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Musique:Le chanteur guinéen William Baldé, à la tête du hit parade français!
[IMG1] Il y a quelques années encore,William Baldé, ce chanteur d'origine guinéenne se produisait dans le métro parisien. Aujourd'hui, son single « Rayon de soleil » caracole en tête des ventes.
LE TITRE était prédestiné : « Rayon de soleil », comme un appel au farniente et... au tube de l'été. C'est visiblement ce qui attend William Baldé, inconnu il y a quelques mois et troisième meilleure vente la semaine dernière, juste derrière les albums de Coldplay et Julien Doré.
Sa chanson pourrait se retrouver numéro un des singles ce soir, une semaine après sa sortie.
Le refrain est plus explicite que le titre : « Un matin suspendu, aux fleurs de ton jardin/Ma main sur ton petit cul, cherche le chemin. » « Les gens l'appellent souvent Ma main sur ton petit cul, sourit l'auteur. Elle a été écrite il y a six ou sept ans. Au départ, c'était une comptine presque enfantine, avec ce texte un peu coquin. J'ai toujours aimé ce genre de décalage. » Artiste en devenir, William Baldé n'a rien d'un débutant. « Je ne suis pas tout jeune, j'ai 43 ans », s'excuse-t-il presque. Comme si, à l'heure de la célébrité, c'était une tare d'avoir vécu plusieurs vies.
La sienne commence en Guinée, où il est né, d'un père styliste et d'une mère médecin. « J'ai grandi dans un environnement hyperfavorable. Mon père me confectionnait des fringues, j'avais droit à des chaussures, un luxe dans ce pays pseudo-communiste. Ma mère, femme érudite, était considérée comme une force d'opposition au régime. » A 15 ans, lorsque ses parents ont divorcé, l'adolescent a rejoint son père en France. « Il avait acheté un bistrot près de la Bastille. Je faisais mes devoirs dans un coin du bar. J'ai eu un choc de voir les gens vivre de manière plus individualiste. »
Un ami de Christophe Maé
« On a beau faire des détours, on y revient toujours », chante-t-il dans « Corps étranger », grande réussite de ce premier disque, où il est question de déracinement, de double culture, d'identité. « J'ai appris que j'étais français en quittant la Guinée. Quand le pays a acquis son indépendance, mon père n'a pas demandé la nationalité guinéenne. Donc, naturellement, j'étais recensé en tant que français. Je me sens des deux côtés. »
Son père le rêvait avocat. Lui, fan d'Otis Redding et de Leonard Cohen, préférait jouer de la guitare sur les marches du Sacré-Coeur puis dans le métro. « Je faisais cela avec un trio pendant l'année. L'été, on a acheté une R 19 et on est descendus jouer à Nice puis à Saint-Tropez. » C'est là qu'il a rencontré un certain Christophe Martichon, devenu Christope Maé, dont il a fait les premières parties cette saison. William Baldé a connu des hauts et des bas. « Avec mon groupe, on a sorti un album en 1996 chez EMI sous le nom de Yuba, avec des titres en anglais et en wolof. Et on est tombés en plein dans la problématique des quotas de chanson française. »
Son premier disque solo, que le grand public découvre aujourd'hui, a failli être autoproduit, avant de séduire Warner qui rêve pour lui d'un succès dans la lignée de son pote Maé. Il n'en est pas encore là , mais sait que son heure est peut-être arrivée. « Cela fait du bien de voir qu'il se passe enfin quelque chose. »
Emmanuel Marolle
Source:Leparisien.fr
Africaguinee.com |
  Rubrique: Culture  date: 08-Jul-2008 à 15:24:53  Partager:   :  |
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