller le secrétaire général des Nations-Unis, et saisir les juridictions supranationales pour attirer leur attention sur ce qui se passe en Guinée. Mais il y a un fait, le représentant du secrétaire général des Nations-Unis, M. Said Djinnit a invité les acteurs politiques à se tourner maintenant vers l’avenir. Pensez-vous qu’interpeller le secrétaire général de l’ONU’’, aura réellement un impact ?

MOHAMED TALL:
Nous espérons que ça aura un impact, et ça n’a rien d’incompatible avec la déclaration du représentant du secrétaire général des Nations-Unies pour l’Afrique de l’ouest. Nous nous tournons vers l’avenir. Aujourd’hui, les élections législatives sont derrières nous. Elles se sont passées dans les conditions que nous connaissons tous, qui étaient très mauvaises. Nous souhaitons pour notre pays que de telles élections ne soient plus organisées en Guinée. Pour atteindre cet objectif, il faudrait bien conjuguer les efforts. Il faudrait tirer la sonnette d’alarme. Il faudrait avoir en tout cas en ce qui concerne l’opposition, une attitude responsable. C’est pour toutes ces raisons que nous avons décidé de saisir le secrétaire général des Nations-Unies, qui lui-même a désigné sont représentant, à la personne de M.Said Djinnit pour servir de facilitateur dans le dialogue inter-guinéen. Nous attirons son attention sur le fait que les élections législatives sont certes passées mais, des risques sérieux continuent de peser sur la stabilité dans notre pays.

Nous ne pouvons pas continuer à avoir des élections où les populations sont volées de leurs suffrages, où les partis pour lesquels les guinéens votent ne recueillent pas ces suffrages là, où l’administration s’accapare de tout où la logistique est sous traitée à des affidés du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) et où la CENI est à la dévotion du pouvoir, où malheureusement, la FOSSEL (force spéciale de sécurisation des élections) également fait le jeu de pouvoir. Pour conclure le tout, la cour suprême elle-même dit débrouillez-vous, ne me saisissez pas. Dans un tel contexte, je crois qu’il est de notre devoir et de notre responsabilité de dire à la communauté internationale attention le grand rendez-vous de 2015 est devant nous, les mentalités seront surchauffées. Il faudrait prendre des dispositions nécessaires, pour qu’on ait des élections beaucoup plus transparentes et crédibles que celles que nous venons de connaitre.

AFRICAGUINEE.COM : Vous dénoncez beaucoup de choses, mais, à lire entre les lignes dans les déclarations qui ont été faites par les acteurs qui ont accompagnés le processus électoral guinéen, que ce soit l’ONU ou la France, tous ceux-ci semblent satisfaits du processus électoral guinéen…

MOHAMED TALL:
Non ! Je crois que c’est un langage diplomatique assez convenu. C’est vrai, qu’il vaut mieux avoir des élections que pas d’élection du tout. C’est vrai que mettre en place l’assemblée nationale en tant que telle est une avancée. Mais ce n’est pas moins vrai, que des élections mal organisées et injustes peuvent entrainer des conséquences graves. Donc, il faut trouver un juste milieu. Nous avons organisé ces élections législatives pour compléter la mise en place des institutions. Mais nous ne pouvons pas au terme de ces élections, faire le constat que finalement tout remonte encore à l’exécutif.

Nous voulons un système démocratique dans lequel les institutions vont fonctionner normalement, vont tirer leur légitimité de la bonne source. Je veux dire par là, en ce qui concerne l’assemblée nationale, du suffrage universel et du suffrage des guinéens. Et non pas des combines, des organisateurs de l’administration ou encore moins de la cour suprême. Voilà ce que nous dénonçons et ce que nous voulons éviter pour 2015.

AFRICAGUINEE.COM : certains observateurs estiment aujourd’hui, que l’opposition est en train juste de faire monter les enchères, et qu’au final, elle va siéger à l’assemblée. Qu’en dites-vous?

MOHAMED TALL:
Ce sont des gens qui font la spéculation, je vous ai dit tout à l’heure que je ne voudrais pas anticiper sur les résultats des consultations qui sont en cours. Mais de toutes les façons que l’opposition siège ou pas, c’est vrai que ça changera en terme de fonctionnement de l’assemblée, le fait que l’opposition siège, cela apportera certainement un peu plus de crédit à l’institution dans son fonctionnement. Mais j’aimerais ici le signaler avec beaucoup de précision, cela ne retire pas du tout à l’opposition la possibilité de recourir à d’autres moyens légaux pour revendiquer ces droits, que cela soit bien clair. Nous allons naturellement au cas où les consultations nous conduiraient à une telle décision de siéger, nous allons siéger. Et nous allons jouer le jeu à fond. Mais j’espère du côté que de la mouvance on va laisser fonctionner l’assemblée et qu’il n’y aura pas d’entrave d’aucune sorte, ni en terme de corruption, ni en terme d’ingérence de l’administration dans le fonctionnement de l’assemblée. Si tel est le cas, je pense que le pays va dans son ensemble gagner en démocratie. Si tel n’est pas le cas, l’opposition sera obligée de se réorganiser autrement pour se faire entendre.

AFRICAGUINEE.COM : Dans cette même lancée, l’opposition a reçu récemment certains ambassadeurs africains accrédités en Guinée. Peut-on dire qu’ils sont en train de pousser l’opposition à accepter de siéger à l’assemblée nationale?

MOHAMED TALL:
Mon point de vue personnel, est que la mise en place de l’assemblée n’est pas une mauvaise chose en soi. Le seul problème, c’est qu’on ne doit pas chercher à désavouer cette institution. L’importance de l’assemblée, c’est de permettre aux citoyens d’être mieux informés de ce qui se passe, et de la manière dont le pays est géré. A travers donc, ses représentants qui auront un droit de regard sur les activités du gouvernement et l’information sera mieux partagée. La capacité d’interpeller les ministres sur les grandes questions, forcement va obliger un peu plus ces ministres à faire attention dans l’usage des moyens, l’utilisation des fonds publics dans la manière dont-on va conduire les dossiers. Et puis, surtout en ce qui concerne le respect des droits de l’Homme, des enquêtes pourraient être ouvertes. Je crois qu’il y a pas mal de moyens dont disposera l’assemblée pour améliorer un peu la situation. Donc, ce n’est pas une mauvaise chose. Une fois de plus, il faudrait que tout le monde joue le jeu, sinon on aurait fait tous ces efforts pour rien.

AFRICAGUINEE.COM : Votre avis par rapport à la rencontre que l’opposition a eu avec les ambassadeurs ?

MOHAMED TALL:
Je crois que les leaders qui étaient conviés à cette rencontre feront un compte rendu dans les jours à venir. Je pense dès ce soir ou demain. Je crois que n’ayant pas pris part à cette réunion, je préfère laisser la responsabilité aux leaders de faire ce compte rendu là.

AFRICAGUINEE.COM : Lundi dernier, l’opposition a appelé ses militants à observer une ville morte dans la capitale ; mais des violences qont été enregistrées, occasionnant pour la énième fois des morts et des blessés graves. Qu’en dites-vous?

MOHAMED TALL:
Je trouve totalement inacceptable, qu’un président élu, un régime qui se veut démocratique continu à tuer impunément ses enfants de cette sorte là. Je trouve inadmissible qu’on considère en Guinée, qu’organiser une manifestation autorisée par la loi et la constitution, c’est créer des conditions de trouble de nature à entrainer des morts. Organiser une manifestation ne donne pas le droit aux forces de l’ordre de tirer à bout portant sur des gens. Le rôle des forces de sécurité c’est précisément de sécuriser les citoyens dans l’exercice de leurs droits. Faire des manifestations c’est un droit constitutionnellement reconnu, on ne peut associer cela à l’atteinte à l’ordre public ou à des volontés de créer des troubles.

Donc, je demande au gouvernement d’ouvrir une enquête sur ce dossier et que les responsables pas seulement celui qui a tué mais, celui qui a demandé de sévir sans retenu, que tous ces gens là soient traduits en justice et condamnés. Il faut que notre pays sorte de la culture de l’impunité. Sinon, nous allons continuer à nous entretuer, à nous enfoncer. C’est un régime qui a plus de 50 morts au cours des manifestations.

AFRICAGUINEE.COM : Mais là c’était une journée ville morte, les citoyens étaient sensés rester chez eux !

MOHAMED TALL:
Oui, les citoyens étaient sensés rester chez eux. Toujours est-il que le jeune a été tué à bout portant ; c’est ce que je condamne. Il faut qu’on arrête de banaliser les morts chez nous. Ville morte ou manifestation ça ne doit pas entrainer la mort. Il faut qu’on comprenne que la vie, c’est la valeur suprême. C’est cette valeur que nous devons tous ensemble protéger. On ne peut pas pousser l’adversité politique jusqu’à ce stade. Nous sommes des adversaires politiques, mais on ne doit pas s’entretuer. Les guinéens doivent rester unis dans la diversité pour développer ensemble notre Guinée. Chacun doit pouvoir apporter sa contribution mais, chacun doit accepter la contradiction venant de l’autre. C’est à ce prix qu’on va construire une démocratie chez nous.

AFRICAGUINEE.COM : Pour ce cas-ci, certains estiment que l’opposition n’a pas joué son rôle en sensibilisant ses militants à rester à la maison, à ne pas sortir dans la rue pour affronter qui que ce soit ou empêcher les gens à se rendre à leur lieux de travail !Votre réaction ?

MOHAMED TALL:
Ce sont des gens qui malheureusement, mettent l’huile sur le feu. Quant on parle de ville morte, la tendance c’est l’accalmie. La tendance ce sont les magasins qui se ferment. Et ceux qui peuvent rester à la maison, reste à la maison.

AFRICAGUINEE.COM : Est-ce que l’opposition a suffisamment sensibilisé les gens dans ce sens là ?

MOHAMED TALL:
Je pense que l’opposition a suffisamment sensibilisé. Je pense que les gens ont une culture maintenant de ce qui est la ville morte. On a déjà organisé des villes mortes à plusieurs reprises et qui ont bien réussit. Ça n’implique pas forcement de tuer des guinéens.

AFRICAGUINEE.COM : Ces derniers temps l’insécurité sévit dans la capitale guinéenne et ses environs. A moins de deux mois il y a eu plus d’une dizaine de personnes qui ont été tuées soit à leur domicile ou leur lieu de travail. Quel commentaire pouvez-vous de cet état de fait?

MOHAMED TALL:
L’insécurité c’est un constat, c’est accru ces derniers mois. Ça va généralement de paire avec la misère qui se développe. Ça va de paire avec l’Etat qui s’affaiblit. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une recrudescence de l’insécurité des meurtres, des assassinats qui restent impunis. On se demande à quoi servent les services de sécurité. Il faudrait que l’Etat prenne ses responsabilités, parce que c’est le premier devoir de l’Etat, assurer la sécurité des citoyens vivant sur le territoire national particulièrement des citoyens guinéens. C’est là où, malheureusement, l’Etat guinéen semble être aujourd’hui le plus défaillant. Il faut s’intéresser très sérieusement à cette question là. Je crois savoir et j’en suis même certains que dans notre pays la peine de mort n’est pas encore abolie. C’est une question extrêmement sensible mais, c’est un débat qui mérite d’être ouvert sur la question, parce qu’il y a trop de mort et d’impunité qui règne au tour.

J’interpelle les plus hautes autorités du pays, la police, la justice, l’ensemble des citoyens à prendre en charge cette question d’insécurité, parce que ça peut tomber sur n’importe quel guinéen. Il n’y a pas pire chose que d’être déjà opprimé par la misère. En plus de ça penser tous les jours à sa propre sécurité. Est-ce que je vais pouvoir survivre aujourd’hui ? Est-ce que je ne vais pas rencontrer une bande de bandits ? C’est pourquoi, j’en appel à la vigilance des guinéens, mais surtout au sens de responsabilité des dirigeants de ce pays.

AFRICAGUINEE.COM : Le gouvernement guinéen a organisé récemment un forum à Abu Dhabi pour attirer davantage les investisseurs dans notre pays. Quelle lecture faites-vous de ce forum ?

MOHAMED TALL:
C’est gentil d’organiser cela ; mais un investisseur, c’est quelqu’un qui a de l’argent, qui cherche à en gagner plus. Cette personne, n’a pas besoin d’un forum pour savoir les réalités d’un pays. Je pense qu’on serait plus efficace et qu’on y gagnera plus, si on organisait mieux notre pays. Si on y mettait davantage de sécurité. Si l’administration était davantage performant. Si la justice était plus efficace, on y gagnera plus et les investisseurs viendraient d’avantage investir chez nous . C’est mieux que de leur donner rendez-vous à Dubaï pour parler d’un pays, où dès qu’on parle de ville morte, il y a au moins un jeune qu’on tue. Il n’est pas efficace de parler d’un pays où n’importe quel citoyen peut rencontrer la mort, n’importe quand ; où la cour suprême, dit qu’elle n’est responsable de rien ; Où la justice de l’aveu même du président est pourrie. Voilà des choses graves qu’on doit corriger à l’interne avant d’organiser ce genre de conférence. Ceci dit si les promesses qui ont été faites peuvent être concrétisées, ce ne serait qu’à hauteur de cinq pour cent. Ça saurait vraiment de gagner pour la Guinée.

AFRICAGUINEE.COM : Certains observateurs pensent que vous avez organisé cette ville morte pour saboter le forum. Que répondez-vous à ceux-ci ?

MOHAMED TALL:
Non, ça n’a rien à voir. Le forum c’est à Dubai, on n’a pas fait la ville morte à Dubai, nous sommes dans une logique politique. Nous avons voulu protester contre l’attitude condamnable de la cour suprême. Voila pourquoi, nous avons organisé cette ville morte. Mais si certains esprits font le lien, ça n’engage qu’eux.

AFRICAGUINEE.COM : Votre mot de la fin ?

MOHAMED TALL:
C’est vraiment appeler l’ensemble des guinéens à plus de fraternité, aujourd’hui, malheureusement les dissensions ethniques sont trop poussées. Aujourd’hui les guinéens sont opposés les uns aux autres. Je voudrais que les guinéens se donnent la main, qu’on transcende les considérations ethniques, qu’on se met ensemble. C’est à ce prix qu’on pourrait développer la Guinée et pas autrement.

AFRICAGUINEE.COM : Mohamed Tall député, qu’est-ce qu’il proposera pour que cela change ?

MOHAMED TALL:
Je défendrais les valeurs que j’ai toujours défendues. Je veillerais à ce que les deniers publics soient correctement utilisés. Je veillerais à ce que les libertés soient garanties. Je veillerais également à ce que l’avenir de ce pays s’éclaircisse. Je veux parler du rendez-vous de 2015, beaucoup de sujets liés aux élections de 2015 seront débattus dans la nouvelle assemblée. Si j’avais été député, j’aurais été extrêmement attentif et très engagé dans ces discussions là. De même avec la loi de finance qui va être discutée qui déjà a pris beaucoup de retard. Et j’espère que cela sera discuté dans le cadre de la future assemblée. Il est important que cette discussion se fasse ouvertement et que l’ensemble de l’opinion soit largement informée pour que les priorités soient bien définies et que les moyens soient engagés, là où il y a le plus grand besoin pour les populations.


Interview réalisée par Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com

  Rubrique: Interview  date: 30-Nov-2013 à 14:26:55  Partager:   :

 

 
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