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Les chefs réligieux propose un gouvernement de transition à Henriette Conté





Mardi 9 janvier,les chefs réligieux rendent une visite inattendue à l'épouse du chef de l'Etat,Madame Heniette Conté.Objectif de la visite:Proposer un gouvernement de transition pour sortir la Guinée du chaos.En excluvisité sur Africaguinee.com, voici la teneur de cette proposition:

En ce début d’année 2007, la Guinée se trouve dans une période critique de son histoire. Le pays s’enfonce inexorablement dans une crise économique, politique et sociale sans précédent.

L’économie nationale est confrontée ä une grave crise structurelle caractérisée par une inflation galopante et son principal corollaire, la réduction dramatique du pouvoir d’achat des populations. Parallèlement, les services sociaux de base, notamment l’éducation et la santé se dégradent de façon accélérée. Les ruptures constantes d’approvisionnement en eau et en électricité imposent des privations considérables aux guinéens.

La principale cause de cette situation est la mal gouvernance. La corruption est devenue endémique. Le pillage des ressources financières et minières du pays est érigé en mode de gestion. Le Gouvernement de la république fonctionne dans une incohérence totale qui se traduit par des prises de décision intempestives, incohérentes et contradictoires. Visiblement, la maladie du Chef de l’état ne lui permet plus de diriger le pays comme l’illustre la valse des décrets d’avril et décembre 2006.L’état s’enfonce dans une situation de déliquescence.

Dans ce contexte difficile marqué par des institutions républicaines muselées et rendues obsolètes (Assemblée Nationale, Cours Suprême, Conseil Economique et Social) ; une classe politique affaiblie par la répression administrative et policière et par une fragmentation à tendance ethnocentrique, les partis politiques sont jusqu’à présent dans l’incapacité de coordonner leurs efforts pour proposer à la nation une alternative.

Face à cette impasse, les organisations de la société civile ont commencé à s’organiser pour revendiquer et réclamer un changement. Rappelons :

1. En Février et Juin 2006, les Syndicats ont lancé des grèves générales qui ont touché l’ensemble du pays et paralysé les activités pendant plusieurs jours. Dans plusieurs préfectures du pays, les populations se sont soulevées contre l’absence d’infrastructures et de services.

2. A l’initiative des organisations de la société civile, une consultation sans précédent a eu lieu en mars 2006 avec l’administration et les parties politiques.

En tout état de cause, la société civile soutient la mise en place d’une transition apaisée fondée sur l’adhésion de toutes les forces vives du pays garantes d’une paix civile durable.

Elle dénonce l’ingérence du Chef de l’Etat dans les affaires judiciaires pour la libération illégale des citoyens en conflit avec la loi

Le 28 décembre 2006, le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinée a publié une nouvelle déclaration invitant l’ensemble des citoyens à une série d’actions parmi lesquelles une grande prière publique et pacifique pour un changement apaisé à partir du 15 janvier 2007 sur l’ensemble du territoire national.

Le 2 janvier 2007, l’inter centrale syndicale CNTG-USTG décide du déclenchement d’une grève générale et illimitée sur toute l’étendue du territoire national, à compter du 10 janvier 2007 jusqu’au rétablissement de l’ordre républicain.

Suite à ces deux mots d’ordre, le Gouvernement en place répond par des tergiversations confirmant ainsi son incapacité à initier des actions tendant à faire face aux préoccupations des guinéens.

Il devient inéluctable que des changements doivent être urgemment opérés dans la Gouvernance du pays. Pour faciliter ces changements auxquels aspire l’ensemble des Guinéennes et des Guinéens dans la paix, la société civile propose ce qui suit :

1. La dissolution du Gouvernement et la désignation d’un Premier Ministre investi des pleins pouvoirs pour former un gouvernement d’Union Nationale conformément à la déclaration politique de la concertation Nationale des forces vives de Guinée.

• Ce Gouvernement sera composé d’éléments issus de toutes les forces vives de la nation (Partis Politiques, Société Civile et les Forces armées) et comprendra au moins 30 pour cent de femmes. Le choix de la personnalité qui jouera le rôle de premier ministre devra respecter les critères suivants :

N’avoir jamais trempé dans les scandales de malversation qui ont émaillé la période de la deuxième République, bénéficier d’une crédibilité auprès des Guinéens de l’intérieur et de l’extérieur, avoir une parfaite vision des problèmes nationaux et internationaux.

• Ce gouvernement aura pour mandat la mise en place d’un programme de restructuration de l’Administration et de relance de l’économie nationale, notamment: le rétablissement du rôle et des fonctions de la Banque Centrale , la réorganisation de la gestion des finances publiques, la relance des engagements nécessaires à l’atteinte du point d’achèvement pour la remise de la dette dans le cadre du programme PPTE ; le lancement d’un programme urgent d’approvisionnement des villes principales en eau, en électricité et en télécommunications.

2. La création d’un Conseil National de la République faisant fonction de parlement composé de représentants des partis politiques, de la société civile et des forces armées. Dès son investiture, il s’attellera en concertation avec le Gouvernement à l’animation d’un processus de dialogue social sans exclusion.

En outre, ces deux institutions procéderont à la mise en place d’une Cour Constitutionnelle, d’une Cour de Cassation, d’une Commission Nationale Electorale Indépendante et d’un Conseil National de la Communication. Elles procèderont à la révision de la constitution et sa soumission au peuple pour adoption par référendum.

3. L’instauration d’une période de transition de 18 mois au plus au terme de laquelle seront organisées des élections générales.

4. Les membres des institutions de la transition ne seront pas autorisés à se présenter aux élections nationales.

La société civile lance un appel au Président de la République pour qu’il saisisse cette occasion à fin d’arrêter l’hémorragie et éviter le chaos à la nation.



Etaient présents lors de la remise de ce document officiel:

-Elhadj Mamadou Saliou Camara , 2ème imman de la grande mosquée fayçal
-Elhadj Abdoulaye Bah 3ème imam de la Grande Mosquée Fayçal ,
-Monseigneur Gomez de l’Eglise Protestante
- Monseigneur Vincent Koulibaly, Archevêque de Conakry;
-Ben Sékou Sylla, coordonnateur de la coordinatiion de la Société Civile ,
-Ibarahima Nabi Diakité, porte parole de la coordination de la société civile
-Elhadj Boubacar Diallo de l'organisation Imam Malick,
-Mme Sy Mariama Diallo, membre de la coordination de l'Alliance citoyenne
-Professeur Djibril Tamsir Niane, représentant des retraités



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  Rubrique: Politique  date: 11-Jan-2007 à 00:00:00  Partager:   :

 

 
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