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Université de Conakry:la galère des étudiants(1ère partie)





Pour Fatima, étudiante en troisième année de médecine, une journée commence dès cinq heures du matin. Bien que les cours ne débutent jamais avant neuf heures, elle se rend deux heures en avance à l’université.

Elle sait que si elle arrive plus tard, tous les bancs de la minuscule salle de cours seront occupés. Des dizaines voire des centaines d’étudiants sont parfois contraints à rester debout au fond de la salle, certains doivent même suivre le cours depuis l’extérieur et écouter le professeur par la fenêtre.

Alors qu’ils sont plus de 1 200 à suivre le même cours, certains étudiants viennent à l’université avec des bouts de planche qu’ils utilisent en guise de chaise.Les étudiants ont expliqué qu’ils s’étaient cotisés pour acheter un microphone à l’un de leurs professeurs pour qu’il puisse être entendu par tous.

« Si tu te retrouves coincé au fond de la salle ou à l’extérieur, cela ne sert pratiquement à rien de venir en cours », a regretté Fatima. « C’est comme si tu regardais une marionnette, tu vois juste des lèvres bouger sans jamais entendre un seul mot. »

Des études qui coûtent cher

Pour Fatima et ses amis étudiants, se lever à l’aube pour se rendre à l’université avant sept heures du matin n’est pas seulement une question de volonté.

En effet, la plupart des familles disposent d’un budget très serré à Conakry, une ville qui ne cesse de s’étendre et où un moyen de transport motorisé n’est pas un luxe, mais une véritable nécessité et où toutes les transactions se paient comptant.

En Guinée, l’inflation a progressé de 30 pour cent au cours des deux dernières années et le prix du carburant a augmenté de 288 pour cent, si bien que le trajet jusqu’à l’université est devenu onéreux.

Les étudiants doivent dépenser non seulement 60 000 francs guinéens (soit 10 dollars américains) par mois pour les frais d’inscription, mais presque autant chaque semestre pour les manuels. A cela s’ajoutent les frais des repas pris sur le campus. Fatima se demande bien comment elle va pouvoir payer désormais les 8 000 francs guinéens (soit 1,50 dollar américain) de frais de transport quotidiens.

Fatima avait pour habitude de partager un taxi qui la conduisait jusqu’à l’université, située à 45 minutes de chez elle. Mais depuis la hausse du prix du carburant, elle doit prendre un ‘magbana’, un de ces minibus bondés et tout rouillés qui dévalent les rues de Conakry.

Lorsque son père, un fonctionnaire, a un peu d’essence dans sa voiture, Fatima lui demande parfois de la déposer à l’université. Elle doit alors payer l’essence et le déjeuner de son père, ce qui lui revient plus cher que de prendre un bus ou un taxi.

Difficile,la vie d'étudiant à Conakry!

Mamadou Saliou Diallo
Conakry-Guinée,
En collaborration avec l'ONG IRIN
Pour Africaguinee.com

  Rubrique: Dossier du Jour  date: 14-Jan-2007 à 00:00:00  Partager:   :

 

 
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